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  • Mbaye Dione rappelle à Ousmane Sonko le rôle républicain de l’opposition

    Mbaye Dione rappelle à Ousmane Sonko le rôle républicain de l’opposition

    Un message politique lancé depuis l’hémicycle

    La prise de parole de Mbaye Dione à l’Assemblée nationale n’a pas uniquement porté sur les questions économiques liées au FMI, à la dette ou aux fonds de dotation des collectivités territoriales. Dans la dernière partie de son intervention, le député a choisi d’élargir son propos à la situation politique nationale et au climat entre pouvoir et opposition.

    S’adressant au président de l’Assemblée nationale, il a demandé qu’un message soit transmis à Ousmane Sonko. Un message qu’il a voulu solennel, dans un contexte marqué, selon lui, par une tension politique inhabituelle.

    « Nous ne sommes pas ses ennemis »

    La phrase forte de son intervention restera sans doute celle-ci : « Nous ne sommes pas ses ennemis. Nous sommes ses opposants. » À travers cette déclaration, Mbaye Dione a voulu tracer une ligne claire entre opposition politique et hostilité personnelle. Pour lui, le fait de s’opposer à un gouvernement, à une majorité ou à une orientation politique ne signifie pas être contre le pays, encore moins être l’ennemi de ceux qui gouvernent.

    Le député a ainsi rappelé que l’opposition sénégalaise revendique une posture républicaine. Elle entend, selon ses mots, jouer pleinement son rôle dans le débat démocratique, en accompagnant le gouvernement lorsque cela est nécessaire, mais aussi en s’opposant quand elle le juge utile.

    Un rappel au parcours d’opposant d’Ousmane Sonko

    Mbaye Dione a également convoqué le passé politique d’Ousmane Sonko pour appuyer son propos. Il a rappelé que ce dernier a lui-même été une figure de l’opposition et qu’il a utilisé les tribunes institutionnelles pour exprimer ses désaccords. Selon le député, Ousmane Sonko doit donc accepter, à son tour, que des responsables politiques ne partagent pas ses positions. Il estime que la contradiction fait partie du fonctionnement normal d’une démocratie.

    Pour Mbaye Dione, celui qui s’est opposé hier doit pouvoir accepter l’opposition aujourd’hui. Il a ainsi appelé à une forme de cohérence politique dans la manière de traiter les adversaires.

    L’Assemblée nationale ne doit pas devenir un lieu de règlement de comptes

    Dans son intervention, Mbaye Dione a aussi insisté sur la place de l’Assemblée nationale dans l’équilibre institutionnel du Sénégal. Il a rappelé que cette institution occupe un rang important dans la République et qu’elle doit rester un espace de débat, de contrôle et de responsabilité. Le député a mis en garde contre toute tentative de transformer l’hémicycle en lieu de confrontation personnelle ou de règlement de comptes politiques. À ses yeux, l’Assemblée nationale doit servir le pays, non devenir le théâtre d’affrontements entre camps.

    Cette mise en garde traduit une préoccupation plus large : celle de préserver la dignité du Parlement et la qualité du débat démocratique.

    Une opposition qui revendique sa responsabilité

    Mbaye Dione a tenu à présenter l’opposition comme une force responsable, attachée aux principes républicains. Il a indiqué que les députés de l’opposition ne sont pas dans une logique d’obstruction systématique, mais dans une démarche de vigilance. « Nous allons agir comme des républicains responsables, des opposants courageux », a-t-il déclaré en substance. À travers ces mots, le député veut défendre une opposition capable de soutenir les bonnes décisions, tout en contestant fermement celles qu’elle juge contraires à l’intérêt national.

    Un appel à l’apaisement politique

    Au-delà de l’interpellation adressée à Ousmane Sonko, la sortie de Mbaye Dione sonne comme un appel à l’apaisement dans les relations entre pouvoir et opposition. Le parlementaire invite les nouvelles autorités à reconnaître la légitimité de la contradiction politique. Son message repose sur une idée simple : dans une démocratie, gouverner ne signifie pas réduire l’opposition au silence, et s’opposer ne signifie pas travailler contre le pays. En rappelant que les opposants ne sont pas des ennemis, Mbaye Dione tente ainsi de replacer le débat politique sur le terrain institutionnel et républicain.

