À la clôture du Gabon Economic Forum (GEF), le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua, a mis en lumière le dossier le plus épineux de l’économie nationale : la dette publique envers les entreprises privées.
Estimée depuis plusieurs années à 4 340 milliards de FCFA, M. Kouakoua a jugé ce montant probablement surestimé. Selon lui, toutes les créances présentées ne sont pas justifiées ; certaines sont contestables, avec des pièces insuffisantes ou irrégulières.
Un audit conjoint, mené avec la Task Force dédiée et le ministère de l’Économie, va donc procéder à un tri crucial : distinguer la dette certaine, dûment vérifiée et acceptée par les deux parties, de la dette incertaine qui ne fera l’objet d’aucun engagement. Aucun remboursement ne sera effectué avant la fin de ce travail. Une conséquence est déjà certaine : le montant final sera inférieur au chiffre évoqué depuis des mois. De plus, environ 50 % de cette dette aurait été apurée depuis l’arrivée au pouvoir du CTRI en août 2023. Les entreprises qui ont perçu les sommes dues n’auraient pas communiqué sur le sujet, ce silence ayant entretenu l’incertitude, a précisé Alain-Claude Kouakoua.
Le prochain mécanisme de remboursement correspond à l’une des recommandations du GEF 2026. Il s’agit d’apurer en priorité la dette intérieure : crédits de TVA et arriérés sur marchés publics (via un mécanisme accéléré, titrisation, imputation croisée), dans le cadre d’un programme national d’apurement doté d’un tableau de suivi publié et d’un Comité national de suivi. Ce comité n’est autre que la réinstauration du Club de Libreville.
Pour le secteur privé gabonais, cette annonce arrive à point nommé. Après des années de flou, de contentieux et d’attente, la voie est désormais ouverte à un règlement prévisible, négocié et vérifié. C’est, pour beaucoup, la condition première pour que l’État et les entreprises retrouvent progressivement une confiance mutuelle.
Le marché des transferts du PSG s’annonce particulièrement agité cet été. Entre les recrues potentielles et les départs envisagés, Bradley Barcola figure parmi ceux qui pourraient plier bagage. Un climat de tension avec Luis Enrique rendrait son départ plus que probable.
Bradley Barcola frustré par son rôle au sein du PSG ?
Selon nos informations, Bradley Barcola ne serait pas satisfait de la place que lui accorde Luis Enrique dans son effectif. L’ailier de 23 ans, formé à Lyon, estime être relégué derrière Khvicha Kvaratskhelia, Ousmane Dembélé et Désiré Doué dans la hiérarchie des attaquants. Le parcours en Ligue des champions n’a fait qu’accentuer ce sentiment, poussant l’international français à envisager un départ pour obtenir un temps de jeu plus conséquent ailleurs.
Le PSG fixe un prix élevé pour son transfert
Si Liverpool s’intéresse de près à la situation du joueur, le PSG ne semble pas prêt à brader sa pépite. Le club parisien évaluerait la valeur de Barcola à plus de 135 millions d’euros. De son côté, Luis Enrique considère toujours l’ailier comme un élément important de son groupe, même s’il n’est pas titulaire indiscutable. Reste à savoir si le joueur se laissera convaincre de rester une saison supplémentaire, alors que son contrat court jusqu’en juin 2028 et que les discussions autour d’une prolongation semblent au point mort. L’avenir de Bradley Barcola au PSG semble plus incertain que jamais.
En République démocratique du Congo, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue de provoquer de vives tensions au sein de la classe politique et de la société civile. Ce lundi 29 juin 2026, la question a été soulevée à Genève, en Suisse, lors d’un dialogue interactif organisé dans le cadre de la 62ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. La rencontre était consacrée à la présentation de la mise à jour officielle de la Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Prenant la parole au nom du Haut-Commissaire Volker Türk, Abdoul Aziz Thioye, directeur adjoint de la Division des opérations mondiales au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a exprimé son inquiétude face à la contraction de l’espace civique et politique en RDC. Il a notamment évoqué les récentes manifestations organisées à Kinshasa par l’opposition pour dénoncer toute tentative de modification de la Constitution.
