Le régime du capitaine Ibrahim Traoré au Burkina Faso opère un virage stratégique en s’inspirant ouvertement des modèles politique et économique soviétique et nord-coréen. Cette orientation marque une rupture avec les équilibres antérieurs et suscite des interrogations sur l’avenir du pays.
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Akere Muna se réjouit de la nomination de Mgr Andrew Nkea par le pape Léon XIV
Akere Muna se réjouit de la nomination de Mgr Andrew Nkea par le pape Léon XIV
Le pape Léon XIV a choisi Mgr Andrew Nkea Fuanya pour intégrer la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières du Dicastère pour l’évangélisation. Une décision applaudie par l’avocat camerounais Akere Muna.
Rédaction||2 minLe pape Léon XIV a désigné Mgr Andrew Nkea Fuanya comme membre de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières du Dicastère pour l’évangélisation. Cette nomination a recueilli les félicitations de Me Akere Muna.
Andrew Nkea Fuanya accède à une haute responsabilité au sein de l’Église catholique. Le souverain pontife l’a choisi pour siéger à la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières, une entité du Dicastère pour l’évangélisation. Sa mission consistera à seconder le Saint-Siège dans le soutien aux jeunes Églises et la définition des orientations missionnaires mondiales.
Cette promotion a été saluée par Akere Muna, figure de la société civile camerounaise. Pour l’avocat, il s’agit d’une reconnaissance éclatante de la sagesse pastorale, du service inlassable et du dévouement permanent de Mgr Nkea envers l’Église. Il y voit aussi un témoignage fort de la lumière que le prélat continue de projeter sur le Cameroun, l’Afrique et l’Église universelle.
« Je suis convaincu que, dans cette nouvelle mission, il continuera à servir avec le même courage, la même clarté et la même compassion paternelle qui ont marqué son ministère au fil des années« , a écrit Akere Muna. Mgr Andrew Nkea avait été nommé archevêque métropolitain de Bamenda en 2019. Élu président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun le 30 avril 2022, il joue un rôle clé dans les initiatives de paix dans les régions camerounaises en proie à des tensions.
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Taxation des géants du web au Maroc : un tournant fiscal en 2026
Ils font désormais partie intégrante de notre vie quotidienne. Meta, X, Instagram, TikTok, Netflix, Spotify ou encore Airbnb : ces plateformes, qui captent l’attention de milliards de personnes à travers le monde, ne sont plus de simples lieux de divertissement ou d’échanges. Elles sont devenues de véritables moteurs économiques, échappant largement au contrôle des États et aux cadres réglementaires traditionnels. Au Maroc, cette réalité est désormais incontournable. Depuis le 11 juin 2026, une nouvelle ère s’ouvre : la Direction générale des impôts (DGI) a mis en ligne sa plateforme dédiée à la taxation des services numériques, mettant fin à des années d’incertitude fiscale.
L’idée que le virtuel puisse avoir un impact économique tangible a longtemps semblé abstraite. Pourtant, Paul Romer, prix Nobel d’économie 2018, a posé les fondements théoriques de cette évolution : le progrès technique n’est pas le fruit du hasard, mais résulte d’un calcul économique rationnel, généré par l’activité elle-même. Les réseaux sociaux, nés dans des pôles de recherche prestigieux comme le MIT, Harvard ou la Silicon Valley, illustrent parfaitement cette dynamique. Ils n’ont pas surgi ex nihilo ; ils ont été conçus, financés et déployés parce que des acteurs y voyaient une rentabilité certaine.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 36,5 % du temps passé sur Internet est aujourd’hui consacré aux réseaux sociaux. Près de la moitié des utilisateurs s’en servent pour rester en contact avec leurs proches (48,6 %), un tiers pour passer le temps (37,3 %) ou s’informer (34,6 %). Mais derrière ces usages se cache une manne publicitaire représentant environ 85 % des revenus de ces plateformes. Et cette manne est en pleine expansion.
