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  • RDC: escalade des violences dans le Nord-Kivu, plusieurs enlèvements et morts

    RDC: escalade des violences dans le Nord-Kivu, plusieurs enlèvements et morts

    La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, où au moins dix personnes ont été enlevées, deux autres tuées et plusieurs biens pillés entre mardi et mercredi 24 juin, rapportent des organisations humanitaires locales.

    Les incidents, recensés dans au moins six localités, comprennent des enlèvements, des braquages sur les axes routiers, des incursions armées dans des habitations ainsi que des affrontements entre groupes armés. Les organisations humanitaires appellent à un rétablissement rapide de la sécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.

    Mercredi matin, entre 9 heures et 10 heures, au moins sept personnes ont été enlevées sur les axes Kibirizi-Rwindi, au niveau de Butindiri, et Kibirizi-Kibingu. Parmi les victimes figurent trois conducteurs de moto-taxi ainsi que leurs passagers. Les assaillants se sont également emparés d’au moins 18 colis de poissons transportés depuis Vitshumbi. L’identité des auteurs de ces enlèvements n’était pas encore connue.

    La veille, trois autres personnes avaient été kidnappées. Deux d’entre elles ont été enlevées lors d’une incursion armée dans une habitation du quartier Buzito, à Kiwanja, tandis qu’une troisième a été capturée dans le quartier Majengo, à Kibirizi.

    Toujours mardi, un camion de marchandises appartenant à des commerçants a été attaqué sur l’axe Kanyabayonga-Rwindi. Des hommes armés ont ouvert le feu pour contraindre le chauffeur à immobiliser le véhicule avant de s’emparer de sa cargaison. Aucune victime n’a été signalée lors de cette attaque.

    Le même jour, une femme de 22 ans et son enfant ont perdu la vie dans le village de Kiseguro. Ils auraient été mortellement touchés par des balles perdues lors d’affrontements opposant les rebelles de l’AFC-M23 aux combattants des FDLR.

    Par ailleurs, la Croix-Rouge de la RDC a annoncé la mort de deux de ses volontaires, tués le 16 juin dernier dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu. Les victimes effectuaient une mission de supervision de travaux d’adduction d’eau potable dans le village de Kakumba lorsqu’elles ont été attaquées.

    Le président national de la Croix-Rouge en RDC, Edgard Mateso, a fermement condamné cette attaque, la qualifiant de grave violation des principes humanitaires internationaux. Il a souligné que ce drame illustre les risques permanents auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires dans l’est du pays.

  • Maxence Lacroix tout proche de Chelsea pour 55m€

    Maxence Lacroix tout proche de Chelsea pour 55m€

    Convoqué pour la première fois en équipe de France en vue de la Coupe du monde 2026, Maxence Lacroix vit une saison exceptionnelle. Le défenseur de 26 ans, actuellement à Crystal Palace, pourrait ne pas y retourner après le Mondial. Les Blues de Chelsea, intéressés depuis plusieurs jours, s’apprêtent à finaliser un transfert estimé à 55 millions d’euros.

    Des Bleus aux Blues ? Le joueur formé à Sochaux a été appelé par Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026, une première qui récompense sa progression depuis son arrivée à Crystal Palace en 2024. Il devrait quitter le club londonien dès cet été.

    Lacroix vers Chelsea après le Mondial

    Maxence Lacroix attire les convoitises, notamment celle de Chelsea. Le club londonien souhaite renforcer sa défense et voit en l’international français (4 sélections) le profil idéal. Les informations recueillies indiquent qu’il quittera Crystal Palace pour rejoindre Chelsea une fois la Coupe du monde achevée, contre une indemnité d’environ 55 millions d’euros.

    Une titularisation contre la Norvège ?

