Blog

  • Kétou : le port de l’uniforme devient obligatoire pour les conducteurs de taxi-moto

    Kétou : le port de l’uniforme devient obligatoire pour les conducteurs de taxi-moto

    À Kétou, la municipalité impose désormais le port de l’uniforme aux conducteurs de taxi-moto. Cette mesure, qui concerne les six arrondissements de la commune, vise à mieux encadrer l’activité de ces transporteurs. Les autorités locales espèrent ainsi faciliter leur identification, renforcer la sécurité des usagers et mieux organiser le transport urbain.

    Pour mettre en œuvre cette réforme, une campagne d’enrôlement est prévue du 6 au 20 juillet 2026 dans les secrétariats administratifs de chaque arrondissement. Les conducteurs devront se présenter munis d’une pièce d’identité pour être officiellement enregistrés et obtenir l’uniforme réglementaire.

    Passé ce délai, seuls les conducteurs enrôlés et portant l’uniforme pourront transporter des passagers. La mairie avertit que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

    Les autorités communales appellent les usagers à privilégier les conducteurs identifiés par l’uniforme pour leurs déplacements. Les chefs d’arrondissement, les associations de taxis-motos et les services de sécurité sont chargés de veiller au respect de cette nouvelle obligation.

  • Le PSG officialise le premier gros transfert de l’été : Gonçalo Ramos rejoint l’AC Milan

    Le PSG officialise le premier gros transfert de l’été : Gonçalo Ramos rejoint l’AC Milan

    Attendu très actif sur le marché des transferts, le Paris Saint-Germain vient de boucler sa première grande opération estivale. Gonçalo Ramos, l’attaquant portugais, quitte la capitale après trois saisons sous le maillot parisien et s’engage avec l’AC Milan jusqu’en 2031.

    Gonçalo Ramos à l’AC Milan, c’est désormais officiel

    Par le biais d’un communiqué, le PSG a confirmé ce transfert : « Après trois saisons passées au Paris Saint-Germain et pas moins de 12 trophées remportés dont deux Ligues des champions consécutives, Gonçalo Ramos s’engage avec l’AC Milan, dans le cadre d’un transfert définitif ». De son côté, le club milanais a précisé la durée du contrat : « L’AC Milan annonce aujourd’hui la signature de Gonçalo Matias Ramos en provenance du Paris Saint-Germain FC. L’attaquant portugais a signé un contrat jusqu’au 30 juin 2031 ».

    L’une des plus grosses ventes de l’histoire du PSG

    Le montant exact de l’opération n’a pas été divulgué, mais des informations concordantes évoquent un montant de 74 millions d’euros, avec des bonus pouvant faire grimper le prix jusqu’à 80 millions d’euros. Il s’agit du plus gros transfert jamais réalisé par les Rossoneri, et également de la deuxième plus belle vente de l’histoire du PSG. Les 90 millions d’euros déboursés par Al-Hilal en 2023 pour Neymar restent le record pour une vente du club de la capitale, mais Gonçalo Ramos se place juste derrière, devançant Manuel Ugarte et Xavi Simons, eux-mêmes transférés pour 50 millions d’euros respectivement à Manchester United et Tottenham. L’été du PSG est donc lancé !

  • À N’Djamena, Léa vend du manioc pendant les vacances pour financer ses études

    À N’Djamena, Léa vend du manioc pendant les vacances pour financer ses études

    Pour de nombreux élèves, les vacances ne riment pas avec farniente. À N’Djamena, c’est le moment idéal pour apprendre sur le terrain. Léa, lycéenne en classe de seconde et habitante du quartier Kilwiti, a choisi de vendre du manioc. Chaque jour, elle parcourt les rues de la capitale avec une bassine sur la tête, à la recherche de clients.

    « Je vis avec ma mère. Pendant les vacances, je profite pour vendre du manioc, ce qui m’aidera à préparer la rentrée scolaire », confie-t-elle. Les prix varient de 50 à 500 francs CFA. Comme elle, beaucoup d’autres jeunes filles se lancent dans ce petit commerce. Mais l’activité n’est pas sans difficultés.

