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  • Gabon-ue : la deuxième session du dialogue stratégique pour des réformes et des investissements

    Gabon-ue : la deuxième session du dialogue stratégique pour des réformes et des investissements

    Le Gabon et l’Union européenne (UE) ont organisé hier, au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba à la Cité de la Démocratie, la deuxième édition de leur dialogue de partenariat stratégique. La rencontre, coprésidée par le vice-président du gouvernement (VPG), Hermann Immongault, et l’ambassadrice de l’UE au Gabon, Cécile Abadie, s’inscrit dans la lignée du premier dialogue qui s’était tenu en octobre 2024.

    Hermann Immongault a rappelé que ce dialogue s’appuie sur l’accord de Samoa, qui sert de cadre juridique aux relations entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Selon lui, cet accord ouvre la voie à « un partenariat plus équilibré, plus opérationnel et davantage orienté vers l’impact concret des politiques publiques et des investissements ».

    Les discussions ont porté sur quatre grands axes : les réformes politiques et la gouvernance, les perspectives économiques, l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la coopération multilatérale et régionale.

    À l’issue des travaux, les deux parties ont salué les réformes institutionnelles menées pendant la Transition au Gabon et ont échangé leurs points de vue sur les droits humains et les libertés fondamentales. « Aucun sujet n’a été tabou », a affirmé M. Immongault, ajoutant que les échanges ont permis de « lever toutes les zones d’ombre ».

    Les discussions ont également abordé les perspectives économiques du Gabon, les réformes structurelles en cours, l’amélioration du climat des affaires et les mesures visant à attirer davantage d’investissements. La stratégie européenne Global Gateway a aussi été évoquée.

    Les questions environnementales ont occupé une place importante : les deux parties ont réaffirmé leur convergence sur la gestion durable des forêts et ont exploré les possibilités de coopération dans les domaines de la pêche durable, de l’énergie et de la gestion des déchets.

    Enfin, le Gabon et l’UE ont réitéré leur attachement au multilatéralisme et constaté une large convergence de vues sur les enjeux régionaux et internationaux, notamment la sécurité maritime et l’intégration régionale.

    Les deux partenaires entendent désormais approfondir leurs relations et poursuivre les concertations sur les priorités définies ensemble, dans un climat qualifié d’ouverture et de confiance.

  • Gabon et UE : un dialogue stratégique pour renforcer les réformes et les investissements

    Gabon et UE : un dialogue stratégique pour renforcer les réformes et les investissements

    Une nouvelle étape dans les relations entre le Gabon et l’Union européenne s’est déroulée hier au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à la Cité de la Démocratie. La deuxième session du dialogue de partenariat stratégique a été coprésidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et l’ambassadrice de l’UE au Gabon, Cécile Abadie. Cette rencontre fait suite à la première édition d’octobre 2024.

    Hermann Immongault a rappelé que ce dialogue s’inscrit dans le cadre de l’accord de Samoa, qui constitue le socle juridique des relations entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Selon lui, cet accord vise à établir « un partenariat plus équilibré, plus opérationnel et davantage orienté vers l’impact concret des politiques publiques et des investissements ».

    Les discussions ont porté sur quatre axes majeurs : les réformes politiques et la gouvernance, les perspectives économiques, l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la coopération multilatérale et régionale. Les deux parties ont salué les réformes institutionnelles engagées pendant la Transition au Gabon et ont échangé sur les droits humains et les libertés fondamentales. « Aucun sujet n’a été tabou », a assuré M. Immongault, ajoutant que ces échanges ont permis de « lever toutes les zones d’ombre ».

    Les perspectives économiques du Gabon ont également été au centre des discussions, avec un accent sur les réformes structurelles en cours, l’amélioration du climat des affaires et les mesures visant à attirer davantage d’investissements. La stratégie européenne Global Gateway a été évoquée comme un levier potentiel.

    Les questions environnementales ont occupé une place importante. Les deux parties ont réaffirmé leur convergence sur la gestion durable des forêts et ont exploré des pistes de coopération dans la pêche durable, l’énergie et la gestion des déchets.