    Reste sur le banc depuis le début de la compétition, Maxence Lacroix pourrait être aligné d’entrée ce vendredi face à la Norvège, en remplacement de William Saliba. « William ne sera pas là demain », a annoncé Guy Stéphan en conférence de presse. « Il suffit de se référer à celui qui l’a remplacé ces derniers matchs. » Dans le même secteur défensif, Ibrahima Konaté change également de club cet été : le joueur de 27 ans a quitté Liverpool pour le Real Madrid, où il s’est engagé jusqu’en juin 2030.

  • Gabon : Moody’s confirme la note, la vigilance reste de mise

    Gabon : Moody’s confirme la note, la vigilance reste de mise

    Libreville – Le maintien de la note souveraine du Gabon par Moody’s, annoncé le 24 juin 2026, a suscité des interprétations diverses. Si l’agence n’a pas abaissé la note Caa2, elle a toutefois révisé sa perspective de stable à négative. Ce changement subtil traduit moins une sanction qu’un avertissement adressé aux autorités gabonaises.

    Dans un contexte de transformation économique et institutionnelle engagé depuis le retour à un pouvoir civil en 2023, cette décision place Libreville face à un défi majeur : convaincre les marchés financiers que les réformes en cours produiront des résultats tangibles à court terme.

    Entre prudence des marchés et confiance maintenue

    La note souveraine évalue la capacité actuelle d’un État à rembourser ses dettes, tandis que la perspective anticipe les évolutions futures. Moody’s a donc considéré que le Gabon conserve sa capacité de paiement actuelle, mais exprime des doutes sur la trajectoire à venir, notamment en matière d’endettement public, de gestion des échéances et d’équilibre budgétaire.

    Cette prudence s’explique par la dépendance de l’économie gabonaise aux exportations de pétrole, de manganèse et de bois. Toute fluctuation des cours mondiaux impacte directement les recettes de l’État. Pourtant, les données publiées par Moody’s indiquent une amélioration progressive des finances publiques. Le déficit budgétaire, estimé à 8,5 % du PIB en 2025, devrait reculer à 6,5 % en 2026, puis à 4,5 % en 2027. Une trajectoire de consolidation, loin d’un effondrement.

    L’agence semble ainsi attendre davantage de preuves que les engagements politiques se traduisent en résultats économiques durables.

    Les réformes sous surveillance

    Depuis août 2023, le gouvernement gabonais a lancé une restructuration profonde de l’appareil d’État. Audit de la dette publique, renforcement de la transparence budgétaire, dialogue avec le Fonds monétaire international, réorganisation des dépenses publiques et contrôle accru des projets figurent parmi les axes prioritaires.

    L’objectif affiché est clair : chaque dépense doit désormais produire des bénéfices visibles pour les citoyens, rompant ainsi avec une culture administrative souvent critiquée pour son inefficacité.

    Les autorités insistent également sur leur refus de faire peser l’effort d’assainissement sur les populations. Elles réaffirment leur volonté de préserver les bourses étudiantes, les recrutements essentiels dans la fonction publique et les mécanismes de protection sociale.

    Cet équilibre entre rigueur financière et stabilité sociale est un pari délicat, rarement réussi par les pays producteurs de matières premières en phase de réajustement.

    L’heure de vérité pour la crédibilité gabonaise

    L’enjeu dépasse désormais la simple notation d’une agence. Il s’agit de la crédibilité du nouveau modèle économique que le Gabon tente de bâtir.

    Le pays conserve des atouts : un niveau d’endettement global inférieur à celui de plusieurs économies de la zone CEMAC, des perspectives de croissance liées à la transformation locale du bois, à la valorisation du manganèse et à une diversification économique progressive.

    Cependant, Moody’s rappelle une vérité immuable : les marchés ne jugent pas les intentions, mais les résultats. La confirmation de la note Caa2 est un signal de confiance prudente. La perspective négative est un rappel à l’ordre.

    Le Gabon bénéficie encore du crédit accordé à ses réformes. Il lui reste à démontrer qu’elles peuvent produire des effets mesurables, durables et crédibles. Car dans l’économie mondiale, la confiance se gagne par la constance, la discipline et la capacité à tenir ses promesses, envers les investisseurs comme envers les citoyens. La prochaine évaluation de Moody’s sera décisive pour l’avenir financier du pays.