Connaissant bien le pays pour avoir dirigé pendant plusieurs années le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Abdoul Aziz Thioye a insisté sur le fait que toute réforme constitutionnelle doit être fondée sur un large accord national afin de préserver la cohésion sociale.
‘Tout processus de réforme constitutionnelle doit reposer sur un consensus national et respecter les engagements du pays en matière de droits humains. Toutes les voix doivent être entendues et prises en compte ; autrement, la cohésion sociale pourrait subir de graves conséquences’, a-t-il averti.
Par ailleurs, l’ancien chef du BCNUDH a souligné l’appui apporté par les Nations Unies à la RDC dans la lutte contre l’impunité, malgré les limitations budgétaires et la réduction des effectifs. Selon ses déclarations, cet accompagnement a permis la condamnation de 109 personnes. Il a également précisé qu’un soutien a été offert à 150 défenseurs des droits de l’homme, journalistes et membres de leurs familles, notamment sous forme d’aide psychologique, juridique, financière et de relocalisation.
‘Depuis notre dernière mise à jour devant le Conseil, nous avons aidé les autorités à organiser trois enquêtes judiciaires pour des violations graves des droits humains, ainsi que cinq audiences foraines. Ces procédures ont abouti à la condamnation de 109 personnes. Nous avons également soutenu 150 défenseurs des droits de l’homme et journalistes, ainsi que des membres de leurs familles, par le biais d’accompagnement psychologique, juridique, d’aide financière et de mesures de relocalisation’, a expliqué Abdoul Aziz Thioye.
Sur le plan intérieur, le débat sur la réforme constitutionnelle a donné naissance à deux camps : d’un côté, la Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64), et de l’autre, la Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4). Chacune de ces plateformes revendique le soutien de la population pour atteindre ses objectifs.
Ce débat s’inscrit dans un contexte sécuritaire toujours très tendu dans l’est du pays, marqué par l’activité des groupes armés locaux et étrangers, notamment les affrontements avec la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, qui contrôle de vastes territoires dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. À cela s’ajoute la menace des ADF, tandis que les initiatives diplomatiques peinent à produire des résultats concrets sur le terrain.
Le Sahara occidental demeure le dernier territoire africain à n’avoir pas achevé son processus de décolonisation. Considéré par l’ONU comme une zone non autonome, il constitue l’arène d’une confrontation complexe où se mêlent droit international, compétitions régionales et sécurité énergétique.
Un contraste frappant apparaît : alors que la situation militaire semble totalement immobilisée, les manoeuvres diplomatiques internationales n’ont jamais été aussi frénétiques et changeantes.
1) Stagnation militaire et effervescence diplomatique
Depuis le cessez-le-feu de 1991 supervisé par l’ONU entre le Maroc et le Front Polisario, les lignes militaires sont demeurées quasiment identiques. Le Maroc exerce un contrôle de facto (administratif, économique et militaire) sur la plus grande partie du territoire. De son côté, le Front Polisario occupe une étroite bande désertique très peu habitée, à l’est du Berm, le mur de défense édifié par Rabat.
Pourtant, cette paralysie sur le terrain dissimule une réalité diplomatique brûlante. Le conflit s’est profondément intégré dans les calculs stratégiques mondiaux, touchant aussi bien la gestion des flux migratoires que la sécurité des approvisionnements énergétiques et les alliances des grandes puissances.
2) Le tournant de la résolution 2797 du Conseil de sécurité
L’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité de l’ONU le 31 octobre 2025 illustre parfaitement cette nouvelle donne :
Un vote sans consensus : La résolution a été adoptée, mais la Chine, la Russie et le Pakistan se sont abstenus, tandis que l’Algérie (soutien historique du Polisario) a boycotté le vote pour manifester son mécontentement.
Un ancrage favorable au Maroc : Le texte prolonge le mandat de la MINURSO jusqu’en octobre 2026 et réaffirme que les négociations doivent prendre comme base la proposition d’autonomie présentée par le Maroc.