  • Cameroun : Camwater et HCR s’unissent pour l’eau potable à Minawao

    Cameroun : Camwater et HCR s’unissent pour l’eau potable à Minawao

    La Cameroon Water Utilities (Camwater) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ont signé, le 30 juin 2026 à Yaoundé, une convention de partenariat visant à garantir un accès durable à l’eau potable pour les réfugiés et les communautés d’accueil dans l’Extrême-Nord.

    Le 30 juin 2026, à Yaoundé, la Cameroon Water Utilities (Camwater) et le HCR ont officialisé leur coopération en faveur des populations vulnérables. Cette convention de partenariat, paraphée par le directeur général de Camwater, le Dr Blaise Moussa, et la représentante du HCR au Cameroun, Mme Yvette Muhimpundu, cible l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable dans la zone du camp de réfugiés de Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord.

    Cet accord s’intègre dans le projet « Solutions alternatives au Camp de Minawao », soutenu par l’Union européenne, la Coopération allemande (GIZ) et le HCR. Camwater apportera son expertise pour la conception, la réalisation et le suivi des infrastructures hydrauliques, tandis que le HCR poursuivra ses actions de protection des réfugiés et de renforcement de leur résilience, en collaboration avec les autorités camerounaises.

    L’objectif commun est d’améliorer les conditions de vie des réfugiés et des communautés hôtes, tout en relevant les défis liés à la pression démographique et à la gestion durable des ressources en eau.

  • Cameroun : les dessous des auditions d’Oswald Baboke au Tribunal criminel spécial

    Cameroun : les dessous des auditions d’Oswald Baboke au Tribunal criminel spécial

    Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil du président de la République camerounaise, à Yaoundé, en décembre 2025.

    Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil du président Paul Biya, a été convoqué à plusieurs reprises devant le Tribunal criminel spécial du Cameroun. Ces auditions, qui se déroulent dans un cadre discret, interrogent sur les enjeux judiciaires en cours au sommet de l’État.

    Le haut fonctionnaire, proche du chef de l’État, est au cœur d’une procédure dont les contours précis n’ont pas été dévoilés officiellement. Les convocations, qui se sont multipliées ces dernières semaines, suscitent l’intérêt des observateurs de la vie politique camerounaise.

    Cette affaire, qui implique un membre influent de l’entourage présidentiel, pourrait avoir des répercussions significatives. La suite de la procédure est suivie de près par l’opinion publique.

  • Une délégation de la LOPIS reçue par le Premier ministre du Niger

    Une délégation de la LOPIS reçue par le Premier ministre du Niger

    Une délégation de la LOPIS reçue par le Premier ministre du Niger

    mardi 30 juin 2026 16:40

    NIAMEY – Une délégation de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS) a été reçue à Niamey par le Premier ministre de la République du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, avec lequel elle a passé en revue la vision de la Ligue et son rôle dans le renforcement de la sécurité intellectuelle dans la région, indique mardi un communiqué de cette instance.

    LOPIS
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  • Le Gabon mise sur son patrimoine naturel pour bâtir une économie durable

    Le Gabon mise sur son patrimoine naturel pour bâtir une économie durable

    Libreville, mardi 30 juin 2026 – Le Gabon entend transformer sa biodiversité exceptionnelle en moteur de croissance. En dévoilant sa nouvelle stratégie nationale du tourisme durable et de l’artisanat, le gouvernement lance un chantier ambitieux qui dépasse le simple secteur touristique.

    Derrière cette feuille de route se profile une vision renouvelée du développement national, axée sur la valorisation du capital naturel, la création d’emplois et la diversification d’une économie encore largement tributaire des ressources extractives.

    Réunis à la Cité de la Démocratie à Libreville, les plus hauts responsables de l’État, les partenaires techniques, les diplomates et les représentants du secteur privé ont assisté à la présentation officielle d’un document stratégique destiné à redéfinir la place du tourisme dans l’économie gabonaise. Dans un contexte où les modèles économiques traditionnels montrent leurs limites et où la transition écologique devient un enjeu mondial, le Gabon veut faire de ses forêts, de ses parcs nationaux, de sa culture et de son artisanat des leviers de croissance durable.

