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  • La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une migration humaine aux Nations Unies

    La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une migration humaine aux Nations Unies

    Une présence remarquée au siège des Nations Unies

    La Côte d’Ivoire a marqué de son empreinte la deuxième session du Forum international d’examen des migrations (FEMI), qui s’est tenue au cœur de New York. Cette participation stratégique illustre la détermination du pays à promouvoir une gestion migratoire centrée sur la coopération globale, le respect de la dignité humaine et les impératifs du développement durable.

    Le suivi du Pacte mondial au cœur des échanges

    Cet événement d’envergure mondiale visait à évaluer les progrès du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, un accord historique validé à Marrakech en 2018. Sous l’égide des Nations Unies, divers États ont partagé leurs solutions et leurs engagements face aux défis de la mobilité internationale.

    Des avancées concrètes portées par l’Office National de la Population

    Dr Hinin Moustapha, à la tête de l’Office National de la Population (ONP), a porté le message de la Côte d’Ivoire en lieu et place du ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba. Lors des débats de haut niveau, il a exposé les réussites ivoiriennes, notamment en matière de collecte de données, de lutte contre les discriminations et de renforcement de la coopération internationale.

    L’importance des données statistiques

    L’un des piliers de la stratégie ivoirienne repose sur la modernisation du système statistique. Pour mieux piloter les politiques publiques, le pays mise sur des informations précises, désagrégées et actualisées. À cet égard, une enquête nationale d’envergure sur la migration est prévue pour 2025, positionnant la Côte d’Ivoire comme un leader africain dans l’usage des données probantes pour la gouvernance.

    Protection et inclusion sociale

    Au-delà de l’aspect technique, Abidjan privilégie la protection des individus. Le renforcement des mécanismes de réintégration et l’adoption de politiques sociales inclusives permettent de mieux accompagner les migrants et de réduire leur vulnérabilité. Le cadre institutionnel a également été consolidé pour garantir le respect des droits fondamentaux et promouvoir une société plus tolérante.

    La migration comme moteur de développement

    La délégation ivoirienne a plaidé pour une solidarité internationale accrue et une responsabilité partagée entre les nations d’origine, de transit et d’accueil. Pour la Côte d’Ivoire, la mobilité humaine ne doit plus être perçue uniquement sous l’angle sécuritaire, mais comme un véritable levier de croissance économique, culturelle et sociale.

    En restant fidèle à ses valeurs d’accueil, le pays s’efforce de transformer les flux migratoires en vecteurs de prospérité partagée, en s’appuyant sur une gestion intelligente et humaine des populations en mouvement.

  • La traque des personnes homosexuelles au Sénégal s’intensifie

    La traque des personnes homosexuelles au Sénégal s’intensifie

    Plusieurs centaines d’individus ont été arrêtés ces dernières semaines, et certains ont même subi des lynchages publics. La législation sénégalaise réprimant l’homosexualité a été considérablement renforcée, exposant les concernés à des peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

    À Dakar, au Sénégal, une scène préoccupante s’est déroulée le 13 février 2026 : sous les cris hostiles de la foule, un homme a été appréhendé par la gendarmerie. Ses voisins l’accusaient d’être « góor-jigéen », un terme wolof signifiant « homme-femme », en raison de son orientation sexuelle présumée. Ce type d’incident se multiplie, avec plus d’une centaine d’arrestations signalées récemment. Des cas de lynchages par la foule, où des individus sont violemment agressés pour leur orientation sexuelle supposée, sont également à déplorer.

    Face à cette situation, les personnes homosexuelles vivent dans la clandestinité. L’un d’eux, s’exprimant sous couvert d’anonymat, témoigne de la peur constante : « À tout moment, on se dit qu’on peut être arrêté. » La nouvelle législation condamne les « actes contre nature » à dix ans de prison, forçant ces individus à se cacher de tous. Il ajoute, visiblement affecté : « Ce n’est pas une vie, vivre dans la peur permanente n’est pas soutenable. » Il a coupé tout lien social depuis l’escalade de ces persécutions.