  • Atlanta et le Maroc scellent un nouveau partenariat économique

    Atlanta et le Maroc scellent un nouveau partenariat économique

    Profitant de l’élan de la Coupe du monde de football, la ville américaine d’Atlanta et le Royaume du Maroc ont franchi une étape décisive dans leur coopération bilatérale. Un protocole d’accord vient d’être signé entre les deux parties, visant à consolider leurs liens dans les domaines économique et industriel.

    Ce partenariat, conclu entre l’Agence de développement économique d’Atlanta et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), couvre des secteurs clés tels que les investissements, le commerce, la logistique et les échanges d’expertise. Les deux organismes entendent ainsi mutualiser leurs savoir-faire pour stimuler les flux d’affaires.

    Lors de la cérémonie de signature, les représentants ont souligné le rôle fédérateur du Mondial, qui a servi de catalyseur à ce rapprochement. Atlanta et le Maroc ont été présentés comme des « portes d’entrée » stratégiques vers leurs régions respectives – l’Amérique du Nord pour la première, l’Afrique pour le second – ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de coopération.

  • Gabon : la SEEG dissoute, l’eau et l’électricité séparées en deux entreprises

    Gabon : la SEEG dissoute, l’eau et l’électricité séparées en deux entreprises

    Libreville, 26 juin 2026 – Pendant près de trois décennies, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a symbolisé la gestion intégrée de deux ressources vitales pour le développement national. Ce chapitre appartient désormais au passé.

    Réuni en Conseil des ministres le 25 juin 2026, le gouvernement gabonais a officiellement acté la disparition de la SEEG au profit de deux nouvelles sociétés d’économie mixte spécialisées : La Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon. Derrière cette réforme institutionnelle majeure se joue bien davantage qu’un simple changement de dénomination. C’est toute l’architecture des services publics essentiels du pays qui entre dans une phase de transformation profonde.

    Cette décision intervient moins de deux semaines après le discours sur l’état de la Nation prononcé par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle illustre une volonté politique claire de traduire rapidement les engagements annoncés devant les Gabonais en mesures concrètes. Dans un pays où les coupures d’électricité et les difficultés d’accès à l’eau potable demeurent parmi les préoccupations les plus sensibles de la population, la réforme apparaît comme l’un des chantiers les plus stratégiques du quinquennat.

    Rompre avec les limites d’un système à bout de souffle

    Créée en 1997 dans le cadre de la concession accordée au groupe français Veolia, la SEEG incarnait le modèle alors dominant de l’opérateur unique chargé à la fois de l’eau et de l’électricité. Pendant longtemps, ce schéma a semblé répondre aux exigences de gestion des réseaux. Mais avec le temps, les faiblesses structurelles se sont accumulées.

    Le retour de l’entreprise sous contrôle public en 2018 n’a pas permis de résoudre durablement les difficultés. Vétusté des infrastructures, insuffisance des investissements, interruptions répétées de service, contraintes financières et croissance rapide des besoins urbains ont progressivement mis en évidence les limites d’une gestion centralisée.

    Les autorités ont donc choisi une rupture assumée. La Gabonaise des Eaux sera désormais exclusivement chargée de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation de l’eau potable. Électricité du Gabon concentrera son action sur la production, le transport, la distribution et la vente d’énergie électrique.

    Cette spécialisation répond à une logique économique et technique largement reconnue dans le monde. Les problématiques de gestion de l’eau diffèrent profondément de celles du secteur énergétique. Les réunir sous une même structure avait fini par diluer les priorités, ralentir les décisions et compliquer les investissements ciblés.

    Le pari d’un partenariat public-privé maîtrisé

    Le choix du statut de société d’économie mixte révèle une autre ambition. L’État entend conserver le contrôle stratégique de ces secteurs sensibles tout en s’ouvrant à des partenaires capables d’apporter expertise technique, innovation et capacités financières.

