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  • Cédric Itten évoque l’équipe de Suisse et son transfert au Werder Brême

    Cédric Itten évoque l’équipe de Suisse et son transfert au Werder Brême

    Cédric Itten évoque l’équipe de Suisse et son transfert au Werder Brême

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  • Le gouvernement congolais défend sa riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC

    Le gouvernement congolais défend sa riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC

    Patrick Muyaya, Roger Kamba et Gaby Kasongo

    Depuis Bunia, au cœur de la province de l’Ituri, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a exhorté à une évaluation impartiale des initiatives gouvernementales congolaises face à l’épidémie du virus Ebola. Cette maladie continue de frapper les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, situées dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    Lors d’une conférence de presse conjointe tenue le jeudi 18 juin 2026, aux côtés de Roger Samuel Kamba, ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, Patrick Muyaya a réfuté les allégations de certaines organisations non gouvernementales actives dans la gestion de la crise sanitaire. Il a souligné l’ouverture du gouvernement aux critiques constructives, tout en insistant sur la nécessité de reconnaître les progrès accomplis sur le terrain. Le porte-parole a admis la persistance de défis, mais a fermement rejeté toute rhétorique alarmiste.

    « Je m’abstiendrai de nommer les ONG concernées par ces critiques. Notre démarche est clairement transparente et ouverte. Les divers intervenants que vous avez entendus n’ont reçu aucune directive préalable. Nous ne prétendons en aucun cas que la situation est parfaite, mais nous affirmons déployer toutes les actions nécessaires », a affirmé le porte-parole du gouvernement.

    Le ministre a mis en avant la proactivité de l’État congolais, qui a engagé ses propres fonds avant même l’intervention des partenaires internationaux. Patrick Muyaya a également apporté des précisions concernant les aides financières étrangères, souvent évoquées par les acteurs externes.

    « Le gouvernement n’a pas attendu l’aide des partenaires. Nous avons déjà alloué 50 millions de dollars américains de nos propres fonds, car il est essentiel de montrer l’exemple. Les financements dont vous entendez parler, qu’ils proviennent du gouvernement américain ou d’autres entités, ne sont pas directement versés au gouvernement. Ils sont destinés aux organisations non gouvernementales », a-t-il détaillé durant son allocution.

    Le porte-parole a exhorté tous les intervenants impliqués dans la riposte Ebola RDC à adopter une approche de responsabilité collective, soulignant que certaines critiques ne rendent pas toujours compte fidèlement de la situation réelle sur le terrain.

    « Notre objectif commun est d’éradiquer cette épidémie. Cependant, il est inacceptable que certains cherchent à exploiter cette crise pour obtenir des fonds supplémentaires. D’autres canaux existent pour les plaidoyers financiers », a-t-il fait valoir.

    Il a instamment demandé aux organisations concernées de faire preuve de plus de modération dans leurs déclarations. « Sous-estimer les efforts de ceux qui sont sur le terrain revient à ignorer leurs sacrifices. J’invite ces ONG à plus de retenue, car un examen de leurs propres actions sur le terrain révélerait de nombreuses lacunes », a-t-il ajouté.

    Pour sa part, Roger Samuel Kamba, ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, a affirmé sa volonté de privilégier les résultats concrets aux débats controversés.

    « Ma priorité est de rester focalisé sur les faits », a-t-il déclaré, avant de lister les critères qu’il juge fondamentaux pour évaluer l’efficacité de la riposte Ebola en République démocratique du Congo. « Je préfère examiner le nombre de tests effectués mensuellement, le déploiement des centres de traitement, le nombre de relais communautaires mobilisés, le volume d’échantillons analysés quotidiennement, et le nombre de guérisons », a-t-il précisé.

    Selon le ministre, l’efficience de la réponse doit être évaluée à l’aune des actions tangibles réalisées sur le terrain. « C’est ce qui retient mon attention. Les spéculations et les manœuvres opportunistes ne m’intéressent pas », a-t-il poursuivi. Roger Samuel Kamba a conclu en affirmant que l’évaluation finale de la crise sanitaire ne pourra être pleinement réalisée qu’une fois l’épidémie maîtrisée : « Une fois cette épidémie terminée, chacun pourra confronter son travail accompli et en tirer ses propres conclusions. »

    L’épidémie d’Ebola en RDC : un défi de santé publique internationale

    Le 17 mai 2026, à peine deux jours après l’officialisation de l’épidémie en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé l’épidémie d’Ebola, causée par le virus Bundibugyo et étendue de la RDC à l’Ouganda, au rang d’Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI).

    L’OMS a alerté sur une propagation géographique significative de l’épidémie, dont l’ampleur réelle pourrait être sous-évaluée. Cette situation est exacerbée par la mobilité élevée des populations, la vulnérabilité des systèmes de santé, le manque d’infrastructures sanitaires adéquates et les entraves à l’accès dans les régions affectées par les conflits.

    Un défi majeur supplémentaire réside dans l’absence actuelle de vaccin agréé et de traitement spécifique pour le virus Bundibugyo. Malgré ce tableau préoccupant, les autorités congolaises maintiennent une perspective optimiste, s’appuyant sur l’expertise forgée au cours des seize précédentes épidémies d’Ebola que le pays a réussi à juguler.