    La ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, le Pr Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, a donné le ton en rappelant que le tourisme n’est pas seulement une activité économique. Selon elle, il constitue un outil de développement territorial, une vitrine identitaire et un puissant levier d’investissement capable de transformer durablement les territoires.

    71 projets pour changer d’échelle

    L’ambition gouvernementale repose sur un constat simple. Malgré un potentiel reconnu à l’international, le secteur touristique gabonais n’a jamais pleinement exploité ses atouts. Les diagnostics présentés lors de la cérémonie mettent en évidence des insuffisances institutionnelles, juridiques et organisationnelles qui ont freiné pendant des décennies l’émergence d’une véritable industrie touristique.

    Pour rompre avec cette situation, la stratégie prévoit la mise en œuvre de 71 projets prioritaires. Les investissements visent notamment la modernisation des infrastructures, l’amélioration de la gouvernance sectorielle, la professionnalisation des opérateurs, le développement des circuits écotouristiques et la valorisation du patrimoine historique, culturel et artisanal.

    L’objectif affiché est clair. Augmenter significativement la contribution du tourisme au produit intérieur brut tout en préservant l’intégrité écologique qui fait la singularité du pays.

    Dans un continent où plusieurs États cherchent à convertir leur richesse naturelle en opportunités économiques, le Gabon dispose d’un avantage concurrentiel rare. Plus de 88 % de son territoire est couvert de forêts. Ses parcs nationaux figurent parmi les plus préservés d’Afrique. Sa faune, sa flore et ses paysages constituent un patrimoine mondial dont la valeur économique reste encore largement sous-exploitée.

    Une économie qui ne peut plus fonctionner en silos

    La réussite d’une telle stratégie dépend toutefois d’un facteur déterminant : la coordination de l’action publique.

    Le ministre de l’Industrie, Lubin Ntoutoume, a souligné avec force qu’aucun ministère ne pourra relever seul un tel défi. Développer le tourisme implique nécessairement les secteurs des infrastructures, des transports, de la culture, de l’environnement, des eaux et forêts, de l’aménagement du territoire et de la formation professionnelle.

    Cette approche intégrée traduit une évolution importante de la gouvernance économique. Le tourisme n’est plus perçu comme un secteur périphérique. Il devient un catalyseur capable d’entraîner plusieurs filières simultanément, de stimuler l’investissement privé et de créer des emplois dans des zones parfois éloignées des grands centres urbains.

    L’artisanat occupe également une place stratégique dans cette vision. En valorisant les savoir-faire locaux, il participe à la préservation du patrimoine culturel tout en générant des revenus pour des milliers de familles.

    Le moment de vérité

    La désignation de l’actrice et productrice Nelly Obono comme égérie de la caravane touristique nationale, ainsi que l’engagement de l’artiste Annie Flore à mettre gratuitement à disposition son titre « Je t’invite » pour accompagner la promotion du pays, témoignent de la volonté d’associer pleinement les acteurs culturels à cette dynamique.

    Mais au-delà des symboles, l’enjeu est désormais celui de l’exécution. Le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a appelé l’ensemble des administrations, collectivités locales et opérateurs économiques à s’approprier cette stratégie afin d’en faire une réalité tangible.

    La remise officielle du document stratégique et l’annonce immédiate de la mise en place d’une équipe chargée de son opérationnalisation marquent le passage du temps de la réflexion à celui de l’action.

    La troisième édition de la Caravane nationale du tourisme, prévue du 17 juillet au 6 septembre prochain, constituera le premier test grandeur nature de cette nouvelle politique.

    Pour le Gabon, le défi dépasse le simple développement touristique. Il s’agit de démontrer qu’une nation peut transformer la protection de son environnement en moteur de prospérité. Dans un monde en quête de modèles économiques plus durables, cette stratégie pourrait bien faire du pays l’un des laboratoires africains les plus prometteurs de l’économie verte.

  • Un attaquant de monaco pour remplacer gonçalo ramos au psg ?

    Un attaquant de monaco pour remplacer gonçalo ramos au psg ?