    Enfin, le Gabon et l’UE ont réitéré leur attachement au multilatéralisme et constaté une large convergence sur les enjeux régionaux et internationaux, notamment la sécurité maritime et l’intégration régionale. Il est désormais question d’approfondir les relations et de poursuivre les concertations sur les priorités identifiées conjointement, dans un climat d’ouverture et de confiance.

  • RDC : 19 guérisons du virus Ebola Bundibugyo enregistrées

    RDC : 19 guérisons du virus Ebola Bundibugyo enregistrées

    Depuis l’annonce officielle de l’épidémie de la maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, les équipes de riposte ont rapidement déployé des mesures de prise en charge dans les zones sanitaires affectées (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu). À ce jour, 19 patients sont déclarés guéris et ont quitté le centre de traitement Ebola (CTE), selon les chiffres communiqués par l’Institut national de santé publique (INSP).

    Au 7 juin, le bilan sanitaire fait état de 550 cas confirmés, dont 101 décès, dans l’ensemble des zones de santé touchées. Par ailleurs, 309 personnes sont actuellement en isolement et sous traitement.

    La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. Sur les 25 zones sanitaires touchées, 17 sont situées dans cette province, ce qui représente près de la moitié des 36 zones de santé que compte l’Ituri.

    Parmi les zones sanitaires affectées figurent Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

  • Burkina Faso : suspension des concours de beauté pour réaffirmer les valeurs culturelles

    Burkina Faso : suspension des concours de beauté pour réaffirmer les valeurs culturelles

    Le 8 juin, le ministère burkinabè de la Culture a annoncé la suspension immédiate de tous les concours de beauté dans le pays. Par un communiqué officiel, il a mis fin sine die aux élections de miss, aux reines de quartier et aux compétitions de promotion ethnique, dans l’attente d’une révision complète de leur réglementation. Cette décision, explique le gouvernement de transition, vise à réorienter ces événements vers les valeurs culturelles locales et les idéaux de la révolution populaire progressiste menée par le capitaine Ibrahim Traoré.

    Une décision au nom de la souveraineté culturelle

    L’argumentation du ministère s’inscrit dans la lignée du discours souverainiste qui guide l’action publique depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en septembre 2022. Selon Ouagadougou, les concours de beauté actuels s’inspirent trop des standards occidentaux, inadaptés aux valeurs esthétiques, vestimentaires et morales du Burkina Faso. Le ministère mentionne la protection de la dignité des femmes burkinabè, la valorisation des tenues traditionnelles et la lutte contre une marchandisation contraire à l’éthique nationale.

    Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de réappropriation symbolique. Depuis deux ans, les autorités multiplient les ruptures avec l’héritage colonial, par exemple en promouvant le Faso Dan Fani, le pagne tissé devenu tenue officielle, et en utilisant davantage les langues nationales dans la communication publique. La suspension des concours de beauté s’inscrit dans cette logique en ciblant un secteur événementiel très médiatisé.

    Un secteur événementiel à l’arrêt

    Concrètement, cette décision touche des dizaines d’organisateurs privés, d’agences de communication et de prestataires qui dépendent de cette économie de l’image. Miss Burkina, Miss Université, Miss Côte d’Or et les nombreuses élections régionales sont des rendez-vous clés pour les industries créatives, impliquant stylistes, photographes, chorégraphes, hôteliers et sponsors. Le gel intervient juste avant la saison des élections, qui se déroule généralement entre août et décembre.

    Le ministère n’a pas donné de date pour la fin de la suspension. Il précise seulement qu’un nouveau cadre réglementaire sera mis en place, avec des critères de conformité aux idéaux révolutionnaires. Les organisateurs devront probablement soumettre leurs projets à une validation préalable des services culturels, selon un cahier des charges axé sur la promotion des tenues locales, des langues nationales et du patriotisme.

    Mais la limite entre encadrement et restriction reste floue. En privé, plusieurs acteurs s’interrogent sur la viabilité économique des futurs concours si les codes esthétiques changent profondément. Le sort des candidates burkinabè participant à des compétitions internationales comme Miss Monde ou Miss Univers reste aussi en suspens.