  • Sénégal : l’économie en péril, des voix s’élèvent contre la gouvernance actuelle

    Sénégal : l’économie en péril, des voix s’élèvent contre la gouvernance actuelle

    L’ère des discours enflammés et des promesses de campagne semble révolue. Le Sénégal traverse une période de turbulences nationales où l’inaction n’est plus une option. En tant qu’observateurs attentifs de la scène politique, nous ne pouvons rester silencieux face à ce qui s’apparente à un sabotage économique, social et réputationnel, menaçant la République sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko.

    Ce que l’actuel gouvernement présente comme une « opération de transparence » autour d’une prétendue dette cachée se révèle, en réalité, être une manœuvre d’une gravité sans précédent pour l’image et les finances du Sénégal indépendant. Poussé par un ressentiment politique manifeste et une volonté de discréditer ses prédécesseurs, Ousmane Sonko aurait, selon nos analyses, sacrifié la crédibilité du pays sur les marchés mondiaux. En exposant des chiffres non consolidés avant toute validation officielle, il n’a pas seulement scruté le passé, il a, de fait, compromis l’avenir économique de la Nation sénégalaise.

    Écouter ces déclarations diffusées avec une désinvolture déconcertante pourrait faire croire à une simple opinion d’un chef de parti non encore investi de toutes les prérogatives du pouvoir. Mais il est crucial de rappeler qu’il ne s’agit plus d’un opposant sans responsabilités, mais bien du Premier ministre du Sénégal. Cette persistance dans une posture d’éternel opposant, incompatible avec le rôle d’homme d’État, a mené à des conséquences irréversibles. Chaque mot prononcé par un dirigeant d’État porte un poids financier colossal. Une méconnaissance apparente des rouages financiers a transformé cette communication en une arme de destruction massive pour notre économie.

    L’intégrité financière du Sénégal mise à mal

    Pendant des décennies, au gré des alternances démocratiques, le Sénégal a bâti une crédibilité internationale solide, fruit d’une diplomatie financière exemplaire et d’une signature souveraine respectée. En une unique conférence de presse, sous l’emprise du ressentiment, Ousmane Sonko aurait, selon les critiques, porté atteinte à ce patrimoine précieux.

    Affirmer devant les caméras du monde entier que l’État sénégalais aurait falsifié ses comptes constitue une attaque directe contre les intérêts vitaux de la Patrie. Aucun dirigeant responsable ne sabote délibérément le crédit de son propre pays. Dans sa volonté de nuire à ses adversaires politiques passés, il aurait ainsi fragilisé le Sénégal d’aujourd’hui.

    Ce signal de panique n’a pas tardé à provoquer la réaction des agences de notation internationales. En abaissant le profil du Sénégal, Ousmane Sonko a rendu l’accès aux capitaux plus onéreux et a diminué l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

    Un cataclysme macroéconomique : l’amateurisme chiffré

    Les répercussions de cette politique imprudente se manifestent désormais concrètement. Les indicateurs actuels peignent un tableau préoccupant pour notre souveraineté économique.

    • Les prévisions de croissance ont été drastiquement révisées à la baisse, passant de 6,7 % à un modeste 2,2 %. Plus de quatre points de richesse nationale se sont évaporés, imputables à une communication gouvernementale jugée désastreuse.
    • La suspension du programme de 1,8 milliard de dollars avec le Fonds Monétaire International (FMI) a plongé le Sénégal dans une crise de confiance sans précédent.
    • Pour compenser le déficit financier qu’il a lui-même engendré, le gouvernement se tourne vers des mécanismes d’emprunt plus coûteux et risqués. Telle est la dure réalité derrière les promesses de « rupture ».

    L’asphyxie de l’économie réelle : entreprises en difficulté et chômage croissant

    L’économie réelle, moteur de la croissance et de l’emploi, est aujourd’hui à genoux. Nous croyons fermement au travail, à l’initiative privée et au génie de nos entrepreneurs, mais le climat actuel est alarmant.

    • La création d’entreprises a chuté de plus de 30 %. La peur et l’incertitude ont paralysé l’investissement et freiné l’esprit d’entreprise.
    • Le gel du paiement de la dette intérieure a étranglé les Petites et Moyennes Entreprises (PME), les artisans et les entreprises du Bâtiment et Travaux Publics (BTP). Confrontées à un manque de trésorerie, les vagues de licenciements se multiplient. Dans un contexte où le chômage frôle les 23 %, des milliers de Sénégalais perdent leur emploi et leur dignité.
    • Même le secteur universitaire n’est pas épargné. Les universités et les instituts de formation subissent les conséquences d’une politique budgétaire qui sacrifie l’avenir de notre jeunesse.

    Un calvaire social et la dégradation des territoires : le verdict du RNU

    Derrière les chiffres froids se cache la souffrance quotidienne des familles sénégalaises.

    • Les données du Registre National Unique (RNU) révèlent une progression inquiétante de la vulnérabilité sociale et de la pauvreté. De plus en plus de ménages basculent dans la précarité.
    • Le service de la dette atteint désormais 5 500 milliards de FCFA. Cette situation réduit considérablement les marges de manœuvre de l’État et pèse lourdement sur le coût de la vie pour l’ensemble des citoyens.