    Beaucoup préfèrent l’arrestation à la violence populaire, craignant les lynchages basés sur de simples rumeurs. Le témoin anonyme dénonce une « haine » alimentée par des croyances erronées : « On leur a inculqué qu’il faut haïr un homosexuel pour être plus pieux, et même que tuer un homosexuel mène au paradis. » Il insiste sur le caractère privé de l’orientation sexuelle, la considérant comme une affaire personnelle entre l’individu et Dieu.

    Une nouvelle loi très radicale

    Au milieu de février, un ingénieur français d’une trentaine d’années, résident à Dakar, a également été arrêté chez lui pour des motifs similaires. La police a diffusé une image le montrant avec trois autres personnes interpellées ce jour-là. Il demeure incarcéré, et son entourage, y compris sa famille et son avocat, refuse de s’exprimer par crainte. Ses amis sont profondément consternés : « Nous avons été choqués, et encore plus par les circonstances de l’arrestation. Ils ont frappé à sa porte, il a ouvert, et ils l’ont pris. C’est la tactique de la rafle qu’ils emploient. »

    Dans ce pays majoritairement musulman (95%), l’homosexualité a toujours été socialement réprouvée. Bien qu’une loi réprimant les actes homosexuels existe depuis 1966, son application était auparavant limitée. Cependant, le gouvernement actuel a introduit un projet de loi nettement plus sévère, bénéficiant du soutien unanime des députés. Un parlementaire a déclaré que « les homosexuels n’auront plus de répit dans ce pays », tandis qu’un autre a qualifié les « valeurs LGBTQ » de « poison culturel insidieusement introduit dans notre société ».

    Désormais, les actes homosexuels sont passibles d’une peine de cinq à dix ans de prison ferme. Cette législation, d’une sévérité inédite, a été adoptée à l’unanimité des 135 voix présentes, sans aucune opposition. Il est à noter que trois élus se sont abstenus, non par désaccord, mais pour exprimer leur souhait de sanctions encore plus strictes envers les personnes homosexuelles, comme l’a rapporté Nicolas Bertrand.

    De nombreux homosexuels porteurs du VIH n’osent plus venir prendre leur traitement

    Au sein de ce climat d’homophobie croissante, quelques personnalités appellent à la modération. Parmi elles, la docteure Safiathou Thiam, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le SIDA au Sénégal. La nouvelle loi criminalise également l’aide apportée aux homosexuels, ce qui préoccupe les professionnels de santé travaillant avec les personnes séropositives. La docteure Thiam souligne : « Soigner une personne séropositive, quelle que soit son orientation sexuelle, est notre devoir de médecin. Nous ne pouvons pas abandonner ces patients qui dépendent de nous. C’est une situation très complexe. » Malgré son « inquiétude », elle exprime une certaine « confiance » et l’espoir d’un « retour à la raison ».

    En conséquence directe de ces menaces, de nombreux hommes homosexuels séropositifs hésitent désormais à se rendre dans les centres de soins pour recevoir leur traitement, craignant d’être appréhendés. Cette situation alarmante fait craindre aux experts une résurgence significative de l’épidémie de SIDA au Sénégal.

  • Sénégal : PETROSEN dément toute pénurie de carburant et met en garde contre les fausses rumeurs

    Sénégal : PETROSEN dément toute pénurie de carburant et met en garde contre les fausses rumeurs

    La société nationale PETROSEN a publié une mise au point officielle pour contrer les spéculations alarmantes qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, qui évoquent une rupture de stock imminente de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal, sont formellement démenties par la direction de l’entreprise.

    Rapport sur la gestion : Ce que la Cour des Comptes a découvert à PETROSEN 

    Un faux communiqué a été massivement partagé sur diverses plateformes numériques, usurpant l’identité de PETROSEN pour annoncer de prétendues difficultés d’approvisionnement. La Direction générale précise qu’elle n’est en aucun cas l’auteur de ce document et que ces allégations sont totalement dépourvues de fondement.