    « Le manioc est devenu coûteux. Certains clients, à qui nous proposons des portions à 100 ou 200 francs CFA, pensent que nous vendons trop cher. Ils ignorent que nous achetons nous-mêmes la marchandise à un prix élevé ; nous ne pouvons pas vendre à perte », explique-t-elle. Heureusement, une partie de la clientèle comprend leur démarche et les encourage. Le pays connaît une pauvreté palpable.

    Selon des données de la Banque mondiale, 44,8 % de la population tchadienne vit en dessous du seuil national de pauvreté. En outre, environ 36,5 % des Tchadiens survivent avec moins de 2,15 dollars par jour, ce qui place le Tchad parmi les pays ayant l’indice de capital humain le plus faible, limitant ainsi les perspectives des jeunes.

    Un changement de mentalité face à l’avenir

    Au-delà des besoins immédiats, cette initiative reflète une évolution des mentalités chez la jeunesse tchadienne. Face à l’incertitude du marché du travail et aux difficultés de l’école à offrir un avenir stable, ces élèves comprennent l’importance de diversifier leurs compétences et d’acquérir une autonomie financière dès le plus jeune âge. Tout en poursuivant leurs études, elles apprennent la rigueur et les réalités du monde des affaires.

  • Conformité et gestion des risques : Lomé réunit plus de 1000 experts en juillet 2026

    Conformité et gestion des risques : Lomé réunit plus de 1000 experts en juillet 2026

    Dans un contexte économique mondial où la confiance est devenue un actif essentiel, l’Afrique accélère ses réformes réglementaires. La capitale togolaise accueillera les 8 et 9 juillet 2026 la 3ᵉ édition de la « Rencontre des Compliance et Risk Officers ».

    Cet événement, désormais un rendez-vous incontournable pour les professionnels du continent, rassemblera plus d’un millier d’experts africains et européens. Il posera les bases d’une question cruciale : comment allier croissance économique, exigences des bailleurs internationaux et éthique des affaires ?

    La conformité, nouveau rempart des institutions africaines

    Longtemps considérée comme une formalité administrative secondaire, la conformité – ou compliance – est devenue le cœur stratégique des institutions financières et des multinationales en Afrique. Ce concept englobe l’ensemble des procédures visant à garantir le respect scrupuleux des lois et des normes éthiques.

    De la lutte contre le blanchiment d’argent à la prévention de la corruption, en passant par la protection des données personnelles et la gestion du risque de réputation, la conformité est désormais indispensable pour rassurer les marchés.

    Si le sujet prend une telle ampleur à Lomé, c’est que l’Afrique subit une pression croissante. Les institutions financières internationales et les partenaires au développement durcissent leurs critères d’évaluation. Pour les banques et les entreprises publiques du continent, disposer d’un département de conformité solide n’est plus un atout pour briller à l’international : c’est une condition sine qua non pour éviter les sanctions et maintenir l’accès aux lignes de correspondance bancaires mondiales.

    Lomé, un choix stratégique pour la conformité en Afrique

    L’accueil de ce millier de spécialistes au Togo n’est pas un hasard. Le pays a entrepris ces dernières années de vastes réformes pour assainir son environnement des affaires et moderniser son cadre juridique, notamment en s’alignant sur les directives communautaires d’Afrique de l’Ouest. En transformant sa capitale en un hub de réflexion sur le risque, le Togo se positionne comme un facilitateur logistique et un acteur clé dans la quête de transparence financière de la sous-région.

    Pendant deux jours, les échanges entre experts européens et africains permettront de confronter les réalités de terrain et d’harmoniser les pratiques. Face à des crises géopolitiques changeantes et des réglementations de plus en plus extraterritoriales, l’Afrique de l’Ouest entend montrer à Lomé qu’elle ne subit plus les normes mondiales, mais qu’elle forme les cadres capables de les appliquer.