Une ambiguïté calculée : L’ONU n’entérine pas officiellement la souveraineté marocaine et ne renonce pas au principe d’autodétermination. Mais en imposant le plan d’autonomie marocain comme fondement incontournable, elle crée un ancrage qui écarte progressivement les autres scénarios, comme l’indépendance totale.
À Rabat, cette résolution a été saluée comme une immense victoire diplomatique, renforçant la conviction que le vent international souffle désormais résolument en faveur du Maroc.
3) Les racines historiques de l’impasse
Pour saisir l’enlisement actuel, il est nécessaire de rappeler les étapes clés de ce territoire colonisé par l’Espagne dès 1884 :
Avis consultatif de la CIJ (1975)
Saisie par le Maroc, la Cour internationale de Justice estime que s’il existait des liens d’allégeance historiques entre certaines tribus sahraouies et le Sultan du Maroc, ceux-ci ne constituaient pas une souveraineté territoriale et ne remettaient pas en cause le droit à l’autodétermination de la population.
La Marche verte et les accords de Madrid (novembre 1975)
Le Maroc organise la Marche verte, envoyant des centaines de milliers de civils franchir la frontière. Peu après, l’Espagne signe les accords de Madrid, abandonnant ses responsabilités de puissance administrante et confiant provisoirement le contrôle au Maroc et à la Mauritanie (sans l’aval de l’ONU).
Retrait de la Mauritanie et enlisement (1979-1989)
Accablée par des difficultés économiques et l’instabilité politique, la Mauritanie renonce à ses prétentions en 1979. Le Maroc récupère la zone abandonnée. Face aux attaques du Front Polisario (qui a proclamé la RASD), le Maroc construit le Berm, figeant le conflit dans une impasse militaire à la fin des années 1980.
Création de la MINURSO (1991)
Le cessez-le-feu de l’ONU entre en vigueur et la MINURSO est déployée pour surveiller la paix et organiser un référendum d’autodétermination. Ce référendum n’aura jamais lieu, en raison de désaccords insurmontables sur l’éligibilité des votants et le recensement du corps électoral sahraoui.
Conclusion : le triomphe du réalisme politique
Ce qui ressort de cette analyse, c’est que la persistance du statu quo n’est plus dictée par le droit, mais par un environnement international qui privilégie l’ambiguïté à la rupture. Les grandes puissances et les acteurs régionaux accordent aujourd’hui une priorité absolue à la stabilité géopolitique, à la prévisibilité et à la préservation de leurs alliances stratégiques.
Ainsi, le Sahara occidental se retrouve suspendu dans un équilibre délicat : une solution définitive reste envisageable sur le papier, mais elle s’avère, pour l’heure, politiquement trop risquée à mettre en oeuvre pour la communauté internationale.
Le marché des transferts du PSG s’emballe. Le club parisien multiplie les pistes, avec des cibles comme Yan Diomandé ou Maghnes Akliouche, mais doit aussi gérer des départs. Parmi eux, Kang-In Lee, milieu offensif de 25 ans, se prépare à quitter les Rouge-et-Bleu. L’international sud-coréen souhaite relever un nouveau défi et retrouver un temps de jeu plus conséquent, et il aurait choisi l’Atlético de Madrid pour cela.
L’élimination de la corée du sud en coupe du monde 2026 pourrait accélérer le processus
Les Colchoneros se montrent confiants dans ce dossier. Un accord verbal existerait déjà avec Kang-In Lee sur les termes personnels de son contrat, et les échanges avec le PSG se déroulent dans une atmosphère constructive. Si tout suit son cours, l’opération pourrait se conclure pour environ 30 millions d’euros. L’élimination de la Corée du Sud lors de la Coupe du monde 2026 pourrait même donner un coup d’accélérateur, puisque Kang-In Lee sera désormais libéré de ses obligations internationales et pourra se concentrer sur son transfert.
Kang-in lee pour succéder à antoine griezmann à l’atlético ?
La presse espagnole souligne que l’Atlético de Madrid est séduit par la jeunesse, les qualités techniques de Kang-In Lee et par sa connaissance de la Liga, où il a déjà évolué. De son côté, le joueur du PSG ambitionne de devenir un titulaire indiscutable au sein des Rojiblancos et de prendre la place d’Antoine Griezmann, parti signer à Orlando City en MLS. À suivre de près.