    Un signal politique pour la société civile

    Au-delà du secteur événementiel, cette mesure a une dimension politique claire. Elle confirme la volonté des autorités de transition d’appliquer leur grille idéologique à des domaines sociaux jusqu’ici peu régulés. Le vocabulaire utilisé, avec des termes comme révolution progressiste populaire et valeurs endogènes, renvoie à un projet de transformation culturelle de long terme, dans la lignée des références sankaristes souvent invoquées par le pouvoir.

    Pour les analystes de la région, cette suspension s’ajoute à d’autres décisions qui esquissent une politique culturelle interventionniste au Sahel central. Le Mali et le Niger, alliés du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel, ont aussi récemment pris des mesures pour réguler des pratiques sociales jugées trop influencées de l’extérieur. La convergence entre les trois capitales sahéliennes laisse penser qu’une doctrine culturelle commune se met en place.

    L’impact à moyen terme dépendra de la rapidité de publication du nouveau cadre et de la flexibilité accordée aux opérateurs privés. Le ministère burkinabè de la Culture n’a pas communiqué d’échéance pour la reprise des concours.

  • Sénégal : Bassirou Diomaye Faye menacé d’exclusion du Pastef ?

    Sénégal : Bassirou Diomaye Faye menacé d’exclusion du Pastef ?

    La question agite les coulisses politiques sénégalaises : le président Bassirou Diomaye Faye risque-t-il d’être exclu du Pastef, le parti qu’il a contribué à fonder ? Cette interrogation, qui monte en puissance, alimente les spéculations au sein de la classe politique et dans l’opinion publique. Alors que le Pastef traverse une période de turbulences internes, l’avenir de son leader charismatique est au cœur des débats. Aucune décision officielle n’a encore été prise, mais les rumeurs d’une possible radiation circulent, ravivant les tensions entre les différentes factions du mouvement.

  • Est de la RDC : Lomé fixe le cap pour la médiation africaine au second semestre 2026

    Est de la RDC : Lomé fixe le cap pour la médiation africaine au second semestre 2026

    Le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs, a dirigé lundi 8 juin 2026 à Lomé une réunion d’évaluation semestrielle des travaux de la médiation africaine. Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte marqué par un statu quo diplomatique et la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda.

    Y ont pris part les membres du Collège des facilitateurs désignés par l’Union africaine, ainsi que des représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

    Les assises, tenues les 7 et 8 juin 2026, avaient pour but d’évaluer les progrès accomplis depuis la mise en place de l’architecture de médiation adoptée à Lomé le 17 janvier 2026, et de déterminer les priorités pour le second semestre de l’année, en appui aux processus de Washington et de Doha, pilotés respectivement par les États-Unis et le Qatar.

    Des orientations stratégiques pour le second semestre 2026

    Selon le compte-rendu officiel, la réunion a adopté plusieurs orientations, notamment le renforcement de la coordination interne entre le Bureau du Médiateur, le Panel des facilitateurs, la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat conjoint indépendant.

    Les participants ont également souligné la nécessité de structurer et de mettre à disposition une contribution africaine aux processus complémentaires de Washington et de Doha, afin d’en accroître l’appropriation, de la légitimer et d’en faciliter la mise en œuvre.

    Ils ont aussi appelé l’ensemble des États et organisations engagés dans les efforts de médiation à renforcer leur coopération dans un esprit de solidarité, tout en respectant les responsabilités et les mandats définis dans l’architecture de médiation adoptée à Lomé le 17 janvier 2026.

    Des décisions immédiates

    La réunion a adopté plusieurs mesures destinées à renforcer l’efficacité du processus de médiation. Il s’agit notamment de l’ajustement des plans de travail des membres du Panel des facilitateurs pour le second semestre 2026, ainsi que de l’élaboration, dans un délai de quinze jours, d’un plan d’action opérationnel précisant les modalités de mise en œuvre des décisions arrêtées.

    « Animés d’une volonté collective renouvelée et d’un esprit de responsabilité partagée, les participants se sont engagés à mettre en œuvre avec diligence et cohérence les décisions de la présente réunion, à honorer les engagements souscrits et à œuvrer de concert pour l’avènement d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs », précise le communiqué final.