    Il est impératif que les Sénégalais prennent conscience de la situation. La « dette cachée » est devenue un prétexte commode pour masquer l’absence de résultats concrets. Face à leur incapacité à honorer leurs engagements, les dirigeants actuels semblent gouverner en se focalisant sur le passé.

    Une grande nation ne peut être dirigée par le ressentiment, le complotisme et la politique spectacle. Le Sénégal mérite une gouvernance plus solide et moins improvisée.

    Face à un chômage avoisinant les 23 %, à une chute de plus de 30 % des créations d’entreprises et à une pauvreté grandissante, les Sénégalais doivent tirer les leçons de cette gouvernance. Il est temps de défendre la rigueur face à l’amateurisme, le patriotisme économique face au sabotage et l’intérêt national face aux calculs politiciens.

  • Niger-Bénin : Niamey pose des conditions à la réouverture de la frontière

    Niger-Bénin : Niamey pose des conditions à la réouverture de la frontière

    Des camions garés au bord de la route près de la ville frontalière de Malanville, au Bénin, le 16 août 2023 © DIDIER ASSOGBA/EPA/MAXPPP

    Publié aujourd’hui à 18h03 Lecture : 1 minute.

    AFP
  • Gabon : l’Assemblée nationale adopte 18 projets de loi clés en une seule session

    Gabon : l’Assemblée nationale adopte 18 projets de loi clés en une seule session

    Le Palais Léon-Mba, siège de l’Assemblée nationale du Gabon, a connu une effervescence législative remarquable ce samedi 20 juin 2026. Sous l’égide de son président, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, les parlementaires gabonais ont tenu une séance plénière particulièrement productive. Cette session, à laquelle ont participé de nombreux ministres venus présenter leurs dossiers, s’est conclue par un vote unanime, concrétisant l’adoption de dix-huit projets de loi essentiels.

    Ces textes législatifs, d’une portée stratégique considérable, visent à moderniser en profondeur les rouages de l’État dans le cadre de la Cinquième République. Parmi les initiatives validées, la ratification de l’ordonnance du 29 janvier 2026 concernant l’archivage électronique représente une avancée majeure vers la digitalisation de l’administration gabonaise.

    Les députés ont également entériné la restructuration de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et, surtout, des réformes impactant directement la vie des citoyens : la refonte du Code de la nationalité et la révision du régime de la propriété foncière. Ce nouvel arsenal juridique vise à renforcer la sécurité des droits des populations et à créer un environnement plus stable pour les investisseurs au Gabon.

    Une collaboration institutionnelle renforcée

    Malgré l’intensité des débats au sein de l’hémicycle, une réelle convergence s’est dessinée. L’Exécutif a d’ailleurs salué le sens des responsabilités manifesté par les élus nationaux. Cette synergie retrouvée entre le gouvernement et le Parlement souligne une volonté commune de consolider l’État de droit et de concrétiser les réformes structurelles engagées dans le pays depuis près de trois ans.

    En amont de cette plénière décisive, la Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale s’était réunie pour finaliser l’organisation de cette journée historique, assurant ainsi la fluidité des travaux.

    Un calendrier législatif dense en cette fin de session

    Le repos sera de courte durée pour les parlementaires. À l’approche de la clôture de la session ordinaire, l’agenda demeure particulièrement chargé. Huit autres projets de loi sont déjà en attente d’examen par les commissions. Ces textes feront l’objet de discussions approfondies avant d’être soumis, à leur tour, au vote lors de la prochaine séance plénière, confirmant le dynamisme de la politique gabonaise.

  • RDC : les rapports de Human Rights Watch et Global Witness renforcent la stratégie de Kinshasa contre Kigali et le M23

    RDC : les rapports de Human Rights Watch et Global Witness renforcent la stratégie de Kinshasa contre Kigali et le M23

    Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) intensifie sa réponse judiciaire et économique. Cette démarche fait suite aux récentes publications de Human Rights Watch et Global Witness, qui mettent en lumière la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi que l’exploitation des ressources naturelles dans les territoires de l’Est de la RDC sous l’emprise de la rébellion de l’AFC/M23.

    Patrick Muyaya, Roger Kamba et Gaby Kasongo

    Lors d’un point de presse conjoint avec Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné que ces rapports ne surprenaient pas les autorités congolaises. Il a précisé que Kinshasa déploie une stratégie sur « un front judiciaire et un front économique », annonçant des actions judiciaires imminentes orchestrées par le ministère de la Justice.

    « Les récentes analyses de Human Rights Watch et de Global Witness ne nous étonnent guère. Nous disposons de nos propres informations, et c’est pourquoi notre stratégie de riposte face à cette agression s’articule sur plusieurs axes. Les volets judiciaire et économique sont primordiaux. D’ailleurs, de nouvelles procédures légales seront initiées par le ministère de la Justice dans les jours à venir. Concernant les minerais, il est essentiel d’examiner toute la chaîne de valeur, au-delà des seuls exploitants locaux », a expliqué Patrick Muyaya aux journalistes.