Abidjan – Le groupe minier Endeavour Mining a annoncé avoir injecté 1 710 milliards de FCFA dans l’économie ivoirienne sur la période 2021-2025, dont 644 milliards FCFA reversés à l’État sous forme d’impôts, redevances et dividendes, selon son premier Rapport d’impact pays dédié à la Côte d’Ivoire.
Intitulé « Créer de la valeur tangible », ce document a été présenté le lundi 29 juin 2026 au siège d’Endeavour Mining à Cocody. Il dresse le bilan des mines d’Ity et de Lafigué en matière de retombées économiques, de développement communautaire et de protection environnementale.
La vice-présidente chargée des Affaires publiques et directrice-pays d’Endeavour en Côte d’Ivoire, Laetitia Gadegbeku-Ouattara, a indiqué que les opérations d’Ity et de Lafigué ont fait de l’or « un véritable catalyseur de développement durable » durant les cinq dernières années. Elle a réaffirmé l’engagement du groupe à poursuivre un partenariat basé sur la confiance, la transparence et le progrès partagé.
Elle a précisé que sur les 644 milliards FCFA versés à l’État, 398 milliards proviennent des impôts, 149 milliards des redevances et 97 milliards des dividendes. L’entreprise indique également avoir consacré 904 milliards FCFA à des achats auprès de fournisseurs nationaux.
Endeavour emploie plus de 1 350 personnes, dont 94 % de nationalité ivoirienne. Elle collabore avec 4 390 prestataires et plus de 600 fournisseurs locaux, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs aux recettes publiques du pays et le premier producteur d’or de Côte d’Ivoire.
Dans le domaine de la santé, Mme Gadegbeku-Ouattara a souligné que plus de 120 000 personnes ont bénéficié d’initiatives de prévention, de dépistage et d’accès aux soins menées par l’entreprise et sa fondation. Les Caravanes de santé ont notamment permis à près de 4 000 personnes de recevoir gratuitement des consultations et des traitements, tandis que 64 patients ont été opérés gratuitement de la cataracte.
Le Dr Youssouf Koné, directeur départemental de la Santé de Zouan-Hounien, a souligné que le partenariat avec Endeavour constitue un appui important dans la lutte contre le paludisme pour les populations riveraines de la mine d’Ity.
En matière d’éducation, plus de 4 000 enfants et jeunes ont bénéficié des programmes éducatifs de l’entreprise entre 2021 et 2025, tandis que 842 étudiants ont effectué des stages pratiques. Les initiatives « Élites de Demain », « Jeunes Filles en Scolarité » et « Pépites d’Or » figurent parmi les principaux programmes de développement du capital humain.
Le rapport fait également état d’un investissement de plus de 2,8 milliards FCFA dans les infrastructures communautaires. Ces financements ont permis la réalisation de 71 projets d’accès à l’eau potable et de sécurité, la réhabilitation de 16 routes au bénéfice de plus de 360 000 personnes, la mise en œuvre de 10 projets d’électrification rurale ainsi que la délivrance de 1 000 permis de conduire destinés à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.
Sur le plan économique, plus de 3 000 personnes ont bénéficié de 284 initiatives génératrices de revenus, financées à hauteur de 487 millions FCFA, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. Le programme « N’Goto Yetehe » a notamment assuré la formation de 63 jeunes dans huit corps de métiers à Lafigué.
Dans le domaine environnemental, Endeavour indique avoir planté plus de 158 000 arbres et protégé ou restauré 199 hectares de terres entre 2021 et 2025. Le programme « Un enfant, un arbre », conduit avec des établissements scolaires, ainsi que la restauration de 125 hectares de forêts classées en partenariat avec la SODEFOR, figurent parmi les principales actions menées. L’entreprise souligne également que sa stratégie « Vers Zéro Plastique » a permis d’éliminer plus de 1,3 million de bouteilles en plastique à usage unique, soit une réduction de 99 % en trois ans.