    Cette rencontre fait suite à la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC, organisée les 16 et 17 janvier à Lomé. Initiée par Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur principal désigné par l’Union africaine pour l’Est de la RDC, cette réunion visait à renforcer la confiance entre les parties, faire progresser le dialogue et veiller au respect des engagements pris par les différents acteurs impliqués dans le processus de paix.

    Cette initiative, qui avait réuni autour d’une même table un panel de facilitateurs composé d’anciens chefs d’État, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey, des représentants de la CAE et de la SADC, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, s’inscrivait dans le prolongement des efforts diplomatiques engagés ces derniers mois en faveur de la stabilité dans l’Est de la RDC.

    À l’issue de ces assises, l’Union africaine avait dévoilé l’architecture de sa médiation pour le processus de paix dans l’Est de la RDC. D’après ce schéma, la médiation est placée sous l’autorité du président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur de l’Union africaine. Celui-ci est appuyé par une équipe de soutien à la médiation togolaise, composée du ministère togolais des Affaires étrangères et de la présidence de la République.

    Cinq co-facilitateurs, tous anciens chefs d’État africains, sont chargés de thématiques spécifiques. L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo est responsable des questions militaires et sécuritaires. L’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde est chargée des questions humanitaires. L’ancien président kényan Uhuru Kenyatta supervise le dialogue avec les groupes armés locaux. L’ancien président botswanais Mokgweetsi Masisi est responsable des questions liées à la coopération économique régionale, tandis que l’ancienne présidente de transition de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, pilote les dossiers relatifs à la société civile, à la réconciliation et aux questions de genre.

    Le dispositif comprend également un Secrétariat conjoint indépendant associant le Togo, l’Union africaine, la CAE, la SADC et la CIRGL. La Commission de l’Union africaine assure, pour sa part, la coordination avec les partenaires internationaux, notamment les Nations unies, le Qatar, l’Union européenne ainsi que le Groupe des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

  • Processus de paix en RDC : la médiation africaine affine sa stratégie à Lomé

    Processus de paix en RDC : la médiation africaine affine sa stratégie à Lomé

    Le président du Togo, Faure Gnassingbé, en sa qualité de médiateur désigné par l’Union africaine pour résoudre la crise à l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs, a animé une réunion de travail à Lomé les 7 et 8 juin 2026. Cette session visait à faire le point sur l’avancement des initiatives diplomatiques engagées depuis le début de l’année et à définir les priorités pour les six prochains mois, alors que les confrontations entre les forces loyalistes et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, persistent.

    Ce conclave a rassemblé les membres du Collège des facilitateurs nommé par l’Union africaine, ainsi que des émissaires des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L’ordre du jour portait sur l’évaluation des avancées depuis la mise en place de l’architecture de médiation adoptée à Lomé le 17 janvier 2026, ainsi que sur la planification des actions à mener au second semestre, en appui aux processus de Washington et de Doha, pilotés respectivement par les États-Unis et le Qatar.

    Des orientations claires pour le second semestre 2026

    Les discussions ont permis d’arrêter plusieurs axes stratégiques. Il a été décidé de renforcer la coordination interne entre le Bureau du Médiateur, le Panel des facilitateurs, la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat conjoint indépendant. Les participants ont également souligné la nécessité de structurer et de présenter une contribution africaine aux processus complémentaires de Washington et de Doha, afin d’en assurer une meilleure appropriation et de favoriser leur mise en œuvre. Par ailleurs, un appel a été lancé à tous les États et organisations impliqués dans les efforts de médiation pour qu’ils intensifient leur coopération dans un esprit de solidarité, tout en respectant les mandats et les responsabilités définis dans l’architecture de Lomé.

    Des décisions immédiates pour gagner en efficacité

    La réunion a également débouché sur des mesures concrètes visant à améliorer l’efficacité du processus. Parmi elles, l’ajustement des plans de travail des membres du Panel des facilitateurs pour le second semestre 2026, et la rédaction, sous quinze jours, d’un plan d’action opérationnel précisant les modalités d’exécution des décisions prises. Les participants se sont engagés à mettre en œuvre ces décisions avec diligence et cohérence, à honorer leurs engagements et à œuvrer de concert pour parvenir à une paix durable dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.