    En ce qui concerne l’extraction et le commerce des minerais dans l’Est de la RDC, Patrick Muyaya a insisté sur la nécessité d’une analyse globale du circuit, plutôt que de se concentrer uniquement sur les acteurs régionaux. Il a rappelé une rencontre tenue à Genève avec la Première ministre et plusieurs négociants impliqués dans ces filières commerciales.

    « Nous avons organisé une réunion significative à Genève il y a quelques mois, en présence de la Première ministre et de divers négociants opérant dans ces circuits commerciaux. Ces rapports viennent confirmer des données que nous détenions déjà et nous apportent des éléments complémentaires pour consolider nos dossiers, tant sur le plan judiciaire qu’économique. Notre objectif est de contrer l’économie de guerre alimentée par le Rwanda, qui tire profit de l’instabilité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo », a affirmé le porte-parole du gouvernement.

    Un autre point crucial abordé par Patrick Muyaya concerne les allégations de recrutement forcé d’enfants, particulièrement détaillées dans le rapport de Human Rights Watch. Le porte-parole a révélé que les autorités congolaises recevaient des signalements à ce sujet depuis plusieurs mois. Il a imputé ces méthodes coercitives à l’impopularité de la rébellion de l’AFC/M23 dans les zones qu’elle occupe, où elle chercherait à s’imposer par la contrainte.

    « L’aspect du recrutement forcé d’enfants, notamment mis en évidence par Human Rights Watch, nous confirme l’impopularité de l’agresseur et de ses supplétifs dans les régions qu’ils contrôlent. Ils gouvernent par la peur et la violence, recourant à des tactiques coercitives, y compris envers les enfants, à l’image des pratiques au Rwanda. Nous avons maintes fois reçu des alertes de parents. Parfois, des mises en scène sont orchestrées pour présenter de prétendus volontaires dans certains camps », a-t-il détaillé.

    Il a ajouté : « Les conclusions de Human Rights Watch corroborent nos dénonciations de longue date et renforceront les procédures judiciaires déjà en cours. Les faits documentés constituent des crimes graves, y compris des crimes de guerre, pour lesquels les instances judiciaires nationales et internationales sont déjà saisies ou le seront prochainement. »

    Patrick Muyaya a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre ses actions contre Kigali et l’AFC/M23 sur tous les fronts pour que la République démocratique du Congo recouvre pleinement ses droits.

    « Nous connaissons la nature et les méthodes de l’agresseur. Nous le traquerons sans relâche. Les rapports de Human Rights Watch et Global Witness, bien que précieux, ne couvrent pas l’intégralité de la situation sur le terrain. C’est pourquoi nous nous appuyons également sur le travail de nos propres services, et ces publications viennent compléter nos investigations en cours, renforçant ainsi notre capacité de réponse », a affirmé Patrick Muyaya.

    Le porte-parole a également souligné que la réaction du gouvernement dépasse les simples déclarations. Il a fait référence aux sanctions récentes imposées par les autorités américaines à certains responsables de l’armée rwandaise, y voyant un signe de la lutte contre les réseaux illicites liés à l’exploitation minière.

    « L’action gouvernementale ne se limite pas à des communiqués, mais se manifeste par des initiatives concrètes. Si les autorités américaines ont récemment sanctionné des responsables de l’armée rwandaise, c’est notamment en raison de son implication présumée dans des circuits illicites d’exploitation et de commerce de minerais. Toutes ces questions font déjà l’objet de démarches judiciaires et d’actions qui se poursuivront dans les semaines à venir », a déclaré Patrick Muyaya.

    Ces conclusions des rapports viennent consolider des enquêtes antérieures sur les violations des droits humains et le pillage des ressources naturelles dans l’Est de la République démocratique du Congo. Elles surviennent dans un contexte d’offensive continue de l’AFC/M23, un mouvement que les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux accusent d’être soutenu par le Rwanda, et qui contrôle de vastes zones au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les révélations de Global Witness relancent le débat sur l’efficacité des mécanismes internationaux visant à empêcher l’intégration de minerais stratégiques issus de zones de conflit dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

    Depuis plusieurs années, le gouvernement de la République démocratique du Congo maintient que l’instabilité persistante dans l’Est du pays est motivée par des intérêts économiques liés à l’exploitation illégale des ressources minières. Kinshasa qualifie régulièrement ce conflit de « guerre économique » axée sur le pillage des minerais congolais. Kigali, de son côté, rejette systématiquement ces accusations, niant toute implication dans l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC ou dans la déstabilisation de sa région orientale.

  • Togo: les enquêtes sur les enfants tués sous Faure Gnassingbé toujours absentes

    Togo: les enquêtes sur les enfants tués sous Faure Gnassingbé toujours absentes

    Le 16 juin dernier, à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, placée sous le thème de l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, les discours officiels au Togo ont résonné comme à l’accoutumée. Pourtant, derrière les promesses solennelles, la réalité demeure implacable : pour préserver son emprise, le régime de Lomé a trop souvent recours aux armes, frappant des enfants innocents. Retour sur une série de tragédies où les enquêtes restées sans suite se succèdent.