Le Rapport d’impact Côte d’Ivoire 2021-2025 est présenté aux communautés hôtes des mines d’Ity et de Lafigué en présence des autorités administratives, des collectivités territoriales, des autorités coutumières, ainsi que des représentants des jeunes, des femmes et des comités de pilotage des projets miniers.
Endeavour Mining est l’un des principaux producteurs mondiaux d’or et le premier en Afrique de l’Ouest. Le groupe exploite des mines au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso et développe plusieurs projets dans la ceinture birimienne. Il est coté aux Bourses de Londres et de Toronto sous le symbole EDV.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris une décision surprenante en refusant de promulguer la révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale. Au lieu de cela, il a choisi de soumettre le texte à un référendum, utilisant l’article 103 de la Constitution. Cette manœuvre met un coup d’arrêt à la victoire parlementaire de l’opposition menée par Ousmane Sonko et Pastef.
Pourtant, tout semblait joué : les députés de la majorité avaient adopté la proposition de loi par 129 voix, rejetant les amendements gouvernementaux. Mais en coulisses, le président a estimé que le processus devait être soumis directement au peuple. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a révélé que Bassirou Diomaye Faye a actionné l’article 103 pour contourner la voie parlementaire. Cette décision redéfinit le rapport de force et relance le débat constitutionnel dans le pays.
Invité en qualité d’expert à la session annuelle du Conseil de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), le Procureur spécial Mario Mètonou a représenté le Bénin à Bruxelles, le vendredi 26 juin 2026, lors d’un panel de haut niveau consacré à la lutte contre le trafic de stupéfiants. Une participation remarquée qui consacre le savoir-faire béninois en matière de coopération judiciaire et de lutte contre la criminalité organisée.
Devant les 187 directeurs généraux des douanes réunis pour cette session mondiale, le magistrat béninois a livré une analyse structurée des mécanismes contemporains de lutte contre les réseaux criminels transnationaux. Il a mis l’accent sur l’impératif d’une collaboration étroite entre les autorités judiciaires et les administrations douanières, condition indispensable pour renforcer l’efficacité des dispositifs de répression et de prévention.
Dans son intervention, Mario Mètonou a également insisté sur le rôle central de la coopération internationale et du partage d’informations. Selon lui, ces leviers constituent des outils déterminants pour anticiper les flux illicites, démanteler les filières organisées et endiguer durablement le trafic de drogues, qui demeure une menace majeure pour la sécurité des États.
Par la pertinence de ses contributions et la clarté de ses orientations, le Procureur spécial a illustré la montée en puissance de l’expertise béninoise dans un domaine stratégique. Sa présence à cette rencontre de premier plan traduit la reconnaissance dont jouit le système judiciaire du Bénin sur la scène internationale et réaffirme l’engagement du pays en faveur de la sécurité régionale et mondiale.
Le chef de l’État béninois, Romuald Wadagni, lance une vaste restructuration de l’administration publique en supprimant plusieurs agences héritées de l’ère Talon.
Ces dissolutions concernent notamment les secteurs de la culture et du tourisme, dans le cadre d’une rationalisation des structures étatiques. Cette action marque le début d’une nouvelle approche gouvernementale.
Dès le début de son mandat, le président Wadagni a décidé de réorganiser l’action publique en supprimant plusieurs agences. Parmi elles : l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac), l’Agence Bénin Tourisme et l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt), qui était chargée de faire du Bénin une destination touristique de premier plan.
L’objectif de cette restructuration est de mettre fin à la dispersion des ressources et d’optimiser l’administration du pays. Le décret présidentiel établit les fondements d’une gouvernance resserrée, mais les modalités de transfert des compétences et le sort des employés des agences dissoutes restent à définir.
Avec cette décision politique majeure prise dès le début de son mandat, Romuald Wadagni affirme sa volonté de rationaliser l’appareil d’État et donne le ton de sa gouvernance.