    Le Paris Saint-Germain a officialisé le départ de Gonçalo Ramos, son buteur portugais, vers l’AC Milan. Le club parisien se retrouve donc à la recherche d’un nouvel avant-centre pour renforcer son attaque. Selon des informations concordantes, la direction parisienne aurait jeté son dévolu sur Folarin Balogun, l’attaquant américain de l’AS Monaco.

    Un intérêt pour Folarin Balogun

    Le PSG pense sérieusement à Folarin Balogun pour combler le vide laissé par Ramos. L’international américain a réalisé une excellente saison avec l’AS Monaco, inscrivant 19 buts en 43 rencontres toutes compétitions confondues, ce qui fait de lui le meilleur buteur du club monégasque. Actuellement en pleine Coupe du monde avec les États-Unis, Balogun confirme son statut de buteur de haut niveau. Luis Campos, le conseiller sportif du PSG, apprécie particulièrement le profil de ce joueur de 24 ans, qui connaît déjà bien la Ligue 1 pour avoir évolué à Reims puis à Monaco.

    Monaco prêt à négocier

    Pour l’instant, le PSG n’a pas encore entamé de démarches concrètes, mais la situation pourrait évoluer rapidement. L’AS Monaco, confrontée à des difficultés financières après avoir manqué la qualification pour la Ligue des champions, serait ouverte à la vente de son attaquant. Balogun fait partie des trois joueurs que Monaco a placés sur le marché, aux côtés de Lamine Camara et Maghnes Akliouche, ce dernier étant également suivi par le PSG. Le club parisien pourrait ainsi réaliser un doublé en attirant deux talents monégasques. Cependant, la concurrence est rude : Tottenham et Chelsea suivent aussi de près la situation de Folarin Balogun.

  • Le groupement AID-UMPP applaudit la réforme électorale en Côte d’Ivoire

    Le mardi 30 juin 2026 à Abidjan, le groupement politique Alliance des Ivoiriens pour la démocratie (AID) et l’Union des masses populaires pour la paix (UMPP) a manifesté sa satisfaction face à la décision gouvernementale d’initier une refonte de la gouvernance électorale. Selon cette formation, cette initiative témoigne d’une réelle écoute des doléances émises par les partis et la société civile.

    Dans une déclaration lue par son porte-parole Zadi Djédjé, le groupement a salué les conclusions de la réunion d’information du 22 juin à la Primature, présidée par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, qui portait sur la restructuration de l’organe électoral.

    Pour l’AID-UMPP, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), dont le mandat des membres avait expiré, ainsi que l’annonce d’une nouvelle architecture électorale, répondent aux revendications formulées depuis des années par les formations politiques et diverses organisations citoyennes.

    Le groupement considère que cette réforme ouvre une « nouvelle page » dans la tenue des scrutins en Côte d’Ivoire, visant à accroître la transparence du processus, rétablir la confiance entre les acteurs et éviter les tensions pré et post-électorales.

    Il a également reconnu les acquis de la CEI tout en se réjouissant de la volonté gouvernementale de mettre en place un dispositif inédit reposant sur trois entités distinctes : une pour l’organisation matérielle, une pour le dépouillement des votes, et une pour la supervision globale.

    Selon l’AID-UMPP, cette refonte repose sur des principes de professionnalisation, de neutralité, de transparence et d’efficacité, capables de consolider durablement la stabilité institutionnelle et de renforcer la crédibilité des élections.

    Le groupement a par ailleurs invité les partis, la société civile, les leaders communautaires et tous les acteurs du processus à soutenir la mise en œuvre de cette réforme dans un esprit de responsabilité, de patriotisme et de dialogue.

    Exhortant le gouvernement à poursuivre ses efforts pour la stabilité et la cohésion nationale, l’AID-UMPP a appelé les politiques à faire confiance aux institutions républicaines, estimant que ce respect est essentiel pour consolider la démocratie et préserver la paix en Côte d’Ivoire.

  • Rdc : interdiction des rassemblements pour endiguer ebola avant une marche de l’opposition

    Rdc : interdiction des rassemblements pour endiguer ebola avant une marche de l’opposition

    Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décrété l’interdiction de tout rassemblement de masse à Kinshasa et dans trois provinces. Objectif : freiner la propagation de l’épidémie d’Ebola, alors que l’opposition prévoit une grande manifestation contre le président Félix Tshisekedi le mercredi 8 juillet.