    De Soweto à Lomé : un lourd silence

    Instituée en mémoire des élèves de Soweto morts en 1976 pour réclamer une éducation de qualité, la Journée de l’enfant africain devait être un symbole de progrès. Mais au Togo, la répression des plus jeunes semble être devenue un instrument politique. Protéger un enfant exige bien plus que des déclarations : garantir des conditions de naissance et de croissance dignes. Dans les hôpitaux togolais, des mères accouchent encore sur le sol, faute d’équipements. Les maternités saturées deviennent des parcs où la vie tient à un fil. Alors que les organisations régionales et internationales renouvellent leurs engagements, Lomé feint de suivre, mais toute contestation juvénile est accueillie par des tirs réels. Même ceux qui ne manifestent pas, simplement en quête de subsistance, tombent sous les balles.

    Jacques Koutoglo : une noyade officielle contestée

    Près d’un an après les faits, la famille de Jacques Koutoglo, 15 ans, attend toujours justice. Ce collégien a été battu à mort puis jeté dans la lagune de Bè, à Lomé, lors des manifestations de juin 2025. Ce jour-là, il cherchait de quoi manger, sans participer au défilé. Le ministre des Droits de l’homme de l’époque, Pacôme Adjourouvi, avait d’abord évoqué une « noyade naturelle » en période de trouble, avant d’annoncer une enquête. Depuis son départ du gouvernement, aucune conclusion n’a été rendue. Le refus d’autoriser une messe de recueillement accentue le deuil impossible de cette famille.

    Joseph Zoumekey et Rachad Maman : l’impunité comme réponse

    En 2017, Joseph Zoumekey, 13 ans, a été tué par une balle réelle alors qu’il achetait des condiments à Bè-Kpota. L’autopsie indépendante menée par des experts d’Amnesty International a confirmé le tir, contredisant la version officielle. Malgré les appels de l’organisation à poursuivre les coupables, le pouvoir de Faure Gnassingbé est resté muet. La même année à Bafilo, Rachad Maman, 14 ans, a été atteint en marchant aux côtés de son père lors d’une manifestation pour des réformes démocratiques. Une pétition internationale signée par des milliers de personnes demandait la lumière sur cette affaire ; elle est restée sans effet.

    Anselme Sinandaré et Douti Sinalengue : douleur du Nord au Sud

    À Dapaong, la mémoire d’Anselme Sinandaré (12 ans) et de Douti Sinalengue (21 ans) reste vivace. En 2012, lors d’une manifestation pacifique d’élèves réclamant leurs enseignants, ils ont été abattus. Plus d’une décennie plus tard, aucune identification des tireurs n’a été effectuée. De l’extrême nord au littoral, le constat est récurrent : la vie des enfants pèse peu face aux impératifs de maintien au pouvoir. Des dizaines de familles voient leur progéniture, relève de demain, sacrifiée en toute impunité, dans une dynamique qui traverse les générations depuis l’arrivée des Gnassingbé.

    Pourtant, le Togo a ratifié la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfance le 5 mai 1998. En laissant ces crimes sans suite et ces enquêtes sans réponse, Lomé envoie un signal clair : le respect des traités s’arrête là où commence la survie politique.

  • Raphaël Edzang, nouveau président du RPG, s’apprête à fixer le cap politique au Gabon

    Raphaël Edzang, nouveau président du RPG, s’apprête à fixer le cap politique au Gabon

    Élu à la présidence du parti le 21 février dernier, Raphaël Edzang s’apprête à prendre officiellement les rênes du Rassemblement pour le Gabon (RPG). La cérémonie d’investiture est prévue pour le samedi 27 juin prochain au siège du parti, situé dans le quartier du Petit Paris à Libreville.

    Cette investiture marquera une étape clé pour le RPG. Le nouveau président aura l’opportunité de dévoiler sa vision stratégique, d’établir les grandes orientations pour les années à venir et d’exprimer sa position sur les enjeux majeurs qui animent l’actualité nationale.

    « Le RPG, c’est le changement, et le changement, c’est maintenant » : tel est le nouveau slogan que la direction actuelle, succédant à l’équipe de Laurent Angué Mezui, a choisi d’adopter pour incarner cette ère nouvelle.

    Par cette devise, le leader nouvellement désigné entend insuffler un dynamisme renouvelé au sein de la formation politique. Son action se concentrera sur la promotion de la vérité, le soutien au développement et une connexion plus étroite avec les attentes des citoyens.

    Raphaël Edzang nourrit l’ambition de repositionner le RPG comme une force de proposition influente et un acteur essentiel de la scène politique gabonaise.

    Économiste de formation, Raphaël Edzang est un haut fonctionnaire né le 25 octobre 1970 à Ellelem 1, dans la province du Woleu Ntem. Il a notamment exercé à la Direction Générale des Marchés Publics (DGMP), où il a occupé le poste de Directeur de la passation des marchés publics.

    Son engagement au sein du RPG remonte à 2009, lorsqu’il fut nommé chargé de missions auprès du président du parti. Depuis lors, il est resté fidèle à cette formation politique, qui l’a investi candidat lors des élections législatives de 2011, 2018, 2023 et 2025.

    Le RPG a été fondé vers la fin des années 90 par Paul Mba Abessole, émergeant des divisions du Rassemblement national des bûcherons (RNB). Historiquement, il s’est affirmé comme une force d’opposition majeure avant de rejoindre la majorité présidentielle sous le mandat du président Omar Bongo Ondimba, qu’il avait pourtant farouchement combattu par le passé.