Les entreprises, grandes et petites, ont saisi l’intérêt de cette vitrine. À l’échelle mondiale, 90 % des entreprises actives sur les réseaux sociaux déclarent en tirer des bénéfices. Le marché du marketing d’influence pesait 16,4 milliards de dollars en 2022, soit vingt fois plus qu’en 2015. Un raz-de-marée porté par des influenceurs dont le taux d’engagement atteint 96 %, bien supérieur à celui des contenus publiés directement par les marques.
Le Maroc n’est pas en reste dans cette révolution. Avec 23,8 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux, soit 63,4 % de la population, le Royaume constitue un marché potentiel considérable. En janvier 2022, YouTube comptait environ 21,5 millions d’utilisateurs, Facebook Messenger 8,35 millions, et TikTok 5,97 millions d’utilisateurs de plus de 18 ans. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques : ils représentent des communautés, des audiences, des « fanbases » qui sont, pour les entrepreneurs du numérique, de véritables gisements de clients potentiels. Comme le souligne Mohcine Benachir, DG de Prestige Informatique, « aujourd’hui, nous sommes de jour en jour face à une économie du numérique qui devient un vrai sujet au Maroc ». Les transactions réalisées via les réseaux sociaux et leurs plateformes deviennent une réalité économique incontournable. Toute entreprise souhaitant se développer se doit d’y être présente, car ces espaces sont devenus des canaux de communication et de commercialisation essentiels.
Les investissements dans la publicité numérique en témoignent. Selon l’étude Digital Trends Morocco 2024, le budget digital représente désormais près de 17 % du budget marketing des entreprises. Les achats publicitaires sur les réseaux sociaux sont les principaux outils utilisés, et le marché tend de moins en moins vers l’externalisation. Pourtant, et c’est là que le bât blesse, cette manne financière échappe en grande partie à l’économie nationale.
Le paradoxe fiscal : des géants qui ne paient pas d’impôts
Car le constat est amer. Les sites d’information locaux sont étouffés par les géants de la Tech – Facebook et Google en tête – qui règnent en maître sur le marché de la publicité en ligne. À eux seuls, ils se partagent entre 60 % et 70 % du marché. Rien qu’en 2022, Google a enregistré un bénéfice net de 60 milliards de dollars, généré principalement par la publicité en ligne. Et pourtant, ni Google ni Facebook ne paient d’impôt au Maroc.
« Les réseaux sociaux, c’est effectivement du virtuel en termes d’accès, mais c’est aussi une vraie économie », explique une source proche du dossier. Le problème, poursuit-il, est que « ces mastodontes du numérique ne sont pas installés au Maroc, alors nous n’avons pas la maîtrise et le contrôle, nous ne pouvons pas discuter avec eux ». Quand une entreprise marocaine veut faire de la publicité, elle paie Meta… en devises. Et ces devises, une fois sorties du Royaume, ne reviennent pas. C’est un trou noir fiscal et monétaire dont les conséquences sont loin d’être anodines. En 2018, une commission spéciale de la Direction générale des impôts et de l’Office des changes s’était déjà penchée sur la fiscalité des revenus publicitaires des Gafam au Maroc.
Mais depuis, c’était le statu quo. Les acteurs locaux, eux, appelaient à une prise de conscience. Mounir Jazouli, ancien président du GAM, alertait déjà sur la nécessité pour les éditeurs locaux de mutualiser leurs forces pour faire face aux Gafam. « L’un des enjeux, c’est surtout le fait de proposer aux annonceurs marocains des plateformes technologiques performantes et également des services qui peuvent concurrencer ceux des Gafam », expliquait-il. Il évoquait aussi la nécessité de réinventer les modèles économiques, par exemple en conditionnant la lecture d’un article à l’ouverture d’une vidéo publicitaire.