    Cette formule hybride a déjà été expérimentée dans plusieurs pays africains. Elle permet théoriquement de combiner la puissance publique, garante de l’intérêt général, avec les exigences d’efficacité propres au secteur privé. Mais son succès dépendra de plusieurs paramètres déterminants.

    La composition du capital des deux nouvelles sociétés, l’identité des partenaires stratégiques, la gouvernance mise en place, le traitement des dettes héritées de la SEEG et le transfert des actifs constitueront autant de dossiers décisifs dans les prochains mois.

    Les institutions financières internationales suivent déjà cette évolution avec attention. La Banque africaine de développement, l’Agence française de développement ainsi que plusieurs partenaires techniques savent que la réussite de cette réforme conditionnera une partie importante des futurs investissements dans les infrastructures gabonaises.

    Pour les industriels, notamment dans les secteurs minier, forestier et pétrolier, la stabilité énergétique représente également un enjeu majeur de compétitivité.

    L’épreuve de vérité

    Au-delà de sa dimension administrative, cette réforme porte une promesse politique forte. Celle d’un accès universel à l’eau et à l’électricité pour l’ensemble des Gabonais. Celle d’une amélioration tangible du quotidien dans les quartiers urbains comme dans les localités les plus éloignées.

    Les autorités présentent cette restructuration comme un levier de solidarité nationale, de modernisation économique et de justice territoriale. Les objectifs affichés sont ambitieux. Continuité du service, amélioration de la qualité de distribution, extension des réseaux, transition énergétique et sécurisation de l’approvisionnement figurent parmi les priorités annoncées.

    Mais l’histoire des réformes publiques enseigne une leçon essentielle. Changer les structures ne suffit jamais à lui seul à transformer la réalité. Les populations jugeront moins la pertinence juridique des nouveaux textes que leur capacité à faire disparaître les délestages, réduire les pénuries d’eau et améliorer concrètement les conditions de vie.

    La dissolution de la SEEG marque incontestablement l’une des plus importantes réformes des services publics gabonais depuis plusieurs décennies. Elle ouvre une opportunité historique de refondation. Reste désormais à convertir cette ambition en résultats visibles. Car c’est là, et seulement là, que se mesurera le véritable succès de La Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon.

  • Transfert imminent de fisnik asllani au borussia dortmund

    Transfert imminent de fisnik asllani au borussia dortmund

    Le Borussia Dortmund s’apprête à enregistrer un renfort de poids pour son attaque. Selon des informations concordantes, le club de la Ruhr aurait trouvé un accord complet avec le TSG Hoffenheim pour le transfert de Fisnik Asllani, jeune attaquant de 23 ans. Les détails financiers de l’opération auraient déjà été finalisés, et le joueur kosovar devrait rapidement s’engager en faveur du BVB.

    Sous contrat avec Hoffenheim jusqu’en 2029, Asllani dispose d’une clause libératoire conditionnée aux performances collectives. Grâce à la qualification du Borussia pour la phase de groupes de la Ligue des champions lors des trois dernières saisons, cette clause est devenue active. Le montant du transfert est ainsi fixé à exactement 30 millions d’euros.

    L’attaquant de 23 ans a crevé l’écran lors de l’exercice écoulé. Avec 11 buts et 10 passes décisives en 35 matchs officiels, il s’est imposé comme l’un des éléments les plus en vue du championnat allemand. Ses prestations ont attiré l’attention de plusieurs grands clubs européens, mais c’est Dortmund qui semble avoir pris une longueur d’avance.

    Effectif du BVB : quel avenir pour Guirassy et Adeyemi ?

    L’arrivée de ce buteur de classe va inévitablement rebattre les cartes au sein de l’attaque jaune et noir. L’effectif offensif, déjà riche, pourrait connaître des ajustements dans les prochaines semaines. Les noms de Serhou Guirassy et Karim Adeyemi sont régulièrement évoqués comme possibles partants.