  • Rdc : Michel Moto déclare Félix Tshisekedi meilleur chef depuis l’indépendance

    Rdc : Michel Moto déclare Félix Tshisekedi meilleur chef depuis l’indépendance

    Invité du Space live organisé samedi par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le député national Michel Moto Muhima a réservé des louanges appuyées au président Félix Tshisekedi, tout en rattachant son soutien à la révision constitutionnelle à la nécessité de lui offrir les moyens d’aller encore plus loin.

    « Félix Antoine Tshisekedi est le meilleur chef de l’État que notre nation a connu depuis l’indépendance, et je peux le prouver. En six, sept ans, le bilan du chef de l’État dépasse tout ce qui a été fait avant. Tout est là : économique, politique, sécuritaire, social, diplomatique, infrastructures. En sept ans, ce qui s’est passé dans ce pays ne s’est pas passé durant les dix-huit dernières années, ni durant les trente-deux années avant. Il faut reconnaître à l’homme son époque », a-t-il déclaré.

    Poursuivant son intervention, l’élu a ajouté que le président Tshisekedi a donné un essor à l’économie congolaise et a dynamisé l’entrepreneuriat local. Tout en reconnaissant qu’il reste des défis, il a estimé que le chef de l’État peut faire mieux avec une Constitution améliorée. « C’est pourquoi nous disons : allons-y. Mettons ça devant la population, le souverain primaire, qu’il se prononce par un oui ou par un non, et nous prendrons acte », a-t-il conclu.

  • Jeunes commerçants du Burkina Faso : ensemble pour une économie patriotique solide

    Jeunes commerçants du Burkina Faso : ensemble pour une économie patriotique solide

    L’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso a tenu, le samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou, un rassemblement national sur le thème « De la parole à l’action : bâtir une économie patriotique forte au Burkina Faso ». Cette initiative visait à offrir un espace de dialogue aux acteurs du commerce afin d’identifier les obstacles du secteur et d’envisager des pistes pour accroître leur impact sur le développement économique du pays.

    Les échanges ont porté principalement sur la formalisation des entreprises, le renforcement des capacités des jeunes commerçants et la promotion d’un entrepreneuriat mieux structuré.

    Ismaël Sawadogo, président de l’association, a souligné que cette rencontre reflète la détermination des jeunes commerçants à s’unir autour de buts communs et à instaurer un lieu permanent de concertation.

    « L’objectif est de nous unir et de mettre en place un cadre d’échanges pour examiner les diverses difficultés rencontrées dans le commerce actuel et trouver des solutions adaptées », a-t-il déclaré.

    Un temps fort de la journée a été une session de formation consacrée à la formalisation des entreprises. Pour les organisateurs, cette étape est cruciale dans un contexte économique en mutation constante.

    Selon Ismaël Sawadogo, les jeunes commerçants doivent peu à peu intégrer le secteur formel pour tirer parti des opportunités liées aux marchés publics, aux dispositifs de financement et aux programmes d’appui.

    « Il est nécessaire que les acteurs quittent progressivement l’informel pour le formel en se procurant les documents requis pour l’exercice de leurs activités. C’est ainsi qu’ils pourront accéder à davantage de débouchés et participer pleinement au développement du Burkina Faso », a-t-il insisté.

    Plusieurs préoccupations ont été soulevées par les participants, notamment l’accès difficile aux espaces commerciaux et les contraintes administratives liées à l’obtention des documents de formalisation.

    Le président de l’association a plaidé pour un soutien renforcé aux jeunes entrepreneurs, afin de simplifier les démarches et de favoriser l’expansion de leurs activités.

    Roland Achille Sow, parrain de la cérémonie, a salué cette initiative et rappelé l’importance de la formalisation pour la pérennité des entreprises.

    Le président de la délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso à Ouagadougou a noté qu’une entreprise bien structurée bénéficie de meilleures perspectives de croissance, d’accès aux financements et de transmission aux générations futures.

    « Les chiffres sont préoccupants : près de huit entreprises sur dix disparaissent après leur fondateur. La question est simple : faut-il accepter de disparaître après quelques années ou construire des entreprises solides capables de traverser les générations ? », a-t-il affirmé.

    Il a également réitéré l’engagement de la Chambre de commerce à soutenir toutes les initiatives favorisant la formalisation des activités économiques, un axe prioritaire de son plan d’action.

    À travers cette rencontre, les jeunes commerçants burkinabè ont réaffirmé leur volonté de mieux s’organiser, de renforcer leurs compétences et de jouer pleinement leur rôle dans l’édification d’une économie nationale plus robuste, plus compétitive et plus résiliente.

    Pour les participants, l’avenir du commerce burkinabè repose sur une meilleure structuration du secteur, un dialogue permanent entre les acteurs économiques et un appui accru des institutions publiques et consulaires.

  • Alioune sarr en France : la diaspora au cœur du nouveau pacte territorial

    Alioune sarr en France : la diaspora au cœur du nouveau pacte territorial

    De Paris à Massy en passant par Creil, le président de l’Alliance pour le Sénégal mobilise les Sénégalais de l’étranger autour d’une nouvelle alliance entre territoires, diaspora et souveraineté.
     