    Un approvisionnement en hydrocarbures sous contrôle

    PETROSEN tient à rassurer les citoyens ainsi que tous les acteurs économiques : aucune pénurie n’est à déplorer sur l’ensemble du territoire national. Les processus d’importation, de stockage et de distribution des produits pétroliers se poursuivent normalement, en parfaite coordination avec les autorités et les professionnels du secteur énergétique.

    Face à la propagation de ces fausses informations, l’entreprise appelle le public à la plus grande vigilance et recommande de consulter uniquement les canaux de communication officiels de PETROSEN et du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Enfin, la société avertit qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et les diffuseurs de ces fake news, susceptibles de troubler la tranquillité publique et de créer une confusion inutile.

  • Révélations sur le financement du JNIM par Ibrahim Traoré pour Kangala Transport

    Révélations sur le financement du JNIM par Ibrahim Traoré pour Kangala Transport

    Tandis que le discours officiel prône une souveraineté retrouvée et une offensive totale contre les insurrections armées, une affaire troublante vient bousculer les certitudes au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Des informations concordantes font état d’un convoi impressionnant de 710 camions-citernes ayant rejoint Bamako en contournant les protocoles de sécurité officiels. Au cœur de ce dossier, un versement de 3 milliards de FCFA au JNIM aurait été organisé par de hauts responsables du Burkina Faso afin de sécuriser les intérêts privés de la firme Kangala Transport. Entre soupçons de corruption et soutien financier indirect au terrorisme, l’onde de choc se propage des deux côtés du fleuve Niger.

    Une traversée sécurisée par des transactions occultes

    Le déploiement logistique sur les pistes du Sahel était colossal : une file continue de 710 camions-citernes traversant les secteurs les plus dangereux de la région pour livrer du carburant à la capitale du Mali. Pourtant, là où l’on s’attendait à une escorte des forces spéciales du Bénin ou du Burkina Faso, ou encore à la surveillance des drones russes et des blindés des FAMa, c’est un calme plat qui a régné. Cette tranquillité inattendue découlerait d’un pacte secret particulièrement onéreux. Pour assurer le passage de ces marchandises, une somme de 3 milliards de FCFA aurait été remise au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM). Cette affaire transforme un simple transport de marchandises en un scandale d’envergure, laissant entendre qu’Ibrahim Traoré finance le JNIM pour protéger ses propres activités lucratives.

    Kangala Transport au carrefour des intérêts privés

    La société Kangala Transport, qui pilote ce flux massif d’hydrocarbures, se trouve au centre de cette polémique. Bien qu’elle se présente comme un prestataire logistique classique, elle agirait en réalité comme le bras financier d’un trio influent au sommet de l’appareil d’État burkinabè, composé d’Ibrahim Traoré, Oumarou Yabré et Ali Konaté. Cette imbrication entre la direction de la transition et des intérêts commerciaux personnels soulève de graves interrogations éthiques. Quand les responsables de la stratégie de défense deviennent des acteurs économiques sur des territoires sous influence terroriste, les priorités basculent. Pour le capitaine Traoré, l’enjeu ne semble plus être l’élimination des groupes armés, mais la libre circulation des biens appartenant à son entourage immédiat.

    Le financement d’une menace contre le Mali

    Cette situation crée un paradoxe insoutenable pour les civils et les militaires maliens engagés au front. Alors que Bamako et Ouagadougou affichent une unité de façade au sein de l’AES, les fonds versés par les dirigeants de Kangala Transport alimentent directement le mouvement d’Iyad Ag Ghali. En payant 3 milliards de FCFA pour la sécurité de leurs camions, les actionnaires ont concrètement financé l’armement utilisé contre les positions maliennes et la logistique nécessaire à la pose de mines artisanales. Ces fonds servent également au recrutement de combattants qui frappent chaque jour les rangs des FAMa. En somme, le carburant qui alimente aujourd’hui Bamako a d’abord servi à graisser les rouages de la machine de guerre terroriste qui ensanglante le Mali.