    L’avenir de Guirassy au BVB est incertain

    Karamba Guirassy, frère et conseiller de Serhou Guirassy (30 ans), a récemment tenu à clarifier la situation de son protégé. Il a affirmé qu’aucun accord n’avait été conclu avec un quelconque club, contredisant les rumeurs d’un départ vers Fenerbaçe. « Serhou examine actuellement ses options pour la saison à venir », a-t-il déclaré, ajoutant que les allégations d’un accord verbal sont infondées.

    Les dirigeants du BVB auraient relancé les discussions pour convaincre le Guinéen de prolonger son aventure. Un projet à long terme lui aurait été présenté. Cependant, le joueur de 30 ans semble vouloir attendre la fin de la Coupe du monde avant de prendre une décision. Ses statistiques parlent pour lui : depuis 2024, il a disputé 96 matchs officiels, inscrit 60 buts et délivré 15 passes décisives.

    L’avenir d’Adeyemi au BVB reste incertain

    Karim Adeyemi entamera la dernière année de son contrat la saison prochaine. Si le BVB ne parvient pas à le prolonger, l’attaquant arrivé en 2022 sera libre de tout transfert à l’été 2027. Les négociations s’annoncent délicates : le joueur, qui perçoit environ 6,5 millions d’euros par an, en réclamerait plus de dix. Ses conseillers exigent également une clause de départ.

    Avec des performances en dents de scie, le joueur de 24 ans n’est pas un titulaire indiscutable sous les ordres de Niko Kovac. Cette saison, il totalise 28 apparitions en Bundesliga pour une moyenne de 42 minutes par match, et seulement quatre buts toutes compétitions confondues en 2026.

  • Ebola en RDC : Africa CDC salue la garantie française contre les restrictions de voyage

    Ebola en RDC : Africa CDC salue la garantie française contre les restrictions de voyage

    Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé avoir eu un entretien « constructif » avec la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, après la détection d’un cas importé de virus Ebola de souche Bundibugyo sur le sol français.

    Jean Kaseya a vivement apprécié l’engagement de la France à ne mettre en place aucune mesure limitant les déplacements en lien avec ce cas.

    Le patient, un médecin humanitaire congolais ayant participé à la lutte contre Ebola en Ituri pour l’ONG ALIMA, a été testé positif à son arrivée en France, où il vit habituellement. Il s’agit du premier cas confirmé de cette souche sur le territoire français.

    Le patron d’Africa CDC a souligné que son institution, l’Organisation mondiale de la santé, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, ainsi que les autorités françaises et congolaises, restent pleinement mobilisées pour endiguer l’épidémie, protéger les populations et renforcer une riposte coordonnée aux niveaux continental et mondial.

  • N’Djamena : le gouvernement inspecte les infrastructures anti-inondations du projet PILIER

    N’Djamena : le gouvernement inspecte les infrastructures anti-inondations du projet PILIER

    Tchad : inspection ministérielle des infrastructures anti-inondations à N'Djamena

    À quelques semaines de la saison des pluies, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, a réalisé une tournée d’inspection le 25 juin 2026 sur plusieurs sites du Projet intégré pour la lutte contre les inondations et la résilience urbaine (PILIER) à N’Djamena. L’objectif était de vérifier le degré d’avancement des travaux et la capacité des ouvrages à protéger la capitale des crues.

    Accompagné d’une délégation technique, le ministre a visité la station de pompage de Lamadji (10ᵉ arrondissement), le hangar de Chagoua, le canal de N’Djari, les caniveaux de Toumaï Palace, la station des eaux usées, le site de Pedro ainsi que des tronçons de voirie. Une halte a également été faite au hangar de la mairie du 7ᵉ arrondissement pour examiner les équipements destinés à la lutte contre les inondations.