    Cette mesure, annoncée dans une lettre du ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani, vise à « éviter toute contamination à virus Ebola ». La décision survient dans un climat politique déjà très tendu autour d’un projet de révision constitutionnelle que l’opposition dénonce comme une tentative d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour Tshisekedi.

    Ebola : 360 morts et 1 274 cas recensés

    La 17e épidémie d’Ebola, déclarée le 15 mai, a officiellement fait 360 morts sur 1 274 cas détectés. Les provinces du nord-est restent les plus touchées. Aucun cas n’a été signalé à Kinshasa, mégapole de plus de 17 millions d’habitants.

    Le ministre a demandé aux autorités locales d’interdire les « attroupements de masse », sans préciser si la marche de l’opposition est directement ciblée.

    Un climat politique explosif

    Le 12 juin, un précédent rassemblement de l’opposition, dénonçant un « coup d’État constitutionnel », avait été violemment dispersé. Des affrontements entre manifestants, militants pro-gouvernement et forces de l’ordre avaient fait plusieurs blessés, et au moins un mort selon les Nations unies.

    Malgré l’interdiction, l’opposition maintient son appel à manifester le 8 juillet pour exiger la démission de Félix Tshisekedi. Jacquemain Shabani a qualifié cet appel « d’acte de haute trahison ».

  • Mercato : Manchester United prend de l’avance sur le PSG pour un talent de West Ham

    Mercato : Manchester United prend de l’avance sur le PSG pour un talent de West Ham

    Double vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année d’affilée, le PSG prépare un été animé sur le marché des transferts. Le club parisien souhaite rajeunir l’effectif de Luis Enrique et a activé plusieurs pistes, dont celle menant à Mateus Fernandes. Cependant, un géant de Premier League serait désormais en bonne position pour s’attacher les services du milieu offensif portugais de 21 ans.

    Manchester United en pôle pour Mateus Fernandes ?

    Des informations récentes indiquent que Manchester United serait actuellement en tête pour recruter Mateus Fernandes. Le joueur de West Ham, non retenu pour la Coupe du monde 2026, aurait une nette préférence pour les Red Devils, malgré l’intérêt de Tottenham et d’autres formations. Le PSG verrait ainsi ce dossier lui échapper face au mastodonte anglais.

    Le PSG avance sur d’autres cibles

    Pendant ce temps, le PSG continue de travailler sur d’autres dossiers. Le club de la capitale serait bien placé pour attirer Yan Diomandé du RB Leipzig ainsi que Maghnes Akliouche de l’AS Monaco. L’international ivoirien et le milieu offensif monégasque seraient séduits par l’idée de rejoindre les doubles champions d’Europe cet été. Le coût des deux opérations pourrait avoisiner les 200M€. À suivre…

  • Au Gabon, les techniciens de la seeg enfin entendus par le pouvoir

    Au Gabon, les techniciens de la seeg enfin entendus par le pouvoir

    Au Gabon, les techniciens de la seeg enfin entendus par le pouvoir

    Libreville – Pendant longtemps, les débats sur la crise de l’eau et de l’électricité au Gabon se sont focalisés sur les conséquences : coupures incessantes, pénuries, délestages et mécontentement populaire. Mais une question centrale est restée dans l’ombre : les véritables experts des réseaux, des installations et des contraintes techniques ont-ils jamais été réellement consultés ?

    La rencontre tenue cette semaine entre le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema et les agents de la SEEG au Centre des Métiers Jean Violas d’Owendo pourrait changer la donne. Pendant près de trois heures, le chef de l’État a écouté sans filtre ceux qui affrontent chaque jour les réalités du terrain.

    Le diagnostic livré par les agents est sans appel. Au-delà de l’obsolescence des infrastructures, l’un des problèmes majeurs de la SEEG est la mise à l’écart progressive de l’expertise technique dans les choix stratégiques.