    Le déni des structures de sécurité souveraines

    Le point le plus accablant de cette affaire réside dans l’exclusion totale des partenaires militaires habituels lors de ce convoyage. Ni les instructeurs russes d’Africa Corps (ex-Wagner), ni les unités d’élite nationales n’ont été mobilisés pour encadrer ces 710 véhicules. Ce choix délibéré d’écarter les forces régulières démontre que la quête de profit a conduit à une alliance contre-nature avec l’adversaire. Les propriétaires du convoi ont privilégié un accord avec ceux qu’ils désignent pourtant publiquement comme des cibles. Ce pacte financier occulte permet d’opérer loin du regard des militaires patriotes et garantit l’arrivée à bon port des marchandises sans aucun accrochage.

    Ces révélations ébranlent la cohésion de l’AES et interrogent sur la loyauté de l’engagement burkinabè. Comment le Mali peut-il tolérer que des intérêts privés chez son voisin financent lourdement le groupe qui déstabilise son propre sol ? À l’échelle nationale, cela jette un doute profond sur la sincérité de la lutte contre le terrorisme menée par Ibrahim Traoré. Les faits dessinent désormais une stratégie de pragmatisme cynique où les gains personnels d’un trio au pouvoir passent avant le sacrifice des troupes. En politique, les actes finissent par trahir les discours, et ce convoi protégé par un droit de passage payé à l’ennemi sonne comme une trahison pour les victimes du conflit. Si la sécurité s’achète désormais auprès du JNIM avec l’argent de Kangala Transport, la solidarité au sein du Sahel n’est plus qu’une illusion.

  • Insécurité au Togo : quand les forces armées s’en prennent aux foyers civils

    Insécurité au Togo : quand les forces armées s’en prennent aux foyers civils

    La fin de l’intimité face aux dérives militaires

    Théoriquement, le soldat incarne la protection des frontières et la sauvegarde de l’intégrité du territoire. Cependant, au Togo, ce tableau idéal se heurte à une pratique alarmante : l’intrusion de militaires au sein même des habitations pour y exercer des violences physiques sur des citoyens désarmés.

    Le domicile, un refuge désormais profané

    Le foyer devrait constituer l’espace de sécurité ultime. Pourtant, lorsque des membres des forces armées forcent des entrées sans aucun mandat légal, l’objectif n’est plus la protection, mais l’instauration d’un climat de peur. De Lomé à Sokodé, ces interventions musclées se muent fréquemment en agressions gratuites.

    Humilier un individu devant ses proches ou brutaliser la jeunesse dans l’enceinte familiale ne témoigne d’aucune bravoure. Ces actes révèlent surtout une défaillance profonde de la discipline au sein des rangs.

    Les conséquences d’un mutisme institutionnel

    L’absence de réaction ferme de la hiérarchie face à ces abus est révélatrice. Elle suggère soit une tolérance tacite, soit l’usage de la terreur comme outil de contrôle.

    • Rupture du contrat social : La brutalité exercée par ceux qui portent l’uniforme détruit irrémédiablement le lien de confiance entre la population et l’État.
    • Alimentation des tensions : En percevant les civils comme des adversaires, l’institution militaire s’expose à l’hostilité publique, créant un terreau fertile pour de futurs soulèvements.
    • Violation flagrante du droit : Porter la main sur des citoyens dans leur espace privé est une pratique illicite. Aucune législation au Togo ne justifie de tels sévices à des fins d’intimidation.

    La méprise entre combat et maintien de l’ordre

    Le nœud du problème réside souvent dans l’affectation de soldats à des missions de police. Formé pour l’affrontement guerrier, le militaire peine parfois à distinguer le civil de l’ennemi. Cette confusion transforme les quartiers résidentiels en zones de conflit improvisées.