  • Sénégal : le président Faye annonce un référendum sur la réforme constitutionnelle

    Sénégal : le président Faye annonce un référendum sur la réforme constitutionnelle

    Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, a annoncé sa volonté de soumettre à référendum le projet de révision de la Constitution actuellement débattu à l’Assemblée nationale, si les députés l’adoptent. Cette réforme, soutenue par la majorité parlementaire, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre les institutions et à réduire les attributions présidentielles.

    La décision a été communiquée lundi 29 juin par le garde des Sceaux sénégalais, Moussa Sarr, lors d’une séance à l’Assemblée nationale. Selon ses déclarations, le chef de l’État a informé le président de l’institution parlementaire de son choix de recourir à l’article 103 de la Loi fondamentale, lequel autorise la soumission d’une révision constitutionnelle au suffrage direct des citoyens.

    Le texte en discussion ambitionne de modifier l’équilibre institutionnel du Sénégal en renforçant le rôle des différentes composantes de l’État. Il prévoit un partage plus équilibré des compétences entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec pour conséquence une limitation de certaines prérogatives traditionnellement dévolues au président de la République.

    Des tensions au sein de l’exécutif

    La réforme est soutenue par la majorité parlementaire issue du camp du premier ministre Ousmane Sonko, dont le parti domine l’Assemblée nationale. Elle intervient toutefois dans un climat politique marqué par des dissensions entre les deux principaux dirigeants de l’exécutif sénégalais.

    Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, alliés de longue date, sont arrivés au pouvoir après l’élection présidentielle de mars 2024, qui a constitué une alternance politique majeure dans le pays. Depuis plusieurs mois, des divergences sont apparues entre les deux hommes sur différents dossiers, suscitant des interrogations sur la cohésion au sein du sommet de l’État.

    Le recours au référendum permet au président Faye d’éviter une adoption définitive de la réforme par la seule voie parlementaire et de solliciter directement l’approbation des citoyens. La consultation populaire devra donc déterminer l’avenir d’un projet présenté par ses promoteurs comme une étape vers une nouvelle organisation des institutions sénégalaises.

  • Sonara : un bluff à 700 milliards pour berner Paul Biya ?

    Sonara : un bluff à 700 milliards pour berner Paul Biya ?

    Sept années se sont écoulées depuis l’incendie qui a ravagé la Sonara. Lundi 29 juin 2026, son directeur général a pris la parole devant les médias internationaux pour annoncer solennellement la renaissance de la société. Pourtant, beaucoup s’attendaient à la signature d’un protocole d’accord avec un partenaire financier. Au lieu de cela, une simple déclaration a été faite à l’issue d’une réunion organisée par quatre ministres. L’objectif ? Évaluer le coût de la reconstruction et son mode de financement, avant même de prospecter sur le marché pour trouver des investisseurs.

    Le modèle de financement retenu est le Design-Build-Finance-Maintain (DBFM). Ce système combine conception, réalisation, financement et maintenance des infrastructures. Si sept ans après le sinistre on en est seulement là, combien de temps faudra-t-il pour dénicher un partenaire ? Celui-ci, selon les pratiques camerounaises, signera un accord avant de se tourner vers les banques pour obtenir les fonds. Un schéma déjà observé avec les partenaires miniers, contrairement à ce qui se fait ailleurs.

    L’ombre de la SNH et de Nathalie Moudiki

    ​Le timing de cette communication interpelle. Elle survient peu après que le patronat camerounais, par la voix de son président Célestin Tawamba, a félicité la SNH pour la construction de la nouvelle raffinerie de Kribi. Ce projet, mené avec brio par Nathalie Moudiki, a été salué dans un média international.

    Les enjeux des nominations en pleine lumière

    ​En réalité, cette annonce ressemble à une manœuvre destinée à bluffer le président de la République, alors qu’il se trouve en Suisse et réévalue le travail de ceux qu’il a nommés pour le servir et servir le peuple. Dans sa communication, la Sonara mentionne une unité d’hydrocracking qui permettrait de raffiner le pétrole camerounais. Or, ce projet était déjà en cours avant l’incendie et est déjà inclus dans la raffinerie de Kribi.