    Cette inspection s’inscrit dans le suivi des mesures gouvernementales visant à réduire les risques liés aux intempéries. Une réunion d’évaluation avait déjà eu lieu après les dernières précipitations pour juger de l’état des infrastructures réalisées avec le soutien de la Banque mondiale. À la station de Lamadji, Mahamat Assileck Halata a déploré le vol de câbles électriques indispensables au bon fonctionnement de certaines installations, sectionnés et emportés par des inconnus.

    Malgré cet acte de vandalisme, le ministre a assuré que la station reste en service grâce à quatre autres pompes toujours opérationnelles. « Les équipements disponibles permettent de pomper les eaux au moment opportun », a-t-il déclaré. De nouveaux câbles ont été commandés avec l’aide de la Banque mondiale et leur livraison est prévue pour le 1er juillet. Leur installation pourrait prendre un à deux jours, selon les techniciens.

    La tournée s’est poursuivie à la station de pompage de Sabangali puis à l’atelier des générateurs des stations du 10ᵉ arrondissement. Elle s’est achevée dans le quartier Toukra-Mousgoum, où le ministre a rencontré des habitants dont les maisons avaient été démolies par la mairie du 9ᵉ arrondissement. Il les a rassurés sur la reconstruction et la réhabilitation de leurs logements.

    À travers cette mission, les autorités veulent s’assurer que toutes les infrastructures du projet PILIER seront pleinement opérationnelles pour minimiser les risques d’inondation et renforcer la résilience urbaine de N’Djamena. Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur des projets d’infrastructures et de gestion des eaux pluviales, essentiels à la protection des populations et à l’amélioration durable de leurs conditions de vie.

  • Un abattoir clandestin fermé à Abéché, dans le quartier Farik Aguek

    Un abattoir clandestin fermé à Abéché, dans le quartier Farik Aguek

    Dans le cadre de la politique municipale visant à améliorer l’hygiène publique et la sécurité alimentaire, les autorités du 1er arrondissement d’Abéché ont procédé, ce jeudi, à la fermeture d’un abattoir illégal situé dans le quartier Farik Aguek.

    L’opération, supervisée par l’assistant de l’administrateur délégué Hissein Hassan Tabit, a mis un terme à des activités d’abattage non conformes aux règles sanitaires en vigueur. Sur place, plusieurs têtes de bétail ont été retrouvées.

    Les responsables de l’arrondissement ont rappelé que tout abattage doit obligatoirement avoir lieu dans des structures agréées, afin de garantir la salubrité des viandes destinées à la consommation humaine. Ils ont également annoncé que d’autres contrôles seront menés pour empêcher toute pratique risquant de nuire à la santé publique.

    Cette intervention confirme la volonté de la commune d’Abéché de faire appliquer strictement les normes d’hygiène, de protéger les consommateurs et de promouvoir un cadre de vie sain pour l’ensemble de la population.

  • Gabon : la SEEG disparaît, deux entreprises spécialisées émergent

    Gabon : la SEEG disparaît, deux entreprises spécialisées émergent

    La page se tourne définitivement pour la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Le gouvernement gabonais a officialisé la dissolution de cet opérateur historique, actif depuis plus de quarante ans dans la fourniture d’eau et d’électricité. Deux nouvelles entités distinctes prendront le relais, chacune concentrée sur un domaine spécifique. Cette décision, adoptée lors d’un conseil des ministres à Libreville, met fin à des mois d’incertitude quant à l’avenir d’un acteur miné par des déficits techniques et financiers.

    Fin d’un pilier du service public gabonais

    La SEEG, confiée au groupe français Veolia jusqu’en 2018 avant son désengagement, avait été reprise par l’État. Malgré cela, l’équilibre n’a jamais été retrouvé, avec des coupures d’eau et des délestages électriques fréquents dans les grandes villes comme Libreville, Port-Gentil et Franceville. Ces interruptions ont provoqué le mécontentement des habitants et des acteurs économiques. Le régime de transition, issu du renversement d’Ali Bongo en août 2023, avait fait de la réforme du secteur une priorité dans son plan national de développement.