    Cette rencontre fait suite à celle de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC, organisée les 16 et 17 janvier 2026 à Lomé. À cette occasion, l’Union africaine avait dévoilé l’architecture de sa médiation, confiant le rôle de médiateur principal au président togolais Faure Gnassingbé. Cinq co-facilitateurs, tous d’anciens chefs d’État africains, ont été désignés pour des thématiques spécifiques : Olusegun Obasanjo (Nigeria) pour les questions militaires et sécuritaires, Sahle-Work Zewde (Éthiopie) pour les questions humanitaires, Uhuru Kenyatta (Kenya) pour le dialogue avec les groupes armés locaux, Mokgweetsi Masisi (Botswana) pour la coopération économique régionale, et Catherine Samba-Panza (République centrafricaine) pour la société civile, la réconciliation et les questions de genre. Un Secrétariat conjoint indépendant, associant le Togo, l’Union africaine, la CAE, la SADC et la CIRGL, a également été mis en place, tandis que la Commission de l’Union africaine assure la coordination avec les partenaires internationaux, dont les Nations unies, le Qatar, l’Union européenne et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

  • Sexisme au Parlement congolais : quand les élues restent des cibles

    Sexisme au Parlement congolais : quand les élues restent des cibles

    Le 15 mai 2026, une scène choquante s’est déroulée à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Alors que la députée Micheline Mpundu achevait sa motion d’information et s’apprêtait à quitter l’hémicycle, le second vice-président Christophe Mboso, qui présidait la séance, a lancé : « Merci collègue, elle est très belle… hein. » Puis, en lingala, il a ajouté : « Regardez-la par vous-mêmes », imitant les formes de l’élue avec ses mains, sous les rires et les applaudissements nourris de l’assemblée. « Dieu l’a créée », a-t-il poursuivi, avant de conclure : « ce sont les choses d’un autre ». La séance s’est poursuivie comme si de rien n’était.

    Ce n’est qu’après l’indignation de plusieurs figures politiques, d’activistes des droits humains et de pressions internes que M. Mboso a présenté des excuses, plusieurs jours plus tard, sans faire l’objet de sanction. Cet incident relance une question centrale : quand les parlements africains, et congolais en particulier, cesseront-ils d’être des espaces hostiles aux femmes qu’ils sont censés représenter ?

    Mes recherches doctorales en science politique examinent les masculinités au sein des institutions législatives congolaises. Sous un angle comparatif africain, cette vidéo ne révèle pas un simple écart de conduite, mais un problème structurel. J’interroge ici le fossé entre les engagements officiels de la RDC en faveur de l’égalité et la réalité vécue par les femmes élues.

    Un phénomène qui dépasse la RDC

    Les violences parlementaires font partie du continuum des violences subies par les femmes en politique, en RDC comme ailleurs. Avant l’affaire Mboso, d’autres épisodes sexistes avaient déjà été documentés. La participation féminine a progressé avec les démocratisations des années 1990, mais cette présence s’est heurtée à des résistances structurelles. L’Union interparlementaire (UIP) a montré dans son enquête mondiale de 2016 que plus de 65,5 % des élues déclaraient avoir subi des agressions verbales répétées durant leur mandat. Ces violences viennent souvent de collègues masculins, et la société évalue davantage l’apparence des femmes politiques que leur bilan.

    Le sexisme ne s’arrête pas aux portes du Parlement : il s’y installe et s’y exhibe, comme en RDC. L’étude régionale de l’UIP et de l’Union parlementaire africaine (2021) confirme que les progrès restent insuffisants. Les applaudissements entendus dans la vidéo ne sont pas anodins : ils révèlent un système qui tolère ces comportements. La philosophe Kate Manne analyse cela comme un mécanisme de contrôle. Les gestes et les mots, ce que Mona Lena Krook appelle « violence sémiotique », rappellent aux élues qu’elles sont d’abord des corps. La colonialité du genre, concept de María Lugones, éclaire cette hiérarchie naturalisée héritée de la colonisation.