    Le sabotage de la raffinerie de Kribi

    “Lorsque vous voyez des lanceurs d’alertes dans l’ombre s’attaquer à certaines personnalités impliquées dans des projets, réfléchissez. Depuis hier, Boris Bertolt multiplie les publications incendiaires contre le projet de raffinerie de la SNH, avec des affirmations sans fondement visant à ternir l’image de Nathalie Moudiki. Pourquoi saboter le projet de la raffinerie de Kribi le jour même où la Sonara refait surface ? Pourtant, à la SNH, on salue l’action de cette société historique.

    ​En ce qui concerne la réhabilitation de la Sonara, en 2020, une forte délégation du géant russe Lukoil a été reçue à Yaoundé avec une proposition de reconstruction et d’installation d’équipements modernes. Le gouvernement n’a donné aucune suite favorable. Les tenants du régime, favorables aux importations via les traders, avancent des raisons de souveraineté pour justifier le rejet des partenaires potentiels. Pourtant, la plus grande raffinerie de pétrole d’Afrique, située chez le deuxième plus gros producteur africain, est privée. La raffinerie de Dangote n’appartient pas à l’État nigérian, mais elle raffine plus de 60 % du pétrole issu des puits du pays.

    ​Pourquoi le modèle de la SNH (gaz) n’est-il pas appliqué à la Sonara (pétrole) ? La grande raffinerie de Lobito en Angola est construite par la Chine, celle de Copperbelt en Zambie également. La première raffinerie de pétrole de l’Ouganda est construite par les Russes, et un autre projet est en cours au Congo. Camerounais, prions le Seigneur.

  • Pont de Malombo : les accès presque terminés, une avancée majeure pour le Nyong-et-Kellé

    Pont de Malombo : les accès presque terminés, une avancée majeure pour le Nyong-et-Kellé

    Au 29 juin 2026, les travaux de construction des voies d’accès au pont sur le fleuve Nyong à Malombo, dans le Nyong-et-Kellé, sont en phase de finition. Après l’achèvement de la chaussée, l’entreprise CFHEC a entamé les travaux de signalisation.

    Les voies d’accès au pont de Malombo sont quasiment achevées. L’entreprise a récemment débuté la signalisation et des opérations d’assainissement sont en cours. Ces accès, d’une longueur totale de 960 mètres répartis sur les deux rives, comportent une chaussée de 2×3,5 mètres avec des accotements de 1,5 mètre de chaque côté.

    La structure de la chaussée se compose d’une couche de fondation en grave latéritique de 25 cm, d’une couche de base en grave concassée 0/31,5 de 20 cm et d’une couche de roulement en béton bitumineux de 5 cm. Pour l’ouvrage lui-même, les finitions sont également en cours.

    Selon les responsables du ministère des Travaux publics, le pont sur le Nyong à Malombo sera livré avant les délais contractuels, soit environ huit mois plus tôt que prévu. Au 11 juin, le fleuve Nyong a vu ses eaux se retirer pour laisser passer l’ouvrage de 160 mètres, dont la chaussée n’attend plus que la signalisation. Les travées, achevées depuis plusieurs mois, soutiennent désormais un ouvrage mixte bipoutre acier-béton qui permettra aux riverains de traverser en toute sécurité.

    L’entreprise CFHEC va maintenant se concentrer sur la finalisation des travaux avant la livraison du projet, sous l’expertise de la mission de contrôle du groupement INTEGC/GENERAL ENGINEERING. Le maître d’ouvrage, le ministre des Travaux publics, a assuré un suivi rigoureux tout au long du chantier.