    « Une armée que le peuple craint n’est plus une armée nationale, c’est une armée qui occupe son propre pays. »

    Conclusion : restaurer l’éthique et la justice

    La véritable noblesse militaire réside dans le respect de la loi et la protection de chaque habitant du Togo, sans distinction. Pour restaurer l’image de l’institution, la fin de l’impunité est impérative. Tant que les auteurs de ces exactions ne seront pas tenus responsables de leurs actes, la scission entre l’armée et la nation ne fera que s’accentuer. La stabilité du pays dépend du respect mutuel et de la justice, non de la force brute.

  • Crise des transports au Mali : le blocus de Bamako paralyse les routes

    Crise des transports au Mali : le blocus de Bamako paralyse les routes

    Au Mali, la libre circulation est gravement entravée. Les usagers de la route font face à un blocus sévère sur les axes stratégiques menant à Bamako. Cette mesure, imposée par le Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), fait suite aux offensives violentes menées fin avril dans diverses régions du territoire.

    L’insécurité grandissante a conduit à l’incendie de nombreux cars de transport et camions de fret. Face à cette menace djihadiste, le secteur des transports est divisé : si certains prestataires tentent de maintenir leurs liaisons, d’autres ont radicalement stoppé leurs rotations.

    Mali Bamako 2026 | Vue aérienne de Bamako

    Des parcours semés d’embûches et des départs annulés

    Dans les gares routières de Bamako, l’ambiance est lourde. Un autocar arrivant de Mauritanie illustre la complexité de la situation. Un passager, témoignant sous le pseudonyme de Mody pour sa sécurité, relate un périple éprouvant de plusieurs jours depuis Nouakchott.

    Venu pour passer les fêtes de l’Aid el Kebir en famille, il raconte : « Nous avons quitté la capitale mauritanienne jeudi. Arrivés à la frontière à Gogui, nous y sommes restés bloqués trois nuits à cause des risques sécuritaires. Bien que l’espoir d’une escorte par l’armée du Mali ait été évoqué, nous avons dû continuer seuls vers Diéma. C’est là que nous avons appris que les véhicules nous précédant avaient dû faire demi-tour sous la pression du Jnim. »

    Les pertes matérielles sont lourdes pour les opérateurs économiques. Un cadre de compagnie rapporte que deux de leurs bus ont été réduits en cendres, tandis qu’une dizaine d’autres restent immobilisés hors des frontières.

    Une attente interminable pour les voyageurs

    La paralysie touche également les liaisons internes, notamment vers Ségou. Certains voyageurs, comme Seyba, attendent un hypothétique départ depuis près d’une semaine. « Je cherche désespérément un billet pour rentrer chez moi après des funérailles à Bamako, mais toutes les agences affichent complet ou ont suspendu leurs trajets par peur des attaques », confie-t-il.

    Le constat est alarmant pour les gérants de gares. L’un d’eux déplore la perte de cinq véhicules incendiés par les insurgés. En guise de riposte sécuritaire, sa structure a pris la décision de geler l’ensemble de ses activités de et vers la capitale malienne jusqu’à nouvel ordre.

  • Crise des transports au Mali : Bamako isolée par un blocus routier

    Crise des transports au Mali : Bamako isolée par un blocus routier

    Au Mali, la situation des transports devient critique. Les passagers se retrouvent immobilisés en raison d’un blocus sur les principaux axes routiers menant à Bamako. Cette mesure de force a été imposée par le Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) à la suite des offensives du 25 avril dernier ayant frappé plusieurs zones du pays.

    La semaine passée, des dizaines de camions de fret et de cars de transport se dirigeant vers la capitale malienne ont été la cible d’incendies criminels perpétrés par les insurgés. Face à cette menace, si certains prestataires tentent de maintenir leurs liaisons, de nombreux transporteurs ont purement et simplement suspendu leurs services.

    Des itinéraires perturbés et des voyages annulés

    Au sein d’une gare routière réputée de Bamako, qui assure habituellement les liaisons avec les nations frontalières, l’ambiance est lourde. Un autocar arrivant de Mauritanie vient de terminer un périple éprouvant commencé à Nouakchott plusieurs jours auparavant.