    Des exemples africains

    D’autres cas illustrent cette réalité. En 2022, la députée sénégalaise Amy Ndiaye, enceinte, a été giflée et frappée au ventre dans l’hémicycle. En 2025, la sénatrice nigériane Natasha Akpoti-Uduagha a été suspendue pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel du président du Sénat. Ces trois femmes, de trois pays différents, ont vécu des violences similaires, montrant que si les parlements africains tolèrent la voix des femmes, leur dignité n’est pas respectée.

    Les précédents congolais

    En RDC, le 30 avril 2020, l’ancien président du Sénat Thambwe Mwamba a humilié la sénatrice Bijoux Ngoya en séance plénière, révélant des réunions privées et l’accusant d’avances. Le 15 juillet 2021, le député Nsingi Pululu a interrompu la députée Christelle Vuanga en lui disant simplement : « Vous êtes une femme », pour discréditer son intervention. L’affaire Mboso n’est donc pas surprenante. La RDC a ratifié des conventions, adopté des lois, mais dans l’hémicycle, rien n’a changé.

    Une réflexion qui perdure

    Simone de Beauvoir écrivait en 1949 que les femmes étaient définies comme « les autres ». En 2026, cette altérité persiste au Parlement congolais : les députées sont réduites à leur corps. Ces incidents signalent que le patriarcat sape la démocratie de l’intérieur. Tant que les comportements sexistes resteront impunis, le Parlement congolais demeurera un lieu misogyne, alors qu’il compte seulement 65 femmes sur 477 députés (13 %), dans un pays où elles représentent près de 51 % de la population. D’autres parlements ont trouvé des solutions avec des campagnes comme #NotTheCost ou #NotInMyParliament, prouvant qu’une culture peut changer par des sanctions et la protection des victimes. La RDC a de belles lois, mais sans mise en œuvre, elles restent des vœux pieux. Ne pas sanctionner M. Mboso envoie un signal clair aux femmes congolaises qui envisagent une carrière politique.

  • Port de Kobe-Kobe : le Gabon bâtit son avenir économique par l’industrialisation

    Port de Kobe-Kobe : le Gabon bâtit son avenir économique par l’industrialisation

    Le Gabon accélère sa mutation en hub minier et industriel en Afrique centrale d’ici 2030. Un mois après la signature d’un accord stratégique avec Africa Global Logistics (AGL) pour le projet Kobe-Kobe, le gouvernement mise sur le développement des infrastructures nationales pour concrétiser sa vision.

    Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement lancé les travaux du port en eau profonde de Kobe-Kobe le 8 juin 2026, en posant la première pierre. Ce projet structurant comprendra un terminal minéralier, un quai polyvalent, une boucle ferroviaire, une zone résidentielle, des espaces de stockage et des bureaux. L’objectif affiché est de renforcer la souveraineté économique en transformant localement les matières premières.

    Cette ambition repose sur une collaboration internationale, chaque partenaire apportant son expertise dans les mines, le fer et les usines de transformation. « Tout le monde doit travailler et produire des résultats », a insisté le chef de l’État.

    Le ministre des Transports et de la Marine marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a déclaré : « Aujourd’hui, nous ne lançons pas simplement un chantier d’infrastructures. Nous posons les fondations d’un nouveau modèle de développement, fondé sur l’industrialisation, la création de valeur locale, l’intégration des territoires et la souveraineté logistique du Gabon. Votre ambition est claire, faire du Gabon un acteur incontournable de la logistique régionale et un hub stratégique en Afrique centrale. »

    Ce projet figure parmi les cinq plus grands projets miniers au monde. Le directeur général d’AGL, Philippe Labone, a annoncé que « les exportations du port de Kobe-Kobe commenceront en avril 2031 ». Un corridor ferroviaire de près de 550 km reliera les sites de production au complexe portuaire en environ huit heures.

    Les études sont en cours, et AGL prévoit d’envoyer des jeunes Gabonais en formation pour assurer leur implication directe dans le processus. Les retombées économiques attendues sont considérables : plus de 100 000 emplois, une hausse de plus de 50 % du PIB et une valeur annuelle estimée à plus de 10 milliards de dollars.