Le tournant de juin 2026 : la TVA sur les services numériques
Ce vide fiscal a pris fin le 11 juin 2026. Ce jour-là, la DGI a mis en ligne sa plateforme « Taxation on digital services », accessible via le portail SIMPL. Concrètement, les fournisseurs étrangers de services numériques – Netflix, Spotify, Google, Meta, Airbnb, Uber et bien d’autres – doivent désormais déclarer leur chiffre d’affaires réalisé au Maroc et s’acquitter de la TVA correspondante. Ce dispositif, prévu par l’article 28 du décret n° 2-25-862 publié au Bulletin officiel en décembre 2025, impose plusieurs obligations. Les fournisseurs concernés doivent d’abord s’enregistrer sur la plateforme pour obtenir un identifiant fiscal. Ils doivent ensuite souscrire une déclaration trimestrielle du chiffre d’affaires réalisé au Maroc, avant la fin du premier mois de chaque trimestre. Ils doivent enfin tenir un registre détaillé des services fournis, susceptible d’être contrôlé par l’administration fiscale.
La DGI a mis à disposition un guide pour accompagner les opérateurs dans cette nouvelle procédure. Mais au-delà de l’aspect technique, c’est un signal politique et économique fort. Le Maroc rejoint ainsi une trentaine de pays ayant choisi de taxer les géants du numérique, souvent en s’appuyant sur les recommandations de l’OCDE. Et ce n’est pas un détail : en 2022, un rapport de la Banque mondiale estimait que la numérisation complète de l’économie dans la région MENA pourrait entraîner une augmentation du PIB par habitant d’au moins 46 % sur trente ans, soit un gain estimé à 1 600 milliards de dollars. Le même rapport soulignait que le chômage frictionnel pourrait passer de 10 à 7 % sur six ans. Ouassim Driouchi, associé Télécoms et Innovation chez BearingPoint, explique : « L’entrée en vigueur de la TVA sur les services numériques étrangers (décret 2.25.862) n’est pas une exception marocaine, mais une convergence saine et inéluctable vers les standards de l’OCDE (plan BEPS) et les pratiques déjà en vigueur dans l’Union Européenne (guichet unique OSS) ou en Afrique du Sud.
Au-delà de la recette fiscale (estimée entre 500 millions et 1 milliard de dirhams), le véritable enjeu est la réparation d’une asymétrie concurrentielle historique. Pendant des années, les startups marocaines, les médias locaux et les fournisseurs de services numériques ont été taxés dès le premier dirham de chiffre d’affaires, face à des géants du net bénéficiant de facto d’un avantage compétitif de 20 %. Cette réforme est indispensable pour protéger l’innovation locale et assainir la compétition économique sur le marché marocain. »
Les enjeux : souveraineté, devises et modèle économique
Mais la taxation des Gafam ne se résume pas à une question de recettes fiscales. Elle touche à des enjeux de souveraineté économique et de modèle de développement. Comme le rappelle notre source, « c’est important de pouvoir discuter non seulement pour les données mais aussi pour le modèle économique qui est sous-marin ». Derrière la publicité en ligne, ce sont des données, des algorithmes, des habitudes de consommation qui échappent aux régulateurs nationaux. L’entrée en jeu des acteurs nationaux, au-delà de l’équilibre du marché, permettra également de stopper les achats en devises opérés sur les plateformes numériques. Aujourd’hui, chaque dirham dépensé en publicité sur Facebook ou Google est une sortie de capitaux qui ne génère pas de richesse locale. En imposant une TVA et en exigeant une déclaration, le Maroc se donne les moyens de rapatrier une partie de cette valeur ajoutée.
« Le risque est que la loi reste inopérante sans une infrastructure technologique de pointe. Pour géolocaliser la consommation, il faut pouvoir croiser, en temps réel et de manière sécurisée, de multiples sources de données (adresses IP, préfixes téléphoniques +212, BIN bancaires). Ce décret est donc une belle occasion pour l’État de poser les jalons d’une administration fiscale « 4.0 », capable d’auditer des flux de valeurs invisibles grâce à l’analyse avancée des données et à l’interopérabilité avec les écosystèmes bancaires et télécoms », prévient Ouassim Driouchi. Reste que le chemin est encore long. Les géants du numérique ont les moyens juridiques et financiers de contester ces nouvelles règles. Et la plateforme de la DGI, aussi aboutie soit-elle, ne résoudra pas à elle seule le déséquilibre structurel entre des acteurs locaux aux moyens limités et des mastodontes mondiaux. Comme le soulignait Mounir Jazouli, les éditeurs marocains doivent impérativement mutualiser leurs forces pour constituer une véritable force de proposition face aux Gafam.