La recapitalisation d’Eramet, à laquelle le Gabon a pris part, déclenche une controverse politique inédite à Paris. Le député insoumis Arnaud Le Gall (LFI-NFP) a soumis une question écrite au gouvernement français, parue au Journal officiel le 30 juin 2026. Il réclame des précisions sur la réalité de cette manœuvre capitalistique. Selon l’élu, le récit officiel mettant en avant un renforcement de la souveraineté minière gabonaise cacherait en réalité un sauvetage financier du holding familial Duval, actionnaire de référence d’Eramet par l’intermédiaire de la Société de Développement et de Participations Minières et Industrielles (SDPMI).
Une lecture officielle remise en cause
Les autorités gabonaises avaient présenté l’opération comme une avancée stratégique. Le Gabon, premier producteur mondial de manganèse via Comilog (filiale historique d’Eramet), voyait dans cette entrée au capital de la maison mère un moyen de mieux capter la rente minière et d’influer sur la gouvernance du groupe. Libreville poursuit depuis plusieurs années une politique de reprise en main de ses ressources stratégiques, avec la révision du code minier et le repositionnement de l’État dans divers secteurs.
Arnaud Le Gall conteste frontalement cette interprétation. Pour le député, ce qui est présenté comme un gain de souveraineté pour un État africain serait avant tout une bouffée d’oxygène pour des actionnaires français en difficulté. La famille Duval, liée historiquement à Eramet, connaît des tensions financières documentées. Une recapitalisation soutenue par un investisseur souverain extérieur permet de stabiliser la structure actionnariale sans diluer fortement les positions historiques.
Le manganèse gabonais au cœur des enjeux
L’arrière-plan industriel pèse lourd dans le débat. Le Gabon assure une part cruciale des revenus d’Eramet via Comilog, dont les exportations de manganèse approvisionnent les sidérurgies mondiales et, plus récemment, les chaînes de valeur des batteries. Le groupe développe aussi des projets dans le nickel et le lithium, métaux critiques pour la transition énergétique. Cette dépendance opérationnelle envers le sous-sol gabonais crée une asymétrie : Libreville fournit la ressource, mais la valeur ajoutée et les décisions stratégiques se situent ailleurs.
L’entrée au capital de la holding parisienne visait à corriger cette asymétrie. Reste à savoir, et c’est le sens de la question parlementaire, à quel prix et avec quelles contreparties réelles. Le député LFI s’interroge sur les conditions financières de l’opération, les garanties obtenues par l’État gabonais en matière de gouvernance, et l’éventuelle implication directe ou indirecte de l’État français. Il demande au gouvernement de clarifier sa position et de préciser si des intérêts publics français ont accompagné la transaction.
Un débat qui dépasse le seul cas Eramet
Au-delà du dossier minier, cette interpellation parlementaire rouvre un débat récurrent sur la relation économique franco-gabonaise. Depuis la transition politique à Libreville après le changement de régime, les autorités gabonaises affichent une volonté de renégocier les équilibres hérités, dans les hydrocarbures comme dans les mines. Plusieurs groupes français, longtemps installés, ont vu leurs positions remises en question. L’épisode Eramet s’inscrit dans cette séquence, mais avec une particularité : c’est l’État africain qui apporte du capital à un groupe français, et non l’inverse.
Cette inversion explique l’acuité de la controverse. Pour les défenseurs de l’opération, elle marque l’émergence d’un actionnariat souverain africain capable de peser dans les conseils d’administration des majors extractives européennes. Pour ses détracteurs, dont Arnaud Le Gall, elle pose la question de la rationalité financière de l’investissement et du rapport coût-bénéfice pour les finances publiques gabonaises. Le gouvernement français devra répondre par écrit à la question parlementaire dans les délais réglementaires, ce qui pourrait éclairer certains aspects encore opaques du montage.
Cette affaire illustre la complexité croissante des relations économiques entre Paris et ses partenaires africains, où chaque opération capitalistique d’envergure suscite désormais des lectures concurrentes. Le député entend obtenir des précisions sur l’ensemble des paramètres financiers de la recapitalisation et sur les éventuels engagements pris par l’exécutif français.
Le Real Madrid, après une saison sans titre, cherche à se renforcer. Le club madrilène a jeté son dévolu sur Michael Olise, mais le Bayern Munich vient de refroidir ses ardeurs avec une annonce cinglante.