    La parole des techniciens au cœur du diagnostic

    Un ingénieur présent a raconté que depuis plusieurs années, les équipes techniques alertent sur l’état des équipements et proposent des correctifs, mais leurs avis ne sont pas suivis. Son témoignage a résumé ce que beaucoup répètent : les techniciens voient les défaillances, identifient les risques, suggèrent des solutions, mais leurs recommandations ne pèsent pas dans les décisions.

    Cette critique reflète une réalité observée dans de nombreuses entreprises publiques : quand les décisions s’éloignent du terrain, les dysfonctionnements s’accumulent jusqu’à devenir systémiques.

    D’autres agents – électriciens, électromécaniciens, ingénieurs réseaux, spécialistes de l’eau ou de la maintenance – ont décrit un système où l’expertise technique n’a pas la place qu’elle mérite dans la chaîne de décision.

    Le parallèle avec certaines multinationales est frappant. Les crises vécues par Boeing, souvent citées par les experts en management industriel, montrent ce qui arrive quand les impératifs administratifs ou financiers prennent le pas sur les exigences techniques. À l’inverse, des groupes comme Mercedes ont bâti leur succès sur l’influence déterminante des ingénieurs dans les choix stratégiques.

    L’eau, un défi de conception autant que de production

    Les échanges ont aussi mis en lumière des réalités méconnues du grand public.

    Concernant l’approvisionnement en eau, les techniciens ont expliqué que les difficultés ne viennent pas seulement des coupures ou des installations vieillissantes. La pression est un facteur clé. Quand les volumes disponibles baissent, la pression chute mécaniquement, empêchant l’eau d’atteindre certains quartiers ou étages.

    Cette situation s’aggrave en saison sèche. La ressource actuelle, puisée dans la rivière de Ntoum, subit l’étiage, ce qui réduit le niveau et le débit.

    Cette réalité relance une question stratégique : pourquoi ne pas profiter de la refondation du secteur pour envisager un captage plus important directement relié au fleuve Kango, dont les volumes sont plus abondants et stables toute l’année ?

    Une telle orientation exigerait des investissements massifs, mais elle s’inscrit dans la logique des infrastructures structurantes nécessaires à un pays en croissance.

    La réforme ne réussira qu’avec les compétences

    La création prochaine de la Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon est une occasion historique. Rarement le pays n’a eu une telle chance de rebâtir deux entreprises stratégiques.

    Mais la réussite de cette transformation ne dépendra pas seulement des financements ou des équipements. Elle reposera surtout sur la capacité à replacer les compétences techniques au cœur du dispositif.

    L’échange direct entre le chef de l’État et les agents a montré une chose essentielle : les réponses existent souvent déjà à l’intérieur des organisations. Elles se trouvent chez les femmes et les hommes qui conçoivent, entretiennent et exploitent les installations au quotidien.

    Le vrai enseignement de cette réunion est peut-être celui-ci : les futures entités appelées à remplacer la SEEG devront s’appuyer davantage sur leurs ingénieurs, techniciens et spécialistes. Car dans des secteurs aussi sensibles que l’eau et l’électricité, les infrastructures peuvent être financées par l’État, mais seules l’expertise, l’écoute du terrain et la compétence garantissent durablement le service public. C’est probablement la leçon la plus importante que le Gabon peut tirer aujourd’hui de sa crise énergétique et hydraulique.

  • Bus chinois au Sénégal : des emplois locaux au cœur du débat sur les fonds européens

    Bus chinois au Sénégal : des emplois locaux au cœur du débat sur les fonds européens

    « Les autorités sénégalaises devraient utiliser les fonds de développement de l’UE pour acheter des bus chinois si cela profite à la main-d’œuvre sénégalaise », estime Udo Bullmann, un influent député européen socialiste.

    Un appel d’offres européen de plus de 300 millions d’euros, destiné à fournir des autobus et des infrastructures à Dakar, la capitale du Sénégal, suscite une vive controverse. Le projet semble en effet sur le point d’être attribué à une entreprise liée à l’État chinois, déjà condamnée pour avoir enfreint les règles de l’UE en matière de subventions étrangères.

    Alors que plusieurs responsables et parlementaires européens jugent cette situation « folle », Bullmann, lui, se dit favorable à l’octroi de ces fonds à une entreprise chinoise, à condition que cela bénéficie aux travailleurs locaux.