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Sénégal : tensions entre exécutif et législatif autour d’une réforme constitutionnelle
Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Limogé le 22 mai, Sonko a pris la présidence de l’Assemblée nationale quatre jours plus tard.
Deux blocs s’affrontent désormais : l’exécutif et le législatif, ce qui est qualifié de “choc des institutions”.
Le 29 juin, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de révision constitutionnelle. Le parti Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, y détient 130 des 165 sièges. Le garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a annoncé que le texte serait soumis à référendum.
Une refonte des institutions en débat
Le texte divise. Les quatre amendements du gouvernement ont été rejetés par la commission des lois. L’examen a eu lieu dans un climat houleux : “En signe de protestation, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle.”
“Cette réforme, portée par la majorité issue du”
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Mali : l’Unesco et Savama-Dci forment des agents à la préservation des manuscrits anciens
Mali : l’Unesco et Savama-Dci forment des agents à la préservation des manuscrits anciens
Deux ateliers complémentaires couvrent toute la chaîne de gestion des manuscrits, de l’identification à la documentation systématique, au profit de quinze agents issus de familles détentrices de ces précieux documents.Dans le cadre du projet « Promouvoir la préservation et l’accessibilité du patrimoine documentaire africain en péril », un vaste programme de renforcement des compétences a été officiellement lancé à Bamako. Il comprend une série d’ateliers pratiques dédiés aux manuscrits anciens du Mali.
Porté par le Bureau de l’Unesco au Mali en collaboration avec l’ONG Savama-Dci, ce programme vise à outiller plus de soixante-dix participants – agents de familles détentrices, étudiants et chercheurs – pour mieux protéger et valoriser ce trésor historique. Les manuscrits sahéliens, notamment ceux du Mali, représentent une source irremplaçable de connaissances et attestent de la richesse intellectuelle et culturelle du continent. Face aux dangers liés aux conflits et au climat, leur sauvegarde est devenue une priorité pour les autorités maliennes et leurs partenaires.
Le projet ambitionne de renforcer les acquis des initiatives précédentes et d’améliorer les pratiques de conservation, d’accessibilité et de mise en valeur du patrimoine documentaire menacé. La formation est organisée en plusieurs ateliers successifs :
Le premier atelier, du 29 juin au 1er juillet 2026, porte sur les techniques de prospection et d’identification des manuscrits. Les participants apprennent à repérer, localiser et identifier ces documents au sein des familles, bibliothèques et autres lieux de dépôt.
Le deuxième atelier, du 2 au 4 juillet 2026, concerne les méthodes d’inventaire et de constitution de répertoires. Il forme à la collecte, l’organisation et la description des informations, ainsi qu’à la rédaction de notices normalisées.
Ces deux sessions complémentaires, inaugurées le 29 juin 2026 par le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, en présence du chef par intérim du Bureau de l’Unesco au Mali et du président exécutif de Savama-Dci, couvrent l’ensemble de la chaîne de gestion des manuscrits anciens – de l’identification à la documentation systématique – au bénéfice de quinze agents issus de familles détentrices.
« Le département de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme assure son accompagnement constant pour la réussite de ce projet et accordera une attention particulière aux résultats attendus et à leurs impacts », a déclaré Mamadou Cissé, conseiller technique et représentant du ministre de la Culture.