    Mody, un voyageur malien ayant requis l’anonymat pour sa sécurité, témoigne de ce calvaire. Venu pour célébrer l’Aid el Kebir prévue le 27 mai, son trajet a duré quatre jours au lieu de quelques heures. « Nous avons quitté Nouakchott jeudi matin. Arrivés à la frontière à Gogui vers 23 heures, nous avons été informés des risques majeurs sur la route », confie-t-il. Après trois nuits d’attente forcée, les passagers ont tenté de rejoindre Diéma, apprenant en chemin que les véhicules les précédant avaient dû faire demi-tour sous la pression des combattants du Jnim.

    La direction de la compagnie confirme l’ampleur des dégâts : une dizaine de cars sont actuellement bloqués à l’étranger et deux engins ont été détruits par les flammes durant le week-end.

    Une attente interminable pour les passagers

    Le constat est identique pour les trajets internes, notamment vers Ségou. Dans les bureaux de vente, des voyageurs patientent depuis près d’une semaine dans l’espoir d’obtenir un titre de transport.

    C’est le cas de Seyba, un homme d’une soixantaine d’années venu à Bamako pour des funérailles. « Je cherche désespérément à rentrer à Ségou, mais aucun bus n’est disponible. Après avoir sollicité quatre compagnies différentes, le constat reste le même : la route est trop périlleuse », explique-t-il, résigné à retourner chez ses proches en attendant une accalmie.

    Un responsable de compagnie, s’exprimant sous couvert d’anonymat, déplore la perte de cinq véhicules incendiés samedi dernier. Ces actes de sabotage, orchestrés par le Jnim pour asphyxier Bamako, ont conduit l’entreprise à stopper temporairement toutes ses rotations vers la capitale.

  • Gbi de fer apporte son soutien à la lutte contre la mendicité à Abidjan

    Gbi de fer apporte son soutien à la lutte contre la mendicité à Abidjan

    Un engagement fort pour l’assainissement de la capitale économique

    L’artiste de renom Gbi de fer a officiellement manifesté son adhésion à la politique de lutte contre la mendicité déployée dans la ville d’Abidjan. Cette prise de position souligne l’importance d’accompagner les mesures administratives par un soutien des figures publiques influentes en Côte d’Ivoire.

    En encourageant ces réformes urbaines, Gbi de fer met en lumière la nécessité de transformer l’image de la métropole tout en traitant les problématiques sociales liées à l’occupation de l’espace public. Ce soutien s’inscrit dans une dynamique visant à rendre les rues d’Abidjan plus sûres et mieux organisées pour l’ensemble des citoyens.

    La sensibilisation au cœur de l’action sociale

    L’implication de personnalités telles que Gbi de fer permet de porter un message de sensibilisation auprès de la population. La lutte contre la mendicité ne se limite pas à une simple interdiction, mais représente un défi de société majeur pour le développement harmonieux de la capitale. Grâce à ce plaidoyer, l’accent est mis sur la recherche de solutions pérennes pour les personnes en situation de vulnérabilité, tout en respectant les nouvelles directives de la ville.

    Cette initiative est perçue comme un levier essentiel pour renforcer l’efficacité des actions menées par les autorités locales dans le cadre de la modernisation d’Abidjan.

  • Bassirou Diomaye Faye met le sport sénégalais à l’honneur lors du sommet Africa Forward à Nairobi

    Bassirou Diomaye Faye met le sport sénégalais à l’honneur lors du sommet Africa Forward à Nairobi

    Lors du récent Forum des Affaires Afrique-France tenu à Nairobi, le Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué les esprits lors d’une session consacrée au lien étroit entre sport et développement. Présent à l’Université de Nairobi, le chef de l’État a participé activement à la clôture de ce panel de haut niveau.

    Accompagné de ses homologues William Ruto, Emmanuel Macron et Duma Boko, ainsi que du dirigeant de la Confédération Africaine de Football (CAF), Patrice Motsepe, le président sénégalais a mis en avant les ambitions sportives et économiques de son pays.