    Le projet n’a pas été mené sans difficultés : débats sur l’emplacement de la base-vie, acclimatation difficile du personnel, vols de carburant, actions riveraines hostiles, retards de paiement, pluies diluviennes et crues du fleuve. Malgré ces obstacles, l’entreprise a tenu son engagement de livrer l’ouvrage avant la date prévue, comme l’avait demandé le maître d’ouvrage.

  • Natitingou célèbre la Journée mondiale des réfugiés 2026 avec un engagement renouvelé

    Natitingou célèbre la Journée mondiale des réfugiés 2026 avec un engagement renouvelé

    Les festivités officielles de la Journée mondiale des réfugiés, édition 2026, se sont déroulées le samedi 20 juin 2026 à la Maison des jeunes de la ville de Natitingou.

    La cérémonie d’ouverture a été dirigée par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Monsieur Djibril MAMA CISSE, accompagné de Madame Aminatou SAR, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, et de Monsieur Thomas WYLLIE, Directeur Adjoint régional du Haut-Commissariat pour les réfugiés en Afrique de l’Ouest. L’événement a inclus des discours, une visite de stands d’exposition présentant des activités génératrices de revenus menées par des réfugiés, ainsi qu’une plantation symbolique d’arbres.

    Sous le thème international « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité », cette journée a invité à réfléchir sur la situation des réfugiés et demandeurs d’asile. Le Bénin accueille actuellement 29.000 réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que 14.000 personnes en attente de l’obtention du statut de réfugié.

    Madame Aminatou SAR a souligné que ces chiffres reflètent la pression exercée sur le pays, mais aussi l’engagement du gouvernement et du peuple béninois à offrir asile et protection. Elle a réaffirmé la mobilisation constante du Système des Nations Unies aux côtés du Bénin pour protéger les personnes déplacées, garantir l’accès à l’alimentation, aux soins, à l’éducation et fournir un soutien psychosocial.

    Pour Monsieur Djibril MAMA CISSE, cette célébration est une occasion de réaffirmer la solidarité envers ceux contraints de quitter leur foyer à cause de persécutions, conflits ou violences. Le thème de l’année rappelle que la protection des réfugiés est une responsabilité partagée, nécessitant solidarité, humanité et coopération entre organisations internationales et communautés. Il a assuré que le Bénin garantit cette protection via un cadre juridique et institutionnel renforcé, offrant aux réfugiés un accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale.

    Malgré le contexte sécuritaire, le ministre a réaffirmé l’attachement du Bénin au droit d’asile et au principe de non-refoulement, estimant que l’impératif de sécurité nationale et les exigences de protection internationale peuvent être conciliés grâce à des mécanismes efficaces d’identification, d’enregistrement et de contrôle des réfugiés et demandeurs d’asile.

    La cérémonie a également été marquée par les interventions de Monsieur Thomas WYLLIE, du premier adjoint au maire de Natitingou, Monsieur Norbert Tido N’DAH, et du porte-parole des réfugiés, Monsieur Albert NACOULMA. Ce dernier a réitéré l’engagement des réfugiés à respecter les lois béninoises et à contribuer à la cohésion sociale.

    Les festivités se sont conclues par la mise en terre de plants d’arbres et d’autres activités.

  • Nigeria : une attaque de Boko Haram dans un lycée de Lassa fait un mort et plusieurs élèves enlevés

    Nigeria : une attaque de Boko Haram dans un lycée de Lassa fait un mort et plusieurs élèves enlevés

    Une incursion armée dans un établissement scolaire de la localité de Lassa, situé dans l’État de Borno au nord-est du Nigeria, a conduit à l’enlèvement de nombreux élèves. Les assaillants, identifiés comme des combattants de Boko Haram, ont frappé tôt le matin alors qu’une épreuve de biologie se déroulait.

    Les hommes armés, arrivés à moto, ont profité de l’affluence générée par le marché hebdomadaire pour pénétrer dans le lycée public. Ils ont rapidement encerclé les salles de classe et emmené de force un grand nombre d’étudiants.