Quant au chef du Bureau de l’Unesco, Ali-Mohamed Sinane, a souligné : « Préserver les manuscrits anciens, c’est préserver notre mémoire, notre identité et notre histoire commune. C’est aussi transmettre aux générations futures un héritage intellectuel d’une valeur inestimable. Je souhaite que ces ateliers soient riches en échanges et en apprentissages, et qu’ils contribuent de manière significative à la sauvegarde du patrimoine documentaire du Mali. »
À l’issue de ces deux ateliers, les bénéficiaires seront capables de mener des missions de terrain, d’identifier correctement les manuscrits, de les décrire et de participer à leur intégration dans des systèmes d’inventaire structurés.
Ce programme de formation se poursuivra dans les prochains mois au profit d’étudiants et de chercheurs sur les thèmes de l’édition critique et de la traduction des manuscrits anciens. Il constitue une étape importante dans le renforcement des capacités nationales pour la protection et la valorisation de ce patrimoine unique.
À travers ces ateliers, l’Unesco et ses partenaires, notamment le gouvernement du Japon, réaffirment leur engagement pour la sauvegarde du patrimoine documentaire africain. L’objectif est double : préserver ces trésors pour les générations futures et accroître leur reconnaissance par le grand public en tant que patrimoine culturel d’importance historique.
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Souley Onohiolo : la cérémonie de rasage fixée au 3 juillet après huit mois d’attente
L’opération de rasage du journaliste Souley Onohiolo, baptisée « Tomber la barbe », aura lieu après huit mois d’attente d’un éventuel remaniement gouvernemental.
Le journaliste avait fait le pari de ne se raser qu’après un changement de gouvernement par le président Paul Biya, réélu le 12 octobre 2026, alors que l’équipe ministérielle en place date de 2019.
« Le Président du Comité d’organisation du projet « Rasage Big Souley ONOHIOLO » porte à la connaissance de la presse nationale et internationale qu’à la date du vendredi 3 juillet 2026 à 12 heures, aura lieu au Centre de beauté BOTANIK’S (structure de prestation des services), sis au quartier Essos à Yaoundé, la cérémonie officielle de « Tomber la barbe » de Souley ONOHIOLO, Journaliste Émérite, Grand Reporter, Editorialiste », précise le communiqué du comité d’organisation.
Selon les membres du comité, la cérémonie se déroule « sous le Haut Patronage et la Supervision générale de Dieudonné Mveng Balla, Promoteur de la chaîne de télévision Info TV ».
Il s’agit d’un « événement singulier et inédit qui réunira le gotha des médias du Cameroun et du monde entier, autour d’un homme dont la révolte personnelle et silencieuse a traversé huit mois d’engagement capillaire – forêt de barbe et crâne non tondu – pour s’imposer comme un combat républicain. »
Finalement, Souley Onohiolo se résout à se raser après avoir tenu son pari pendant huit mois sans aucune perspective de remaniement gouvernemental. C’est donc de guerre lasse que le journaliste accepte de se séparer de sa chevelure.
« Mieux, un symbole de résistance, une marque d’engagement citoyen et une volonté ferme d’impacter la société – pour faire bouger les lignes. C’est cette histoire-là que la cérémonie du 3 juillet viendra clore, en présence de la presse et sous les regards de ceux qui ont suivi, de loin ou de près, cette singulière épopée », ajoute le comité d’organisation.

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Niger : le cycle infernal de l’insécurité
Quels que soient les régimes au pouvoir ou les retournements géopolitiques, la capitale nigérienne paraît enfermée dans un conflit d’épuisement. Entre l’approche pro-occidentale de Mahamadou Issoufou et le rejet souverainiste d’Abdourahamane Tiani, le bilan est implacable : sur le terrain, le péril jihadiste ne faiblit pas.
Trois chefs d’État, deux passations démocratiques, un putsch, et une constante immuable : les violences dans la zone des trois frontières et autour du lac Tchad. Les gouvernements se succèdent au Niger, mais la menace jihadiste, menée par l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), reste bien ancrée.
Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui dirige le pays depuis juillet 2023, avait annoncé un rétablissement de la sécurité après le départ des Occidentaux. Mais le Niger vit aujourd’hui un dur retour aux faits. Il est temps de dresser le constat d’un conflit qui paraît, pour l’instant, sans issue.