    « Le Sénégal est champion d’Afrique » : La prise de parole remarquée de Diomaye Faye devant Motsepe, Macron,… lors du Sommet Africa Forward

    Une ovation pour le champion d’Afrique

    Dès l’entame de son allocution, Bassirou Diomaye Faye a suscité l’enthousiasme de l’assemblée en déclarant : « Le Sénégal est champion d’Afrique ». Cette référence au succès des Lions de la Teranga a servi de socle pour démontrer l’excellence sportive du pays et son rayonnement continental.

    Le sport comme moteur de croissance nationale

    Pour le Président de la République, le domaine sportif est bien plus qu’une simple compétition ; c’est un pilier stratégique du plan de transformation nationale. Il a décrit ce secteur comme un levier essentiel pour stimuler la croissance économique, favoriser la création d’emplois pour la jeunesse et consolider la cohésion sociale au Sénégal.

    Il a profité de cette tribune pour appeler à des investissements massifs et durables, visant à renforcer les infrastructures et à structurer une véritable économie du sport sur le continent.

    Les préparatifs des JOJ Dakar 2026

    À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, premier événement olympique de l’histoire de l’Afrique, Bassirou Diomaye Faye a partagé des chiffres significatifs sur l’avancement des projets. Les travaux de construction et de rénovation ont déjà permis de mobiliser plus de 132 000 personnes à travers le pays.

    En parallèle, le gouvernement déploie des terrains de proximité multifonctionnels dans diverses communes. Ces espaces sont conçus pour offrir aux jeunes des lieux de pratique sportive, mais aussi des centres de formation et de brassage social.

    Le rendez-vous de Dakar

    Le chef de l’État a conclu son intervention en invitant le monde entier à se retrouver au Sénégal en octobre 2026. Il a rappelé le slogan qui portera cet événement historique : « L’Afrique accueille, Dakar célèbre ».

  • Drame sur le lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens tchadiens

    Drame sur le lac Tchad : des pêcheurs nigérians victimes de raids aériens tchadiens

    Des dizaines de disparus suite aux opérations militaires tchadiennes

    L’armée du Tchad mène actuellement une offensive aérienne d’envergure contre plusieurs îlots du lac Tchad. Ces zones, situées en territoire nigérien, sont identifiées comme des bases logistiques du groupe terroriste Boko Haram. Cette intervention fait suite à une agression récente contre les forces tchadiennes.

    Credit Photo : DT

    Depuis trois jours, l’inquiétude grandit concernant le sort de nombreux pêcheurs nigérians. Des témoignages recueillis auprès de groupes d’autodéfense locaux font état de pertes civiles significatives. Le lac Tchad, vaste étendue d’eau partagée entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, est devenu depuis 2009 le sanctuaire de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

    Un bilan humain encore incertain

    Un membre d’une milice antidjihadiste a précisé que les bombardements visent des îles nigériennes contrôlées par les insurgés. Selon lui, les frappes ont durement touché des travailleurs civils qui opèrent dans ces eaux après avoir versé une taxe aux terroristes pour garantir leur sécurité. L’île de Shuwa, point de jonction frontalier entre le Nigeria, le Niger et le Tchad, a été particulièrement ciblée.

    Le syndicat des pêcheurs du lac Tchad rapporte la disparition d’au moins 40 personnes, potentiellement victimes de noyade lors de l’assaut. Les victimes seraient originaires de Doron Baga et de l’État de Taraba au Nigeria. Pour l’heure, l’état-major tchadien n’a pas officiellement réagi à ces allégations.

    Un lourd passé de dommages collatéraux

    Ce scénario rappelle l’incident d’octobre 2024 sur l’île de Tilma. À l’époque, des frappes de représailles tchadiennes avaient déjà été accusées d’avoir touché des civils par erreur. Bien que l’armée ait nié avoir visé des innocents, les critiques sur la précision de ces raids persistent.