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  • Mali: Bamako veut instaurer un dialogue panafricain pour les professionnels des médias

    Mali: Bamako veut instaurer un dialogue panafricain pour les professionnels des médias

    Le premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a inauguré une série de panels lors d’un forum dédié aux enjeux médiatiques en Afrique. Plusieurs thématiques ont été abordées, notamment l’éducation aux médias à l’ère numérique, la lutte contre la désinformation et la formation aux médias.

    Le Maroc, invité d’honneur, était largement représenté à cet événement qui s’est déroulé du 3 au 6 juin 2026.

    Aziz Boucetta, directeur de publication de Panorapost.com, a souligné que la communauté panafricaine se réunit au Mali pour échanger sur les défis du continent, ajoutant que le Maroc apportera sa perspective et espère établir des partenariats pour le développement de l’Afrique.

    Le directeur général de l’école de journalisme, Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a indiqué que le taux d’internautes maliens est passé de 2 % en 2012 à 35 % aujourd’hui, dont 80 % de jeunes de moins de 35 ans. Parmi eux, 60 % s’informent via les réseaux sociaux.

    Il a également insisté sur le besoin de numérisation des médias maliens, condition nécessaire à leur rentabilité.

    Le chef du gouvernement, le général de brigade Abdoulaye Maïga, a déclaré que la sous-région fait face à des défis sécuritaires complexes, souvent accompagnés de batailles de perception. Les conflits d’aujourd’hui ne se limitent plus au terrain militaire, mais s’étendent au champ médiatique numérique. Dans ce contexte, le journaliste devient un acteur clé pour la stabilité des États, la cohésion sociale et la résilience des sociétés.

    Il a conclu en insistant sur le renforcement des compétences nationales et africaines : il est essentiel de renforcer les capacités professionnelles des médias pour qu’ils remplissent pleinement leur mission.

  • Ebola en RDC : le bilan atteint 550 cas confirmés et 101 décès, l’Ituri reste l’épicentre

    Ebola en RDC : le bilan atteint 550 cas confirmés et 101 décès, l’Ituri reste l’épicentre

    La souche Bundibugyo du virus Ebola continue de se propager dans l’est de la République démocratique du Congo. Les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP) révèlent que les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu comptent désormais 550 cas confirmés, dont 101 décès.

    Au 6 juin, 27 nouveaux cas avaient été détectés en 24 heures, signe que la transmission reste active dans plusieurs zones. Actuellement, 283 patients sont hospitalisés ou placés en isolement.

    Avec 91 décès parmi les cas confirmés, le taux de létalité s’établit à 17,7 %, selon les autorités sanitaires, qui précisent que certaines données sont encore en cours de consolidation.

    L’Ituri, province la plus touchée

    L’analyse géographique montre que l’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie. Sur les 25 zones de santé affectées, 17 se trouvent dans cette province, soit près de la moitié des 36 zones de santé de l’Ituri.

    Les zones concernées sont notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

    Cette large répartition témoigne de la circulation persistante du virus sur plusieurs territoires, malgré les efforts de surveillance et de sensibilisation des équipes de riposte.

    Foyers actifs au Nord-Kivu et au Sud-Kivu

    Au-delà de l’Ituri, plusieurs zones de santé du Nord-Kivu et du Sud-Kivu enregistrent également des cas. Katwa reste le principal foyer actif avec 11 cas confirmés et 8 décès, suivie de Beni (5 cas, 3 décès), Butembo (4 cas, 2 décès), Miti-Murhesa (3 cas, 1 décès), Oïcha (2 cas, 2 décès), Kalunguta (1 cas, 1 décès), Kyondo (1 cas, 0 décès) et Goma (1 cas, 0 décès).

    Malgré cette progression, des signes encourageants apparaissent. Trois patients confirmés ont récemment été déclarés guéris : deux ont quitté les structures de prise en charge de Bunia, tandis qu’un autre a regagné son domicile dans la zone de santé de Katwa.

    L’INSP indique que les interventions se poursuivent dans toutes les zones affectées, avec un accent particulier sur la prévention des infections dans les établissements de santé, le suivi des contacts et la sensibilisation des communautés.