L’ère Issoufou-Bazoum : l’illusion du bouclier occidental
Sous la présidence de Mahamadou Issoufou (2011-2021), le Niger a fait le choix de devenir le pivot de la stratégie occidentale au Sahel. Face à l’effondrement de l’État malien voisin, Niamey s’est transformée en centre militaire pour la France (opération Barkhane) et les États-Unis (base de drones d’Agadez).
Son héritier, Mohamed Bazoum, a essayé d’y ajouter une touche de souplesse politique :
- Une politique de dialogue en entamant des pourparlers avec des repentis.
- Un effort important dans la préparation des unités d’élite nigériennes.
Le revers de la médaille :
Si cette stratégie a empêché l’effondrement du pays, elle n’a jamais pu éliminer la menace. Bien plus, la présence de forces étrangères a intensifié un sentiment de malaise au sein d’une partie de l’armée et de la population, qui y percevaient une atteinte à la souveraineté pour des résultats jugés insuffisants.
Le pari de Tiani : la souveraineté à l’épreuve des balles
En renversant Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani et le CNSP ont justifié leur acte par « la détérioration constante de la situation sécuritaire ». La suite est connue : rupture brutale avec Paris et Washington, création de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Burkina Faso, et rapprochement stratégique avec la Russie (via le corps Africa Corps) et la Turquie.
Sur le plan de la communication, le changement est total. Le pouvoir militaire exalte la fierté nationale et promet une riposte exclusivement militaire, libérée des « intentions cachées » de l’Occident.
La dure réalité du terrain
Pourtant, les évaluations des Nations unies et des centres d’études stratégiques s’accordent : le retrait des forces occidentales a créé un vide capacitaire immédiat, surtout en matière de renseignement aérien et de surveillance technologique.
Les attaques complexes se multiplient, visant parfois des garnisons entières de l’armée nigérienne (FDS) et infligeant de lourdes pertes. Le blocus économique imposé dans certaines régions et l’isolement diplomatique compliquent le financement logistique d’une guerre qui coûte des millions de dollars par jour.
Pourquoi le Niger s’enlise-t-il dans cette impasse ?
L’erreur commune aux gouvernements successifs, qu’ils soient civils ou militaires, réside dans le traitement principalement militaire d’une crise qui est avant tout politique et sociale. Deux visions s’y sont heurtées :
D’un côté, la doctrine Issoufou-Bazoum misait tout sur l’intégration dans l’architecture de sécurité internationale. Sa faiblesse majeure reste une dépendance extérieure excessive, déconnectée des aspirations populaires, rendant le récit français inaudible pour une large partie de l’opinion nigérienne.
De l’autre, la doctrine Tiani privilégie une rupture géopolitique totale et un souverainisme martial incarné par l’AES. Les limites de cette formule apparaissent déjà sur le terrain : une perte immédiate de renseignements technologiques de pointe, un isolement financier asphyxiant et, paradoxalement, une escalade de la violence de la part des groupes armés qui exploitent la désorganisation régionale.
Dans les deux cas, les racines du mal demeurent inchangées : l’absence de l’État dans les zones périphériques, le manque de perspectives économiques pour la jeunesse rurale, et les conflits intercommunautaires (notamment entre éleveurs et agriculteurs) que les groupes jihadistes exploitent habilement pour recruter.
Qu’elle soit menée à l’heure de la coopération internationale ou sous les bannières du souverainisme de l’AES, la guerre au Niger ne pourra pas être gagnée uniquement par les armes. Pour le général Tiani, le défi n’est plus seulement de critiquer le bilan de ses prédécesseurs, mais de prouver que la formule militaire actuelle peut protéger les Nigériens. Sans une réintroduction massive des services publics (écoles, justice, dispensaires) dans les zones d’insécurité, le Niger court le risque de voir cette guerre, effectivement, perdue sur le long terme.