    Dans le cadre de sa tournée européenne, M. Alioune SARR, leader du Parti Alliance pour le Sénégal / Andando Ngir Senegaal (APS/ANS), a multiplié les échanges avec la communauté sénégalaise établie en France. L’objectif : partager sa vision du Sénégal futur et renforcer les liens entre les territoires et ceux qui vivent hors du pays.
     
    Le dirigeant est allé à la rencontre de ses compatriotes dans les foyers et les familles sénégalaises. Il s’est rendu au Foyer Les Mûriers, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, ainsi qu’à Massy dans l’Essonne. Là, il a dialogué avec de nombreux Sénégalais sur les défis du pays, leurs attentes et les opportunités de développement offertes par les différentes régions.
    Ces rencontres ont permis à Alioune SARR d’écouter directement les préoccupations des Sénégalais de France, mais aussi de recueillir leurs propositions pour contribuer davantage au développement économique, social et territorial du Sénégal.
     
    Une forte mobilisation à Creil
     
    La tournée s’est poursuivie à Creil, dans l’Oise, en région Hauts-de-France. Les Sénégalais de cette localité se sont massivement mobilisés autour de la vision portée par l’Alliance pour le Sénégal.
    La réunion était présidée par Mme Amy Faye, responsable politique du parti en France. Elle a rassemblé les Sénégalais de Creil et des environs autour des orientations du président Alioune SARR et du projet politique de l’APS.
    Dans son discours, Mme Faye a salué l’engagement du leader auprès de la diaspora et rappelé l’importance pour les Sénégalais de l’extérieur de prendre une part active à la construction du Sénégal de demain.
    L’assistance – composée de responsables associatifs, de travailleurs, d’étudiants, d’entrepreneurs et de familles sénégalaises – a manifesté un vif intérêt pour les propositions autour du développement territorial, de l’investissement productif et de la souveraineté économique.
     
    Un message fort à la classe politique
     
    À travers les échanges menés durant cette tournée, Alioune SARR a réaffirmé sa conviction que le Sénégal a besoin d’un nouveau modèle de gouvernance fondé sur le dialogue, la responsabilité et la construction collective.
    Pour le président de l’APS, les enjeux du développement national dépassent les clivages partisans et exigent une mobilisation de toutes les forces vives de la Nation. « Nous pouvons être adversaires politiques, mais nous ne devons jamais être ennemis de la République. »
    Il a ainsi invité l’ensemble des acteurs politiques à privilégier les solutions, l’intérêt national et le développement économique au-dessus des querelles de positionnement.
     
    Les limites du modèle centralisé
     
    L’un des principaux enseignements de cette tournée est la nécessité de repenser les politiques publiques à partir des réalités des territoires.
    Selon Alioune SARR, plusieurs décennies de développement excessivement centralisé ont montré leurs limites, en concentrant investissements et opportunités dans quelques grands centres urbains. « Quand tout se décide au centre, les territoires attendent. Quand les territoires décident et agissent, le pays avance. » Pour lui, le Sénégal doit désormais s’appuyer davantage sur ses collectivités territoriales afin de faire émerger une croissance mieux répartie et plus inclusive.
     
    Dakar et les territoires : une même ambition nationale
     
    Refusant toute opposition entre Dakar et le reste du pays, Alioune SARR a développé une vision fondée sur la complémentarité des territoires. « Dakar est le cœur du Sénégal, mais les territoires en sont les poumons. Aucun pays ne peut respirer pleinement avec un seul poumon. C’est ensemble, dans la complémentarité de tous nos territoires, que nous construirons un Sénégal souverain, prospère et équilibré. » Selon lui, le développement du Sénégal ne peut être durable que si chaque territoire est mis en capacité de valoriser ses ressources, de créer des emplois et d’attirer des investissements.
    « Quand Dakar bat plus fort et que les territoires respirent mieux, c’est tout le Sénégal qui grandit. »
     
    Notto Diobasse Smart City, un modèle pour les territoires
     
    S’appuyant sur l’expérience de Notto Diobasse Smart City, Alioune SARR a présenté ce programme comme une illustration concrète du potentiel de transformation des territoires.
    Selon lui, le développement du Sénégal passera par la création de pôles territoriaux de production, d’innovation, de formation, d’industrialisation et de services. « Le Sénégal ne se développera pas de Dakar vers les territoires. Il se développera des territoires vers Dakar. »
    Pour le président de l’APS, chaque territoire doit devenir un moteur de développement national et contribuer à la création de richesse collective.
     
    La terre comme capital de développement
     
    Au cours des échanges, Alioune SARR a également insisté sur la nécessité de changer de regard sur le foncier.
    Pour lui, la terre constitue un capital stratégique qui doit être valorisé au profit des générations présentes et futures. « Un hectare n’a pas de valeur parce qu’il est vendu. Il a de la valeur parce qu’il est développé. » Comparant la vente de terres non valorisées à l’exportation de matières premières brutes, il a plaidé pour une logique de transformation créatrice d’emplois et de richesse.
    « Les nations riches ne vendent pas leurs ressources. Elles les transforment. » « Vendre la terre, c’est consommer l’avenir. Développer la terre, c’est construire l’avenir. »
     
    La diaspora, partenaire stratégique du développement
     
    Tout au long de sa tournée, Alioune SARR a insisté sur le rôle central que doit jouer la diaspora dans le développement du Sénégal. Il a appelé les Sénégalais de l’extérieur à devenir davantage des investisseurs, des bâtisseurs et des partenaires du développement territorial.
    « La diaspora n’est pas un guichet automatique. La diaspora est un ministère du développement à ciel ouvert. » Pour lui, l’avenir du Sénégal repose sur une alliance forte entre les territoires, la diaspora, les jeunes, les femmes, les entrepreneurs et les collectivités territoriales.
     