    Le constat des autorités est sans appel : infrastructures vieillissantes, sous-investissement chronique, gouvernance opaque et mélange des métiers entre production, transport et distribution. La séparation des activités vise à clarifier les responsabilités et à attirer des investisseurs spécialisés capables d’apporter des capitaux dans chaque filière.

    Deux entités spécialisées pour l’eau et l’électricité

    Concrètement, la réforme crée une société dédiée à l’électricité et une autre à l’eau potable. Cette segmentation, déjà adoptée dans plusieurs pays voisins, permet d’isoler les modèles économiques propres à chaque secteur. La distribution d’électricité repose sur des logiques de production lourde, de réseau haute tension et de mix énergétique, tandis que celle de l’eau suit une logique territoriale et sanitaire, avec des défis de captage, de traitement et de desserte rurale très différents.

    Cette nouvelle architecture devrait aussi faciliter l’arrivée de partenaires techniques et financiers ciblés. Les bailleurs internationaux, comme la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, réclament depuis longtemps une clarification des structures pour débloquer des financements à long terme. La Société financière internationale (SFI) avait déjà exprimé son intérêt pour des projets sectoriels, sous réserve d’une refonte du cadre juridique.

    Défi industriel et social pour la transition

    La mise en œuvre s’annonce toutefois complexe. Le sort des quelque 2 000 employés de la SEEG est un sujet sensible, tout comme la reprise des dettes accumulées et la continuité de la facturation pour les usagers. Le gouvernement devra aussi définir le périmètre exact des concessions, les modalités de fixation des tarifs et le rôle de la future autorité de régulation. Plusieurs syndicats ont déjà réclamé des garanties sur la préservation des acquis sociaux et l’absence de licenciements secs.

    Sur le plan stratégique, cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de souveraineté économique affichée par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le Gabon veut reprendre la main sur ses actifs stratégiques tout en sécurisant la fourniture des services essentiels. Le pays dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable, notamment avec les barrages de Grand Poubara et de Kinguélé Aval, encore largement sous-exploité par rapport à la demande nationale. L’enjeu est désormais de transformer cette dotation naturelle en performance opérationnelle pour les ménages et les industries.

    L’agenda de mise en place des deux entités n’a pas été précisé dans le détail, mais le gouvernement table sur un déploiement progressif dans les prochains mois. Le succès de la réforme dépendra de la qualité de la gouvernance retenue et de la capacité à mobiliser les capitaux nécessaires aux investissements de rattrapage. Le conseil des ministres a formellement entériné cette décision.

  • Pronostic du match Espagne-Uruguay : Lamine Yamal défie la Celeste

    Pronostic du match Espagne-Uruguay : Lamine Yamal défie la Celeste

    Détails du match Espagne – Uruguay

    Élément Détail
    Match Espagne – Uruguay
    Tournoi Coupe du monde 2026
    Horaire 7h00 le 27 juin 2026, heure du Vietnam
    Lieu Stade d’Akron, Mexique
    Phase Groupe H – 2e tour

    Pronostic : Espagne ou Uruguay, qui l’emportera ?

    L’Uruguay se présente face à l’Espagne avec une marge de manœuvre très réduite. Après deux nuls consécutifs contre l’Arabie saoudite et le Cap-Vert, les hommes de Marcelo Bielsa comptent deux points de retard sur la Roja dans le groupe H de la Coupe du monde 2026. En théorie, une victoire leur donnerait le contrôle de leur destin pour la qualification. Un match nul obligerait la Celeste à espérer un résultat nul entre le Cap-Vert et l’Arabie saoudite, et à miser sur une meilleure différence de buts. Une défaite réduirait considérablement leurs chances de passer au tour suivant.