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VTT à bertoua : le Cameroun mise sur le sport pour booster son économie locale
Longtemps perçue comme un simple rendez-vous sportif, la course internationale de VTT Chantal Biya change de cap. Pour sa troisième édition, prévue le 29 juin 2026 à Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est, l’événement se transforme en véritable outil de développement territorial. L’objectif : attirer investisseurs et touristes en misant sur l’attractivité économique de la zone.
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Bernardo Silva savoure son arrivée au Real Madrid avant le choc Portugal-Croatie
Inviteacute; en confeacute;rence de presse ce mardi, agrave; la veille du 16e de finale de la Coupe du monde 2026 qui oppose le Portugal agrave; la Croatie (vendredi, 1h), Bernardo Silva a eacute;voqueacute; son transfert au Real Madrid avec un sourire discret. Le milieu de terrain portugais n’a pas cacheacute; sa joie de porter prochainement le maillot merengue, mais il a tenu agrave; rappeler que son esprit est entiegrave;rement tourneacute; vers la Seleccedil;ao. « Je suis heureux de ce transfert, bien sucirc;, a-t-il reconnu. Mais aujourd’hui, ma seule prioriteacute;, c’est la Coupe du monde avec mon pays. Je suis agrave; 100% concentreacute; sur le match contre la Croatie. »
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Mali : 940 camions escortés sans incident par les FAMa sur l’axe Kayes-Bamako
Mali : 940 camions escortés sans incident par les FAMa sur l’axe Kayes-Bamako
Du 23 au 29 juin 2026, les FAMa ont escorté 940 camions civils sur l’axe Kayes-Bamako, garantissant la sécurité sans aucun incident majeur.

Entre le 23 et le 29 juin 2026, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont conduit une mission de protection des véhicules civils sur le corridor Kayes-Sandaré-Diéma-Bamako. L’objectif était d’accroître la sûreté sur cette voie essentielle.
Un premier contingent des FAMa a accompagné un convoi de 540 camions depuis Kayes jusqu’à Sandaré. En parallèle, une deuxième unité a quitté Diéma le 23 juin pour faire la jonction, prenant en charge les 540 poids lourds ainsi que plusieurs véhicules en panne à Sandaré.
Après le rassemblement à Diéma, le convoi comptait désormais 940 camions. Sous la protection des FAMa, il a parcouru les localités de Sebabougou, Kwala, Diédiéni, Kolokani et Kati, pour finalement arriver à Bamako sans aucun problème notable.
Cette intervention fait partie des activités régulières des FAMa visant à sécuriser les grands axes routiers, assurant la protection des utilisateurs et la libre mobilité sur l’ensemble du territoire malien.
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Mbaye Dione rappelle à Ousmane Sonko le rôle républicain de l’opposition
Un message politique lancé depuis l’hémicycle
La prise de parole de Mbaye Dione à l’Assemblée nationale n’a pas uniquement porté sur les questions économiques liées au FMI, à la dette ou aux fonds de dotation des collectivités territoriales. Dans la dernière partie de son intervention, le député a choisi d’élargir son propos à la situation politique nationale et au climat entre pouvoir et opposition.
S’adressant au président de l’Assemblée nationale, il a demandé qu’un message soit transmis à Ousmane Sonko. Un message qu’il a voulu solennel, dans un contexte marqué, selon lui, par une tension politique inhabituelle.
« Nous ne sommes pas ses ennemis »
La phrase forte de son intervention restera sans doute celle-ci : « Nous ne sommes pas ses ennemis. Nous sommes ses opposants. » À travers cette déclaration, Mbaye Dione a voulu tracer une ligne claire entre opposition politique et hostilité personnelle. Pour lui, le fait de s’opposer à un gouvernement, à une majorité ou à une orientation politique ne signifie pas être contre le pays, encore moins être l’ennemi de ceux qui gouvernent.
Le député a ainsi rappelé que l’opposition sénégalaise revendique une posture républicaine. Elle entend, selon ses mots, jouer pleinement son rôle dans le débat démocratique, en accompagnant le gouvernement lorsque cela est nécessaire, mais aussi en s’opposant quand elle le juge utile.