    Le conflit djihadiste dans la région a déjà causé plus de 40 000 décès et provoqué le déplacement de deux millions de personnes, principalement dans le nord-est du Nigeria. La coopération régionale, matérialisée par la Force multinationale mixte, traverse une zone de turbulences, notamment depuis le retrait du Niger en 2025, affaiblissant la stratégie commune de lutte contre l’insurrection.

  • Rencontre diplomatique entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron à Nairobi

    Rencontre diplomatique entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron à Nairobi

    En marge du Sommet Africa Forward, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a tenu une réunion de travail avec son homologue français, Emmanuel Macron. Cet échange s’est déroulé dans l’enceinte de l’Université de Nairobi, marquant une étape importante dans le dialogue entre les deux nations.

    Coopération Sénégal–France : entretien entre Diomaye Faye et Macron à Nairobi

    Un renforcement de la coopération Sénégal-France

    Les discussions entre les deux chefs d’État ont principalement porté sur la consolidation de la coopération bilatérale. Au-delà des relations directes entre le Sénégal et la France, les dirigeants ont également partagé leurs visions sur les problématiques internationales majeures et les défis globaux actuels.

    Le cadre du Sommet Africa Forward

    Cette entrevue s’inscrit dans le programme officiel du Sommet Africa Forward. Cet événement international rassemble de nombreux décideurs mondiaux pour débattre de l’avenir des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires stratégiques. Bien que le contenu exhaustif des discussions n’ait pas été rendu public, cette rencontre souligne la volonté mutuelle de maintenir un lien diplomatique fort.

  • Vers une possible ouverture politique au Togo

    Vers une possible ouverture politique au Togo

    Après une longue période marquée par des restrictions sévères sur les rassemblements publics, le paysage démocratique semble frémir à Lomé. Ce week-end, l’opposition a obtenu l’aval des autorités pour organiser une manifestation, un fait rare ces dernières années. Cet événement soulève une question fondamentale : assiste-t-on à une réelle ouverture politique au Togo ou s’agit-il simplement d’une concession temporaire ?

    Togo Lomé | Manifestation de 2017 contre le président Gnassingbé (archive)

    Le rassemblement du CNCC à Lomé

    Plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés samedi pour le premier meeting du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC). Cette nouvelle coalition regroupe quatre partis politiques d’opposition ainsi que des organisations majeures de la société civile.

    Davdi Dosseh, membre du Front citoyen Togo debout et l’un des piliers de l’organisation, a clarifié les motivations du mouvement : « Nous réclamons une transformation profonde de la gouvernance. Le Togo fait face à une corruption systémique et à une dégradation avancée des services sociaux de base. C’est un pays qui stagne et qui peine à progresser. »

    Il a également dénoncé les entraves passées : « Depuis plusieurs années, des arguments infondés ont été systématiquement utilisés pour interdire nos réunions pacifiques. Mais nous ne comptons pas baisser les bras. »

    Un assouplissement à interpréter avec prudence

    Cette autorisation exceptionnelle marque-t-elle un tournant durable ? Pour Paul Amégankpo, analyste politique et responsable de l’Institut togolais Tamberma pour la gouvernance, la vigilance reste de mise. Selon lui, il est prématuré de conclure à une libéralisation définitive de l’espace civique.

    « Il faut saluer la décision du gouvernement de permettre cette marche pacifique le 9 mai 2026 à Lomé, souligne le chercheur. Toutefois, au regard du climat politique général, ce geste doit être analysé avec précaution. Il reste à voir s’il témoigne d’une volonté sincère de lever les barrières sur les libertés d’association et d’exercice politique. »

    L’expert insiste sur la nécessité d’observer la suite des événements : « D’autres signaux politiques seront nécessaires pour confirmer une véritable transition vers plus de libertés associatives et politiques dans le pays. »

    Malgré les sollicitations, aucune réaction officielle n’a été obtenue de la part des autorités. Les semaines à venir permettront de déterminer si cette manifestation à Lomé est le prémisse d’un nouvel espace démocratique ou une simple accalmie dans un climat qui demeure sous tension.