    Un nouveau pacte national
     
    Au terme de cette tournée, le président de l’Alliance pour le Sénégal a lancé un appel à la construction d’un nouveau pacte national fondé sur trois piliers :
    • Des territoires forts ;
    • Une diaspora mobilisée ;
    • Une souveraineté économique assumée.
     
    La mobilisation observée à Paris, Massy et Creil confirme l’intérêt croissant des Sénégalais de l’extérieur pour les questions de développement territorial et leur volonté de participer activement à la transformation du Sénégal. Le président Alioune SARR conclut sa tournée par ces mots : « Nous ne sommes pas venus gérer l’avenir. Nous sommes venus le construire. »
  • Mali : le Jnim révèle les failles de la junte et l’impasse sécuritaire

    Mali : le Jnim révèle les failles de la junte et l’impasse sécuritaire

    Les événements du printemps 2026 dépassent largement un simple revers militaire : ils marquent un désaveu profond du projet politique porté par la junte depuis 2021. Sans le soutien des mercenaires russes d’Africa Corps, le régime aurait sans doute déjà été balayé de Bamako.

    En faisant de la « souveraineté sécuritaire » le pilier de sa légitimité, le pouvoir militaire a bâti un récit simple : une fois libéré des tutelles étrangères, l’État malien reprendrait le contrôle de son territoire. Trois ans plus tard, cette promesse est largement démentie par les faits.

    L’offensive coordonnée du JNIM fin avril, menée avec les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad, a frappé simultanément des villes clés comme Kidal, Gao, Mopti et même les abords de Bamako. Ce camouflet stratégique est majeur.

    La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, figure centrale de l’appareil sécuritaire, dépasse le simple symbole : elle révèle la vulnérabilité d’un dispositif que la junte présentait pourtant comme renforcé et modernisé. Loin de contenir la menace, le pouvoir militaire semble aujourd’hui dépassé par une organisation capable de frapper au cœur de l’État. Si le plan sécuritaire est exécrable, la situation économique est pire.

    Plus inquiétant encore, cette séquence confirme une transformation structurelle du JNIM. L’organisation n’est plus une force périphérique confinée aux zones rurales ; elle planifie des opérations complexes, coordonnées et politiquement ciblées. Cette montée en puissance s’est produite malgré — ou peut-être à cause — des choix stratégiques de la junte, notamment la rupture avec les partenaires occidentaux et une dépendance accrue aux acteurs sécuritaires russes dont l’efficacité réelle reste douteuse.

    Le discours officiel, qui insiste sur la résilience de l’État et la force des FAMAs, relève désormais de la communication politique plutôt que d’une lecture lucide. Peu de Maliens y croient encore. Les institutions tiennent, mais la question centrale n’est plus leur survie immédiate ; elle est celle de leur crédibilité. En échouant à sécuriser durablement le territoire et en laissant les attaques s’approcher des centres urbains, le régime sape lui-même le fondement de sa légitimité.

    La situation est d’autant plus critique que les dynamiques locales échappent au contrôle de Bamako. Les convergences tactiques entre le JNIM et certains groupes armés touaregs illustrent l’échec d’une approche strictement militaire. En réduisant la crise à une question sécuritaire, la junte a négligé ses dimensions politiques, sociales et territoriales, contribuant ainsi à renforcer un front hétérogène uni par un rejet commun de l’État central.

    Le pari sécuritaire n’est pas seulement fragilisé ; il est structurellement erroné. L’augmentation des moyens militaires et le recours à des partenaires extérieurs n’ont pas inversé la dynamique du conflit. Au contraire, les groupes jihadistes ont fait preuve d’une capacité d’adaptation supérieure, exploitant les failles de gouvernance, les tensions communautaires et l’absence persistante de services publics.

    À l’échelle régionale, cette impasse malienne met en lumière les limites de l’Alliance des États du Sahel. Présentée comme une réponse souveraine à l’insécurité, elle peine à produire des résultats tangibles face à des groupes armés transnationaux de plus en plus agiles. Loin d’être une solution, elle risque de devenir un cadre supplémentaire d’impuissance collective.

    En définitive, la crise actuelle révèle une contradiction fondamentale : la junte a fondé sa légitimité sur la restauration de la sécurité, mais c’est précisément sur ce terrain qu’elle échoue le plus visiblement. Le JNIM n’est plus seulement un symptôme de la fragilité de l’État malien ; il en est devenu le révélateur le plus brutal. En persistant dans une lecture exclusivement militaire du conflit, le pouvoir de Bamako semble incapable de répondre à la nature profondément politique de la crise qu’il prétend résoudre.