Un rappel au parcours d’opposant d’Ousmane Sonko
Mbaye Dione a également convoqué le passé politique d’Ousmane Sonko pour appuyer son propos. Il a rappelé que ce dernier a lui-même été une figure de l’opposition et qu’il a utilisé les tribunes institutionnelles pour exprimer ses désaccords. Selon le député, Ousmane Sonko doit donc accepter, à son tour, que des responsables politiques ne partagent pas ses positions. Il estime que la contradiction fait partie du fonctionnement normal d’une démocratie.
Pour Mbaye Dione, celui qui s’est opposé hier doit pouvoir accepter l’opposition aujourd’hui. Il a ainsi appelé à une forme de cohérence politique dans la manière de traiter les adversaires.
L’Assemblée nationale ne doit pas devenir un lieu de règlement de comptes
Dans son intervention, Mbaye Dione a aussi insisté sur la place de l’Assemblée nationale dans l’équilibre institutionnel du Sénégal. Il a rappelé que cette institution occupe un rang important dans la République et qu’elle doit rester un espace de débat, de contrôle et de responsabilité. Le député a mis en garde contre toute tentative de transformer l’hémicycle en lieu de confrontation personnelle ou de règlement de comptes politiques. À ses yeux, l’Assemblée nationale doit servir le pays, non devenir le théâtre d’affrontements entre camps.
Cette mise en garde traduit une préoccupation plus large : celle de préserver la dignité du Parlement et la qualité du débat démocratique.
Une opposition qui revendique sa responsabilité
Mbaye Dione a tenu à présenter l’opposition comme une force responsable, attachée aux principes républicains. Il a indiqué que les députés de l’opposition ne sont pas dans une logique d’obstruction systématique, mais dans une démarche de vigilance. « Nous allons agir comme des républicains responsables, des opposants courageux », a-t-il déclaré en substance. À travers ces mots, le député veut défendre une opposition capable de soutenir les bonnes décisions, tout en contestant fermement celles qu’elle juge contraires à l’intérêt national.
Un appel à l’apaisement politique
Au-delà de l’interpellation adressée à Ousmane Sonko, la sortie de Mbaye Dione sonne comme un appel à l’apaisement dans les relations entre pouvoir et opposition. Le parlementaire invite les nouvelles autorités à reconnaître la légitimité de la contradiction politique. Son message repose sur une idée simple : dans une démocratie, gouverner ne signifie pas réduire l’opposition au silence, et s’opposer ne signifie pas travailler contre le pays. En rappelant que les opposants ne sont pas des ennemis, Mbaye Dione tente ainsi de replacer le débat politique sur le terrain institutionnel et républicain.
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Cameroun : Camwater et HCR s’unissent pour l’eau potable à Minawao
La Cameroon Water Utilities (Camwater) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ont signé, le 30 juin 2026 à Yaoundé, une convention de partenariat visant à garantir un accès durable à l’eau potable pour les réfugiés et les communautés d’accueil dans l’Extrême-Nord.
Le 30 juin 2026, à Yaoundé, la Cameroon Water Utilities (Camwater) et le HCR ont officialisé leur coopération en faveur des populations vulnérables. Cette convention de partenariat, paraphée par le directeur général de Camwater, le Dr Blaise Moussa, et la représentante du HCR au Cameroun, Mme Yvette Muhimpundu, cible l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable dans la zone du camp de réfugiés de Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord.
Cet accord s’intègre dans le projet « Solutions alternatives au Camp de Minawao », soutenu par l’Union européenne, la Coopération allemande (GIZ) et le HCR. Camwater apportera son expertise pour la conception, la réalisation et le suivi des infrastructures hydrauliques, tandis que le HCR poursuivra ses actions de protection des réfugiés et de renforcement de leur résilience, en collaboration avec les autorités camerounaises.
L’objectif commun est d’améliorer les conditions de vie des réfugiés et des communautés hôtes, tout en relevant les défis liés à la pression démographique et à la gestion durable des ressources en eau.