    Le porte-parole de la police de l’État de Borno, Nahum Kenneth Daso, a confirmé l’attaque. Selon son rapport, un enseignant a trouvé la mort lors de l’assaut, tandis que plusieurs élèves ont été emmenés par les assaillants.

    Les forces de sécurité nigérianes ont immédiatement lancé une opération de poursuite. Le commandant adjoint de l’opération Hadin Kai, Mohammed Musa Goni, a annoncé qu’un militaire avait été tué dans un affrontement près de la localité de Daggu. Il a également fait état de la libération de dix élèves, dont l’état de santé est jugé satisfaisant et qui bénéficient d’un suivi médical et psychologique. Les recherches se poursuivent pour retrouver les autres otages et arrêter les responsables.

    Boko Haram mène une insurrection armée dans le nord-est du Nigeria depuis le début des années 2000. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2009. Le groupe a étendu ses attaques au Cameroun, au Tchad et au Niger, où les violences dans le bassin du lac Tchad ont causé la mort d’au moins 2 000 personnes et poussé des centaines de milliers de civils à fuir.

  • Le plaidoyer de Cabral Libii pour sortir de la peine de mort au Cameroun

    Présent à Paris au 9e Congrès mondial contre la peine de mort, le député camerounais Cabral Libii a porté une voix mesurée en faveur d’une abolition progressive de la peine capitale dans son pays.

    « Une société démocratique véritable est précisément celle qui parvient à concilier la protection de la vie, l’exigence de justice, la sécurité des citoyens et le respect de l’État de droit. Le défi est non seulement d’abolir la peine de mort, mais il est aussi de construire des institutions suffisamment fortes pour que la justice inspire confiance sans avoir besoin de recourir à l’irréversible« , a déclaré Cabral Libii.

    Le parlementaire a rappelé que le Cameroun, bien qu’il n’ait pas aboli la peine de mort dans ses textes, n’a procédé à aucune exécution depuis 1997. Cette situation, a-t-il souligné, fait du pays un État abolitionniste de fait. Lors de son intervention, il a partagé plusieurs arguments clés :

    • La protection de la vie est une valeur fondamentale. La communauté internationale, majoritairement, évolue vers une réduction du recours à la peine capitale. Par ailleurs, exécuter un condamné empêche toute forme de repentance, de réparation d’erreurs judiciaires et de prise de conscience durable.
    • Chaque État avance selon son propre contexte historique, culturel et sécuritaire. Une abolition durable ne peut naître que d’un processus démocratique interne, soutenu par les institutions et accepté par la société. C’est pourquoi la sensibilisation des masses et le rôle des élus et de la société civile sont essentiels.
    • Malgré la présence de la peine de mort dans le droit positif, le Cameroun observe un moratoire de fait depuis près de trente ans sur les exécutions. Cette évolution mérite d’être soulignée avec optimisme.
    • La lutte contre la criminalité repose avant tout sur la qualité de la justice : une justice indépendante, impartiale, efficace et respectueuse des droits fondamentaux est plus dissuasive que la seule sévérité des peines.
    • La progression des droits fondamentaux s’inscrit dans un mouvement mondial, mais doit être adaptée aux réalités nationales pour garantir sa légitimité.

    « Le débat sur la peine de mort ne saurait opposer les défenseurs des droits de l’homme aux défenseurs de la sécurité ou de la rigidité judiciaire. Une société démocratique véritable est précisément celle qui parvient à concilier la protection de la vie, l’exigence de justice, la sécurité des citoyens et le respect de l’État de droit« , a conclu Cabral Libii.

  • André Luther Meka fustige le niveau de français de Mamadou Mota : un ‘massacre’ de la langue de Molière

    André Luther Meka fustige le niveau de français de Mamadou Mota : un ‘massacre’ de la langue de Molière

    Le communicant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), André Luther Meka, s’est indigné du niveau de langue affiché par le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Mamadou Mota.