  • Gabon : la seeg éclate en deux entités publiques-privées

    Gabon : la seeg éclate en deux entités publiques-privées

    Le Gabon tourne définitivement la page de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Réuni en Conseil des ministres le 25 juin 2026, le gouvernement a approuvé deux projets de loi qui officialisent la disparition de l’opérateur unique au profit de deux sociétés spécialisées. La première, nommée La Gabonaise des Eaux, aura pour mission la production et la distribution de l’eau potable. La seconde, Électricité du Gabon, sera consacrée au secteur électrique, de la production à la commercialisation. Toutes deux seront constituées sous forme de société d’économie mixte, associant l’État à des partenaires privés dans leur capital.

    Une scission qui clôt des décennies d’opérateur intégré

    Fondée en 1997 après une concession confiée pour vingt ans au groupe français Veolia, la SEEG symbolisait jusqu’à présent le modèle de l’opérateur intégré, regroupant l’eau et l’électricité sous une même entité. Ce schéma, répandu en Afrique francophone à la fin des années 1990, montrait ses limites au Gabon depuis quelques années : coupures fréquentes, réseaux vieillissants et difficultés financières persistantes. Le retour de la concession dans le giron public en 2018 n’avait pas suffi à inverser la détérioration de la qualité de service, dénoncée par les abonnés résidentiels comme par les entreprises.

    En séparant les deux activités, Libreville mise sur la spécialisation. La logique économique et technique de l’eau et de l’électricité est très différente. L’électricité nécessite des investissements lourds dans la production thermique et hydroélectrique, des choix sur le mix énergétique et une expertise en gestion de réseau haute tension. L’eau, quant à elle, repose sur des enjeux d’accès à la ressource, de traitement et d’extension du maillage urbain. La coexistence des deux métiers au sein d’une même structure finissait souvent par diluer les priorités d’investissement.

    Le pari de la société d’économie mixte

    Le choix du statut de société d’économie mixte est significatif. Il traduit la volonté des autorités de la Transition de conserver un contrôle public sur des services essentiels tout en ouvrant la voie à des partenaires techniques et financiers capables d’apporter des capitaux et de l’expertise. Ce modèle hybride a déjà été testé ailleurs sur le continent, avec des résultats variés. Au Sénégal, Sen’Eau associe ainsi l’État à Suez depuis 2020 pour la distribution d’eau potable. En Côte d’Ivoire, le système d’affermage avec la CIE et la SODECI demeure une référence régionale.

    Reste à connaître la répartition capitalistique précise de chacune des deux nouvelles entités, ainsi que l’identité des éventuels partenaires stratégiques. Le gouvernement gabonais n’a pas encore communiqué de calendrier détaillé pour la mise en place opérationnelle des deux sociétés, ni précisé le sort des actifs et du personnel de l’ancienne SEEG. La question du transfert des contrats en cours, des dettes accumulées et des engagements pris auprès des bailleurs internationaux sera l’un des chantiers les plus délicats de la transition.

    Un test politique pour la Transition

    Au-delà de l’aspect technique, la réforme a une forte portée politique. Les autorités issues du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) ont fait de l’amélioration des services publics un de leurs axes d’action. La fourniture d’eau et d’électricité est l’un des problèmes les plus visibles pour la population gabonaise, surtout dans les zones périurbaines de Libreville et de Port-Gentil. Une réforme institutionnelle ne suffira pas, à elle seule, à résoudre des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.

    Les bailleurs traditionnels du secteur, en tête la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement, suivront avec attention la mise en œuvre concrète de cette nouvelle architecture. La crédibilité du dispositif dépendra largement de la gouvernance instaurée au sein des deux sociétés, de la qualité du cadre tarifaire et de la capacité du régulateur à arbitrer entre soutenabilité financière et accessibilité du service. Pour les industriels gabonais, particulièrement les acteurs miniers et forestiers grands consommateurs d’énergie, la stabilité du nouveau dispositif sera scrutée de près. Les deux projets de loi devront encore être examinés par le Parlement de la Transition avant leur entrée en vigueur.