    Les autorités sanitaires estiment que le renforcement de la confiance des populations, la détection précoce des cas et le respect des mesures de prévention restent les clés pour briser les chaînes de transmission dans les semaines à venir.

  • Cameroun : 2 090 postes dans la fonction publique en 2026, un signal de reprise

    Cameroun : 2 090 postes dans la fonction publique en 2026, un signal de reprise

    Le gouvernement camerounais relance le recrutement dans la fonction publique avec 2 090 postes ouverts pour 2026, selon une note d’information du ministre Joseph Lé datée du 5 juin. Ce volume, bien que modéré par rapport aux années antérieures à 2021, marque une rupture après quatre années de restrictions budgétaires visant à maîtriser la masse salariale de l’État.

    Santé et éducation, piliers du recrutement public 2026

    L’essentiel des nouvelles places est concentré dans deux secteurs prioritaires. La santé publique obtient un quota spécial de 200 postes pour des médecins spécialistes, alors que les hôpitaux souffrent d’un manque criant de personnel qualifié. L’éducation bénéficie de 1 000 places pour des enseignants recrutés comme auditeurs libres, c’est-à-dire des diplômés intégrés en cours de formation.

    La répartition linguistique reflète l’équilibre constitutionnel entre les deux sous-systèmes éducatifs. L’enseignement général francophone reçoit 322 postes, contre 285 pour le versant anglophone. L’enseignement technique dispose de 193 places côté francophone et 200 côté anglophone. Hors santé et éducation, les volumes restent limités, indiquant une prudence budgétaire maintenue pour les autres administrations.

    Le seuil des 2 000 postes n’avait plus été atteint depuis 2023, où 2 235 recrutements avaient été autorisés. À l’époque, Joseph Lé avait justifié cette hausse par les besoins des administrations dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

    Une décennie de rationnement dans la fonction publique

    Le contraste avec la décennie précédente est frappant. En 2018, l’État avait ouvert 5 179 places, puis 5 411 en 2019 et 3 700 en 2020. La chute survient en 2021 avec seulement 1 536 postes, suivie d’un niveau inférieur à 1 000 en 2022. En 2024, les ouvertures peinaient à dépasser 1 200, témoignant d’un arbitrage durable en faveur du contrôle des effectifs.

    Cette compression répond à un impératif macroéconomique. La masse salariale de l’État est passée de 706,1 milliards de FCFA en 2012 à 1 080,1 milliards en 2021, soit une progression de plus de 50 % en moins d’une décennie. Cette hausse mobilise une part croissante des recettes fiscales et réduit les marges d’investissement public.

    Les autorités attribuent cette dérive à plusieurs catégories d’agents, notamment les enseignants du secondaire et les militaires, longtemps recrutés en grand nombre. Le retour de l’enseignement secondaire dans le concours 2026, après deux à trois années de suspension, pourrait raviver la pression sur les dépenses de personnel.

    Le plafond Cemac sur la masse salariale toujours dépassé

    La discipline budgétaire n’est pas qu’une décision souveraine. Le Cameroun est soumis aux critères de surveillance multilatérale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui plafonne le ratio des dépenses de personnel par rapport aux recettes fiscales à 35 %. Ce seuil de soutenabilité est régulièrement dépassé par Yaoundé.

    Le constat est partagé par l’ensemble des États membres. Dans son dernier rapport, la Cemac indique qu’aucun de ses six pays n’a respecté en 2024 les normes de pression fiscale et de masse salariale. Pour le Cameroun, première économie de la zone, le ratio reste au-dessus du plafond communautaire, confirmant une contrainte budgétaire structurelle.

    L’arbitrage pour 2026 reflète cette équation : répondre aux carences des services publics de santé et d’éducation sans relancer une spirale salariale scrutée par les bailleurs multilatéraux, alors que le pays poursuit son programme avec le Fonds monétaire international. Pour les candidats aux concours, cette fenêtre représente une rare opportunité après cinq années de restrictions. Pour l’exécutif, c’est un test de sa capacité à concilier exigences sociales et orthodoxie financière.