    La sortie médiatique de Mamadou Mota, dimanche 28 juin 2026, sur le plateau de l’émission « La Vérité en face » diffusée par Equinoxe TV, a provoqué une vive réaction de la part du responsable de la communication du Rdpc.

    Dans une publication sur ses réseaux sociaux, André Luther Meka a exprimé son écœurement face à ce qu’il considère comme une défiguration de la langue française. Il écrit notamment : « J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt l’émission « La vérité en face » de Équinoxe TV dans la plateforme YouTube. Je suis outré par le massacre du français de Mamadou Mota et son impertinence dans la morphosyntaxe et la maîtrise des concepts. Un véritable jeu de massacre de la langue de Ronsard et de Lamartine. C’est le paroxysme de la médiocrité qui a été exposé dimanche dernier devant le petit écran. Saperlipopette ! »

    Lors de cette intervention télévisée, Mamadou Mota plaidait pour le retour de Maurice Kamto à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), en dépit des contestations internes portées par certains cadres du parti, notamment Willy Mengue.

  • Bénin et Union européenne : un partenariat renforcé pour un avenir durable

    Bénin et Union européenne : un partenariat renforcé pour un avenir durable

    L’Union européenne et le Bénin consolident leur coopération autour de trois axes majeurs : l’économie, la sécurité et la durabilité. Le 24 juin 2026, à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a reçu le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni. Lors de cet entretien, elle a réaffirmé l’engagement de l’UE envers des relations bilatérales solides, fondées sur la confiance réciproque, la prévisibilité et des investissements à long terme.

    Les deux parties partagent des objectifs communs : éradiquer la pauvreté, promouvoir un développement durable et inclusif, et maintenir la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest. Elles souhaitent aussi transformer cette vision en actions concrètes. À cette fin, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté d’approfondir leur partenariat et d’accélérer la coopération dans le cadre de la stratégie Global Gateway.

    « Le Bénin est un partenaire clé de l’Union européenne en Afrique de l’Ouest, a déclaré Ursula von der Leyen. C’est une relation bâtie sur la confiance mutuelle et la détermination à améliorer la qualité de vie pour tous. C’est toute l’essence de Global Gateway. Ensemble, au Bénin, nous investissons dans les infrastructures de transport et d’énergie, dans les compétences et l’accès au financement, pour créer des opportunités et construire un avenir durable. Le meilleur est à venir ! »

    Trois priorités de coopération ont été présentées lors de cette rencontre :

    • Transformation économique et innovation : soutenir la croissance, l’industrialisation et l’emploi, notamment via le développement des corridors économiques autour du port de Cotonou, l’appui à la transformation locale des chaînes de valeur agricoles, et le renforcement de la formation professionnelle pour les jeunes.
    • Développement territorial et sécurité dans le nord du Bénin : renforcer la résilience des communautés locales, la stabilité régionale et le développement économique. De nouvelles actions viendront épauler les investissements déjà en place dans les infrastructures locales, l’accès aux services de base, les opportunités économiques pour les communautés frontalières, et les initiatives de prévention de l’extrémisme violent dans les départements septentrionaux.
    • Finance durable : mobiliser davantage de capitaux privés pour des infrastructures durables grâce à l’initiative mondiale « Global Green Bond Initiative » de l’UE. Celle-ci vise à faciliter le financement de projets verts dans les énergies renouvelables, les transports et l’agriculture durables, via l’émission d’obligations vertes.

    Les deux responsables ont également fait le point sur la coopération en cours, saluant les progrès de la Global Green Bond Initiative, qui ambitionne de mobiliser jusqu’à 20 milliards d’euros de capitaux privés pour des infrastructures durables dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Grâce à ce soutien, le Bénin figure parmi les pays les mieux placés pour bénéficier de cet instrument.

    Ursula von der Leyen a réitéré l’engagement de l’UE à accompagner le développement du nord du Bénin. Avec ce partenariat renforcé, l’Union européenne entend aider le Bénin à devenir un pôle régional de croissance durable, de connectivité et d’investissement, au profit de toute sa population.