    « Le critère, c’est une main-d’œuvre africaine qualifiée et la création d’une valeur ajoutée africaine », a-t-il déclaré lundi à Bruxelles.

    En juin dernier, lors de la visite du gouvernement sénégalais en Chine, les deux pays ont scellé un accord pour construire une usine d’assemblage d’autobus au Sénégal.

    Bullmann assure que tant que le soumissionnaire retenu embauche du personnel local, l’origine chinoise de l’offre ne le préoccupe pas.

    « Cela m’importe peu », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant ne pas connaître les détails précis du projet sénégalais.

    « Je salue les investisseurs qui investissent en Afrique et forment la main-d’œuvre africaine selon des normes plus élevées », a-t-il ajouté. « Cela fait toute la différence. »

    Bullmann, qui préside la délégation du Parlement européen en Afrique du Sud, coordonne cette semaine au Parlement européen les Journées africaines organisées par les socialistes. Selon lui, l’Europe reste la meilleure alliée de l’Afrique.

    « Si vous voulez de l’exploitation, vous vous tournez vers les Chinois. Si vous voulez de la répression politique, vous vous tournez vers les États-Unis. Si vous voulez de l’amitié, vous vous tournez vers les Européens », a-t-il lancé.

    Le responsable du développement de l’UE, Jozef Síkela, avait annoncé en mai que les futurs projets d’aide au développement intégreraient « des mesures visant à renforcer la préférence européenne ». Bullmann rejette cette approche.

    « Il faut une règle qui donne la préférence à la production locale. C’est ce qui importe le plus », a-t-il rétorqué, plaidant pour que les appels d’offres soutenus par l’UE privilégient les produits africains.

    Barry Andrews, président de la commission du développement du Parlement européen, a également estimé que le Sénégal devait choisir l’offre la plus avantageuse. « En substance, vous demandez aux Sénégalais de payer deux fois plus », a-t-il souligné, en référence à l’écart de prix entre l’offre de CRRC, inférieure de plus de moitié, et celle de Scania, le seul concurrent européen.

  • Renforcement de la coopération entre les cours constitutionnelles du Gabon et du Togo

    Renforcement de la coopération entre les cours constitutionnelles du Gabon et du Togo

    Les cours constitutionnelles du Gabon et du Togo ont posé les jalons d’une collaboration renforcée visant à mutualiser les compétences et à échanger des expériences. Les présidents de ces deux institutions, Dieudonné Aba’a Owono pour le Gabon et le Pr Djobo-Babakane Coulibaley pour le Togo, ont officialisé cette dynamique de rapprochement hier au Palais de la Constitution, à Libreville. La rencontre s’est déroulée au lendemain de l’arrivée de la délégation togolaise pour une visite de travail et d’amitié.

    Cette initiative s’inscrit dans la continuité des relations privilégiées entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux chefs d’État partagent une vision commune sur plusieurs enjeux régionaux et internationaux.

    Selon les deux responsables, ce rapprochement est particulièrement opportun face aux défis traditionnels et émergents. La justice constitutionnelle doit répondre aux attentes d’une société intergénérationnelle et garantir la protection de la dignité, des droits et des libertés des générations futures.

    « Le dialogue entre nos Cours n’est pas seulement utile à nos institutions, il est utile à l’Afrique. Il ne s’agit plus d’un simple exercice de courtoisie constitutionnelle, mais d’une nécessité pour la consolidation de l’État de droit sur notre continent », a déclaré Dieudonné Aba’a Owono. Il a exprimé le souhait que cette visite inaugure une série d’échanges, permettant aux juges constitutionnels des deux pays de travailler ensemble, de partager leurs réflexions, leurs jurisprudences et leurs interrogations.

    Le Pr Djobo-Babakane Coulibaley a, pour sa part, souligné la pertinence de cette démarche. « En cette période de turbulences guerrières où le prestige de l’État de droit recule dans de nombreuses régions du monde, le dialogue entre nos juridictions nous offre l’occasion de réaffirmer notre communauté de valeurs autour du principe de l’État de droit », a-t-il insisté. La délégation togolaise poursuit son séjour jusqu’à mercredi.

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