Le Real Madrid n’a toujours pas digéré son exercice vierge de trophées. Pour éviter de revivre pareille désillusion, la Maison Blanche envisage de muscler son effectif sous la houlette de José Mourinho. Plusieurs cibles ont circulé, dont Michael Olise. L’ailier de 24 ans, actuellement engagé dans la Coupe du monde 2026 sous le maillot de l’équipe de France, a brillé au Bayern Munich. Les dirigeants bavarois ont directement adressé un message aux Merengue concernant un éventuel transfert de l’international tricolore.
« Nous ne sommes pas un club vendeur »
« Comme je l’ai déjà indiqué, si le président du Real Madrid, Florentino Pérez, avait une offre en tête, il peut s’épargner cette peine car nous ne voulons pas céder Michael Olise. Le Bayern de Munich entretient d’excellentes relations avec le Real Madrid et, de ce fait, ils m’ont contacté pour me dire, d’une part, qu’ils n’avaient absolument aucun contact avec Michael Olise et, d’autre part, qu’ils ne souhaitaient pas de ces spéculations constantes dans les médias. C’est un joueur du Bayern de Munich et il a un contrat à long terme. Et nous ne sommes pas un club vendeur », a ainsi répondu Herbert Hainer, président du Bayern Munich.
Un revers de plus pour le Real Madrid sur le marché
Le Real Madrid sait désormais à quoi s’en tenir pour Michael Olise. Après Julian Alvarez, les pensionnaires de la Liga essuient un nouvel échec dans leurs emplettes. Reste à savoir si la Casa Blanca insistera pour l’ailier de 24 ans ou se tournera vers d’autres pistes. À suivre…
Le gouvernement gabonais a présenté, fin juin 2026 à Libreville, sa Stratégie nationale de valorisation du tourisme durable et de l’artisanat. L’objectif affiché est clair : diversifier l’économie nationale et préparer la transition vers l’après-pétrole en faisant du Gabon une destination phare de l’écotourisme mondial.
Le Gabon possède des atouts naturels impressionnants pour y parvenir. Avec 88 % de son territoire couvert par la forêt équatoriale, 800 kilomètres de littoral préservé et un réseau de 13 parcs nationaux, le potentiel écotouristique est exceptionnel. De la faune sauvage du parc de Loango aux paysages majestueux de l’Ivindo, la capacité à attirer une clientèle internationale en quête de nature authentique est immense.
Par ailleurs, l’engagement environnemental du Gabon — symbolisé par ses obligations bleues et vertes — lui offre une crédibilité précieuse pour mobiliser des financements internationaux dédiés au tourisme durable.
Des obstacles structurels encore nombreux
Transformer ces richesses naturelles en une industrie touristique rentable nécessite de surmonter des défis persistants.
Le premier frein est infrastructurel : l’accès aux sites majeurs comme Lambaréné, Mayumba ou la Lopé reste difficile. Le mauvais état du réseau routier intérieur constitue le principal obstacle au développement du secteur.
Le second frein est financier. Entre le coût élevé des vols internationaux, la logistique interne complexe et l’absence de liaisons aériennes domestiques abordables, le Gabon demeure une destination chère, réservée à un tourisme de niche très sélectif.
Le troisième défi est humain. Un tourisme haut de gamme exige des standards internationaux en matière d’accueil, d’hébergement et de valorisation de l’artisanat local. Cela implique un effort massif et durable de formation professionnelle, un chantier de longue haleine.
De la vision à la mise en œuvre concrète
Le Gabon dispose des atouts naturels nécessaires pour réaliser ses ambitions. Il lui reste à bâtir d’urgence les fondations logistiques et humaines qui permettront d’exploiter ce potentiel.
Pour que cette nouvelle stratégie ne reste pas lettre morte, l’État devra privilégier l’exécution sur la communication. La réussite passera par des partenariats public-privé attractifs, capables de financer les infrastructures routières et hôtelières tout en structurant le savoir-faire local.
Si l’action suit enfin la vision, l’écotourisme au Gabon pourrait devenir un véritable moteur économique pour l’après-pétrole.